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VOTRE OPINION ET LA NOTRE 2/3

3 Septembre 2011, 09:00am

Publié par nosloisirs

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VOTRE OPINION ET LA NOTRE 2/3

Depuis quinze ans la circulation des voitures a augmenté de cinquante pour cent dans les rues de paris. Or les rues de s'élargissent pas. Il en résulte que la circulation devient très difficile et qu'elle sera un jour impossible. Tramways à vapeur, tramways électriques, autobus, omnibus, fiacres, tombereaux se suivent en files interminables, arrêtés à chaque carrefour par un encombrement par un accident ou par le bâton blanc d'un gardien de la paix. Malgré la foule qui encombre aussi les trottoirs, un piéton va plus vite qu'un voyageur en voiture, l'expérience à été faite. Avant le milieu du XXe siècle on ne marchera plus du tout.

Comment percer de nouvelles artères ? Comment élargir les anciennes ? Le terrain vaut des prix fous, justement dans les quartiers qu'il faudrait dégager. Les budgets municipaux , écrasés par les dépenses courantes, ne sauraient faire face aux expropriations. Le problème semble insoluble, dans les villes aussi vieilles que Paris, où la viabilité n'a pas été assurée d'abord sur un plan d'ensemble comme ans les cités neuves. On procède au jour le jour en disant « Après le déluge ! » Et ce sera pour nos successeurs, un déluge d'impôts et d'emprunts accablants.

 

 

Le Réveillon est bien l'un des exemples les plus frappants de la routine qui gouverne nos existences.

Autrefois les citadins se couchaient presque aussitôt que les habitants de la campagne. Ils prenaient leur « souper » que nous appelons aujourd'hui le « diner » vers cinq heures ; à neuf heures au plus tard dix heures tout le monde dormait. La veille de Noël il fallait veiller pour attendre la messe de minuit et rester à jeun pour recevoir la communion. Quand on revenait de l'église après une heure du matin, on était donc affamé. Le réveillon était une nécessité en même temps qu'une réjouissance.

Aujourd'hui à Paris on dine très tard ; on a l'habitude aussi de se coucher très tard sans pendre un quatrième repas. On ne va guère à la messe, on ne communie pas. On n'a pas faim, on à la grippe, on voudrait bien être dans son lit. Mais on va souper « réveillonner » manger des charcuteries indigestes. Pourquoi ? Parce que cela se fait depuis des siècles.

Les conditions sont différentes, les anciens motifs ont disparu ; mais nous répétons machinalement les gestes de nos ancêtres. Examinez une par une toutes vos actons ; vous verrez combien sont nombreuses celles que vous expliquerez finalement de la même manière ; et combien il y en à peu que vous justifierez par une volonté spontanée, personnelle, réellement libre.

REVUE NOS LOISIRS DU 19 JANVIER 1908

 

 

 

 

 

 

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