Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

IL FAUT BIEN RIRE UN PEU

23 Octobre 2013, 09:00am

Publié par nosloisirs

A PARTIR DU 1er NOVEMBRE RENDEZ-VOUS SUR

histoiresautrefoisWordpress.com

IL FAUT BIEN RIRE UN PEU

Dans un café de boulevard.

Un monsieur qui a demandé « ce qu'il faut pour écrire » s'escrime mais vainement à faire courir sur le papier le métal qui lui fut apporté.

— Garçon, s'impatiente-t-il à la fin il m'est impossible d'écrire avec cette sale plume-là !...

— Monsieur s'étonne bien, répond impassible l'interpellé. Je l'ai déjà donné à plus de deux cent clients et monsieur est le premier qui s'en plaigne !

●●●●●

Une bonne se présente dans une maison.

Elle commence aussitôt à chanter ses louanges.

Travailleuse... propre...active... etc

Enfin elle ajoute pour convaincre définitivement !

— Ainsi, Madame, dans ma dernière place, j'avais épousseté le salon, fait les chambres et les lits avant que personne ne fut encore levé !

●●●●●

Un écrivain bien connu postulait avec ardeur une place importante.

— Mais lui dit son protecteur, vous êtes déjà bibliothécaire, vous renonceriez donc à cet emploi ?

— Non certes, répondit le solliciteur.

— Comment alors rempliriez-vous la nouvelle place qui réclame tout votre temps ?

— Très aisément, je ne vais jamais à ma bibliothèque.

●●●●●

— Dire que votre infortunée belle-mère est tombée dans ce précipice je n'en reviens pas !

— Personne n'en revient... elle non plus grâce à Dieu.

●●●●●

Moi, raconte un monsieur, je fume bien que je sache que cela me fait le plus grand mal.

Le tabac me rend complètement abruti.

Boireau avec politesse, pour atténuer ce défaut avoué :

— Oh ! Vous le semiez peut-être sans ça ?

●●●●●

Une grande dame entre dans un magasin de nouveautés, visite plusieurs rayons et, en passant accroche avec son parapluie une cravate de soie.

— C'est involontaire, dit-elle en souriant au commis qui l'accompagne.

— Oh ! Répond le jeune homme en ramassant la cravate je pense que madame ne serait pas capable de faire cela pour si peu de chose.

●●●●●

LA DAME — Je pense que vous ferez notre affaire Jeanne... du reste je ne suis pas difficile.

LA NOUVELLE BONNE — C'est ce que j'ai tout de suite pensé en voyant monsieur...

●●●●●

Nous lisons tout un roman,une phrase un peu trop descriptive et dont le sens a dû échapper à plus d'un lecteur passionné :

« Robuste et bien constitué. Edgard avait une chevelure brune, l’œil clair, l'air vigoureux et rien ne pouvait faire supposer qu'il dût bientôt mourir dans un naufrage »

●●●●●

A l’issue de la dernière séance du championnat de boxe.

— Ce nègre est un redoutable adversaire et cependant vous l'avez assez endommagé pour le mettre hors de combat.

— Oui il m'avait rendu mélancolique, j'étais disposé à broyer du noir.

●●●●●

Entendu près de l'opéra.

— Pourquoi le directeur est-il un des agents électoraux les plus corrompus.

— Mystère.

— C'est lui qui dépense le plus d'argent pour acheter des voix.

●●●●●

Chez le commissaire :

— C'est vous qui avait volé cet instrument ?

— Distinguons, monsieur le commissaire ; c'est lui qui m'a ravi.

●●●●●

Le banquier Castorix devait passer en cours d'assises sous l'inculpation de faux en écriture de commerce.

Mais il avait cru prudent, avant le jugement d'aller faire un voyage d'agrément en Belgique, sans souci de la procédure.

Au jour dit, on appelle sa cause.

— L'accusé fait défaut, dit le président/

O ironie de la langue française !

