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VOTRE OPINION ET LA NOTRE 1/2

28 Août 2012, 09:00am

Publié par nosloisirs

 

 

 

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VOTRE OPINION ET LA NOTRE

La ville de Montmorency déjà fameuse par ses connétables, ses cerises et ses parties d'ânes acquiert un fâcheux supplément de renommée. Un fonctionnaire de la police locale a enlevé la rosière. Les ennemis de l'ordre public en profitent pour diffamer une institution tutélaire ; et les demoiselles qui n'avaient pas été choisies comme rosières prennent une cruelle revanche sur leur rivale.

Il y a des gens qui voient toujours les choses du côté le moins favorable !

Ne peut-on conclure au contraire, que l'agent de police a voulu montrer son culte pour la vertu ? Et que la rosière a voulu témoigner de son respect pour l'autorité ? Habitants de Montmorency, ne vous frappez pas ! Des rosières et des gardes champêtres il n'en manquera jamais au pays de Paul de Kock.

 

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Les trente deux de captivité de Latude épouvante notre imagination. Cependant la grande prison de New-York vient de lâcher un homme qui a passé cinquante ans dans sa cellule ! Il avait été condamné à la réclusion perpétuelle en 1857 pour un crime qu'il n'a peut-être pas commis et il vient d'obtenir grâce à l'âge de soixante dix ans.

Divers auteurs de fictions se sont efforcés de deviner et de dépeindre les impressions d'un individu qui se réveillerait après un long sommeil et qui trouverait le monde changé sans avoir suivi jour par jour les transformations.

Eh bien c'est exactement le cas du vieux Frantz Hoffmann, sorti de la prison de Sing-Sing au bout d'une demi-siècle. Des événements considérables ont bouleversé le monde américain ; l'immigration a peuplé le continent et l'industrie l'a couvert d'usines, de chemin de fer, de cités énormes. Quand il s'est trouvé coup à coup devant les maisons de trente étages au milieu d'une foule torrentueuse dans une fourmilière d'automobiles et de tramways électriques avec des trains au-dessus de la tête et des trains sous les pieds, le pauvre vieux a failli devenir fou.

Le Progrès doit s'absorber à petites doses.

 

 

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il y avait un problème que les hommes ne pouvaient résoudre ; c'était de savoir ce que leur prochain a dans le ventre.

Combien de fois n'avez-vous pas entendu cette exclamation « Qu'est-ce qu'il a dans le ventre, cet animal-là » Où ce vœu « Je voudrais bien savoir avant de traiter avec lui ce qu'il a dans le vente exactement » On parlait aussi de certains gens qui ont ou qui n'ont pas « du cœur au vente ». Et le seul moyen qu'on eût encore trouvé d'éclaircir la question consistait, comme dit la chanson à ouvrir le ventre aux gens « pour voir ce qu'il y avait dedans »

Ainsi procèdent d'ailleurs les petites filles avec leurs poupées et les petits garçons avec leurs polichinelles.

Un savant de Munich vient d'expérimenter une méthode moins radicale. De même qu'on introduisait dans l'estomac des sondes et des tubes pour procéder aux lavages, on y fera descendre maintenant une petite lampe électrique pour éclairer la situation. L'homme n'aura plus rien à envier au ver luisant. On a déjà pu localiser, de cette façon des ulcères, des cancers et autres lésions internes. Nous sommes bien dans le siècle des lumières.

 

REVUE NOS LOISIRS DU 31 MAI 1908

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