UNE MARIÉE * L'ÉLEVAGE * AU CONGO
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UNE MARIÉE VENDUE AU POIDS
Une curieuse coutume de mariage est perpétuée dans quelques cantons de la Hongrie. Le fiancé doit payé aux parents de l'épouse une certaine somme en rapport avec ses ressources personnelles. En cas de contestation on fait appel à l'arbitrage du maire du pays.
Tout récemment le maire de Zegadlin avait a tranché une difficulté de cette nature. Le magistrat, qui est un grand marchand de bestiaux se fit présenter la fiancée. Il l'examina longuement et finalement décida que le futur mari la paierait aux parents sur le taux de 10 couronnes (10.50 F) soit un livre par chair.
Cette sentence ayant été acquise, la mariée fut entraînée séance tenante vers la bascule. Elle pesait 120 livres et fut par conséquent payée 1 260 francs.
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L'ÉLEVAGE DE RENARD BLEU A L'ALASKA
L'augmentation du prix des fourrures et la rareté de certaines espèces animales a donné l'idée à quelques industriels, d'établir des fermes pour l'élevage des animaux précieux. C'est ainsi que dans les îles de l'Alaska on a installé des renardières où les petits renards bleus sont soigneusement élevés jusqu'à l'âge adule où leur peau atteint la valeur de deux cent à quatre cents francs pièce et où on les massacre.
Cet élevage est assez aisé. Il consiste à attirer les renards dans les îles et ceux-ci y viennent facilement car ils ne sont pas farouches et se laissent très vite apprivoiser. Pourvu qu’ils puissent établir les terriers à l'abri du vent et exposés au midi, qu'on leur laisse une certaine liberté et qu'on leur facilite une nourriture de poisson d’otarie, de phoque, de marsouin, de baleine etc ils ne sortent plus de l'île. En hiver on leur cuit leur nourriture et, comme ils n'aiment pas sortir de leur trou, quand il fait des quarante degrés au-dessous de zéro, on la leur porte à domicile. Alors ils vivent comme des animaux heureux.
L'établissement d'une ferme de ce genre coûte soixante quinze mille francs et rapporte déjà au bout de deux ans.
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AU CONGO LA POSTE NE FAIT PAS PIGEONS
Les possessions françaises du Congo ne sont pas colonisées que par places, entre lesquelles les relations sont assez difficiles. Envoyer des courriers à pied ou à cheval pour porter la poste, il ne fallait pas y songer ; les chemins sont peu sûr, et la plupart du temps les courriers voyagent seuls ne fussent pas arrivés. Établir un télégramme avec fil eut été une folie ; les indigènes malveillants ou ignorants l'eussent immanquablement détruit. Installer la télégraphie sans fil eût été le mieux mais l'atmosphère trop humide et trop saturé d'électricité s'y oppose. Alors la société de Géographie venant en aide à l'administration coloniale, établit, en ce moment une série de colombiers qui assurera la régularité et la rapidité des correspondances postale sur toute l'étendue de notre colonie.
NOTRE REVUE NOS LOISIRS DU 9 FEVIER 1908