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UNE COUTUME... L'HOMME QUI RIT

14 Septembre 2011, 09:00am

Publié par nosloisirs

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UNE CURIEUSE COUTUME A MADAGASCAR

Chez les Mahafaly, lorsqu'un grand personnage meurt où l'emporte immédiatement au cimetière, où il est exposé sur des tréteaux à l'abri d'un toit de feuillage, qui le protège contre le soleil et la pluie. Le peuple se partage en deux groupes, dont l'un veille le corps et dont l'autre va faire la bière ; comme pendant ce temps le cadavre tombe en putréfaction, on immole des boeufs dont les assistants mangent la chair et dont on brûle la graisse, pour masquer les mauvaises odeurs. On en recueille pas les liquides nauséabonds qui découlent du corps, comme le font les Betsiléo ; mais pour les rois, on enlève un ongle, une dent et une mèche de ses cheveux, qui forment les reliques qu'on conserve religieusement dans un sanctuaire spécial. La bière finie, le mort y est déposé, revêtu de ses plus beaux lambas, avec ses armes et l'or qu'il possédait. O,n place ce cercueil sur une couche de pierre haute de 25 à 30 centimètres; la tête tournée vers l'Est et on le recouvre de pierres sèches rangées de manière à former un grand parallélépipède haut de deux mètres, long de 5 à 6 mètres et large de deux. Cette construction achevée on tue les plus beaux boeufs du troupeau du mort dont on répand la graisse sur le tombeau. Quelquefois des esclaves sont sacrifiés en l'honneur de leur maître ; lorsque c'est un chef , on en tue quatre, et leurs cadavres sont disposés de manière à supporte le cadavre de l'illustre défunt.

 

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L' HOMME QUI RIT

Boleslas Yakowski, le fameux violoncelliste de Prague, dont le passage dans les grandes capitales de l'Europe ne fut qu'une longue ovation , voici quelques années , était arrivé, récemment par suite de surmenage à un état de neurasthénie aiguë.

C'est en le voyant un soir, les traits tirés, le regard fixe qu'un savant docteur d'Amérique eut l'idée d'une cure extrêmement originale.

Se basant sur ce que l'expression des traits n'est que le reflet de l'état du cerveau, notre savant se persuada qu'inversement l'action de la physionomie sur les couleurs des idées devait être absolue. Il se dit qu'en mettant en action les muscles qui provoquent le rire et en obligeant la physionomie à en garder le simulacre, le cours des idées serait bien vite gai. Le traitement était fort simple. Boleslas Yakowski si soumis volontiers avec la plus grande patience et bientôt ce qui n'était qu'un rire de commande se mua en un bon rire habituel. Boleslas était guéri.

Etes-vous neurasthénique en proie aux lourds papillons noirs ? Bien vite, épanouissez-vous vos lèvres en un large sourire et les papillons s'envoleront.

REVUE NOS LOISIRS DU 19 JANVIER 1908

 

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