●●●●●

— Docteur, c'est bizarre, je ne dors jamais la nuit, mais à mon bureau, je dors toute la journée.

— Pourquoi n'allez-vous pas à votre bureau la nuit ?

●●●●●

Deux Marseillais marchands de fromage, parlent de leurs produits

— Quand j'ai présenté mon fromage au dernier concours tous les juges se sont levés, frappés d'admiration.

— Le mien, réplique l'autre sans s'émouvoir j'ai été chercher lui-même sa médaille !

●●●●●

LE PORTIER ET LE RENTIER

Un jour, un monsieur, un rentier,

Réprimandait son portier.

Qui répondit d'un air altier.

Sans en entendre davantage

Le rentier prit le portier

Et du haut du cinquième étage

Le jeta sur le palier

Du second et lui brisa l'œsopĥage

MORALE

Le concierge est dans l'escalier.

Maurice DONNAY

●●●●●

Savez-vous pourquoi l'exploitation du tabac est un service d'État ?

Napoléon remarqua un jour au bal des Tuileries une femme qui portait des bijoux d'une beauté extraordinaire.

— Qui est donc cette personne qui a des bijoux plus beaux que ceux de l'impératrice ? Demanda-t-il.

— C'est la femme d'un manufacturier de tabacs, répondit le fonctionnaire.

Le lendemain matin, l'Empereur convoquait le ministre des Finances et créait le monopole des tabacs.

●●●●●

Un monsieur arrive tout droit au paradis. Saint Pierre l'accueille :

— Vous avez été vite, comment êtes-vous venu ?

— Oh ! Ça a été très vite, dit le monsieur modeste. J'étais en voiture avec ma femme et elle m'a dit : « Chéri, passe-moi le volant, tu seras un ange »

●●●●●

Le roi Georges VI d'Angleterre avait un jour invité une lady à une partie de cartes. Troublée par un tel honneur, la dame rougit et perdant complètement la tête, s'excuse en disant :

— C'est impossible ! Je sens que je ne pourrais pas distinguer un roi d'un as !

●●●●●

Un mendiant dans la rue :

— Ayez pitié d'un pauvre homme qui a perdu toute sa famille dans un naufrage.

— Tiens ? Dit une passante qui a de la mémoire. La semaine dernière c'était dans un incendie.

— Hélas ! Répond le mendiant imperturbable. Le malheur s'acharne sur moi, madame.

●●●●●

Une jeune fille rentre d'Angleterre.

— Alors, quelles sont tes impressions ? Lui demande ses parents venus la chercher à l'aéroport.

— Je me demande comment ils n'ont pas plus d'accident dans ce pays, répond-elle, ils roulent tous du mauvais côté.

●●●●●

L'histoire se passe à l'Empire State Bulding. Une dame demande au garçon d'ascenseur.

— Ça doit être fatigant votre métier ?

— Oui madame.

— Qu'est-ce qui est le plus pénible, les montées ?

— Non, pas les montées.

— Les descentes ?

— Non plus.

— Ah !... Alors c'est de vous arrêter puis de repartir perpétuellement.

— Non, non, ce n'est pas ça.

— Mais alors, qu'est-ce quyi vous fatigue ?

Le liftier prend son souffle et hurle d'un ton exaspéré :

— Les questions !

●●●●●

A Montmartre un titi parisien tire avec conviction sur un mégot. S'arrête une dame.

— Ta mère sait que tu fumes ?

Et le gamin de répondre du tac au tac :

— Et votre mari, il sait que vous abordez des inconnus dans la rue ?

●●●●●

Un client vient chercher ses photos d'identité. Elles sont prêtes.

— Mais ! Dit-il furieux. J'ai l'air complètement idiot sur vos photos ?

— Excusez-moi, monsieur, répond le photographe, mais vous n'aviez pas demande de retouches.

REVUE NOS LOISIRS DU 22.10.1908

Commenter cet article