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MOINEAUX SANS NID N° 58

13 Septembre 2011, 09:00am

Publié par nosloisirs

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58 RENCONTRE INATTENDUE

 

Robert Montpellier n’avait jamais eu à combattre l’adversité. Riche de naissance, il ignorait cette lutte atroce pour la vie au cours de laquelle maints hommes de mérite succombent. Jusqu’alors, tout avait été facile pour lui ; il n’avait pas connu les rigueurs de la fatalité, mais maintenant, celle-ci semblait le poursuivre, s’acharner ... A vrai dire, ce n’était pas lui qui était en cause, mais Valérie, la femme à laquelle il avait voué un immense amour. Tout en méditant sur la tragique situation de son amie, sur les malheurs sans nombre qui avaient fondu sur elle, le jeune homme errait au hasard à travers la campagne déserte. Des arbres sans feuilles se dressaient ça et là, et, dans le lointain, on devinait la capitale que recouvrait la brune.

Comme il regardait dans cette direction, il eut la soudaine vision des tristes murailles de la prison où gémissait l’infortunée Valérie. Il lui sembla la voir, dans sa cellule froide et sombre ; son beau visage était baigné de larmes, elle était l’image même du désespoir. Et il ne pouvait rien faire pour elle ! Il était impuissant à la sauver.

A quoi lui servait sa fortune, son talent, son amour du prochain, puisqu’il était incapable de retirer celle qu’il aimait des griffes d’un magistrat incompréhensif et buté ?

— Et si Valérie était condamnée ? s’exclama Robert Montpellier à haute voix, en serrant les poings. Que deviendrais-je alors ? Je n’aurais plus qu’une chose à faire ; forcer les portes de la prison, la faire sortir, l’emmener au bout du monde, au cœur de l’Afrique, parmi les sauvages, en un lieu où personne ne pourrait nous retrouver ! Oui, je ferai tout ! J’affronterai n’importe quoi plutôt que de la perdre !

Sans s’en rendre compte, il s’approchait doucement d’une bourgade. Il s’était engagé sur une petite route parallèle à la Seine. Comme il levait les yeux, il aperçut une auberge au tournant du chemin. Il resta un moment indécis, puis il se dirigea vers ce refuge ; il était fatigué, il avait soif ... Il entra dans la salle, s’assit à une table et commanda une bouteille de vin.

Dans un coin sombre, un homme mangeait une espèce de ragoût, il était vêtu d’un manteau élime, sa tête était coiffée d’un béret qui descendait sur ses yeux. Debout en face de lui, le garçon bavardait. L’homme au béret lui répondait à peine. Il semblait inquiet, préoccupé, à peine son interlocuteur réunissait-il à tirer de lui quelques monosyllabes.

Robert Montpellier ne prêta tout d’abord aucune attention à cet entretien. Que lui importait la politique, le coût de la vie, les cancans de la ville et toutes les balivernes que pouvaient se dire ces deux hommes !

Tout à coup, cependant, il tendit l’oreille ; le garçon était en train de parler du crime de la rue Lakanal.

— Il paraît que le coupable est découvert !

L’autre leva la tête et demanda :

— Ah ! Oui ! Et qui est-ce ?

— Un certain Jean Marigny, à ce qu’il paraît, il avait bien préparé son coup, le gaillard !

— Il ne l’avait pas si bien préparé que cela puisqu’il s’est fait pincer ! Observa l’homme au béret.

— En tout cas, on est en train de le chercher !

— Et vous croyez que la police réussira à le trouver ? Allons donc ! L’homme qui veut s’échapper y réussit toujours, à moins d’être un imbécile. Or, le dénommé Marigny a trouver moyen de s’éclipser en pleine rue, au nez et à la barbe des agents ! Un gars qui accomplit un pareil tour de force, on ne lui met pas facilement le grappin dessus !

Après un long silence le garçon reprit :

— Une que je ne comprends pas, c’est cette Valérie. Comment se peut-il qu’une femme aille se compromettre pour un pareil individu ? Elle avait perdu la tête, ma parole !

Robert frémit ; il était sur le point d’intervenir, mais il comprit aussitôt que ce serait une imprudence et il se retint. En outre, il était curieux de connaître l’opinion du public sur ce drame qui lui tenait tant à cœur.

— Toutes les crapules ont de la chance, continua le garçon. On dirait que vous ne connaissez pas les femmes ! Donnez leur à choisir entre un honnête homme et un bandit, elle préféreront toujours le bandit. Plus il les méprise plus il les maltraite, plus elles s’y attachent ! Ensuite, si le monsieur fait une bêtise un peu trop forte, elles se lamentent et posent à la victime.

L’homme qui parlait ainsi était maigre et laid ; il portait un tablier qui avait été blanc ... en des temps assez lointains ; il avait une barbe de huit jours et des ongles en deuil. Certes, le personnage n’avait pas un physique propre à inspirer la passion.

— Vous êtes marié ? lui demanda Robert Montpellier à brûle-pourpoint.

— Non, Monsieur. Grâce à Dieu, je suis célibataire !

— Vous avez une mère ?

L’autre le regarda, surpris.

— Oui, bien sûr ... comme tout le monde !

— Alors, reprit le peintre, pourquoi parlez-vous si mal des femmes ?

L’autre haussa les épaules et un sourire supérieur.

— Si j’en parle ainsi, c’est que je les connais !

— Et de votre mère, vous pensez d’aussi vilaines choses ?

— Ma mère est une exception. Ah ! si toutes les femmes étaient comme elle ...

— Tout homme est persuadé que sa mère est une exception ! Continua l’artiste avec un soupir. Réfléchissez donc un peu à ce que vous dites avant de parler. Cela vous évitera d’offenser et de calomnier des personnes que vous ne connaissez pas.

Le serveur le regarda, stupéfait.

— Je ne crois pas vous avoir offensé, Monsieur ! Protesta-t—il.

— En parlant ainsi, vous offensez toutes les honnêtes femmes, déclara le peintre d’une voix vibrante.

Pendant tout ce dialogue, l’homme au béret n’avait pas cessé d’examiner Robert. Quand au garçon, il semblait perplexe.

— Ecoutez, Monsieur, finit-il par dire ; vous trouvez bien qu’une femme comme cette Valérie Labeille se soit amourachée de cette canaille de Jean Marigny ?

— Elle ne savait peut-être pas que c’était une canaille !

— Allons donc ! Ricana l’autre. Elle cachait les bijoux de la victime ! Elle mériterait qu’on l’envoie à la guillotine, elle aussi.

A ces mots, Robert sentit la colère s’emparer de lui ; on insultait la femme qu’il aimait et il était obligé de se taire. Pourquoi ce taire, après tout ? Allait-il laisser insulter cette sublime créature par un rustre comme ce garçon d’auberge ? Non, il ne pouvait pas tolérer cela !

Il se dressa d’un bon, attrapa l’individu au collet et se mit à le secouer en criant :

— Cette femme est aussi honnête que votre mère imbécile ! Et, maintenant, vous allez me faire vos excuses pour l’avoir offensée.

Le malheureux prit peur ...

— Mon Dieu ! Balbutia-t-il, je ne savais pas ... Excusez-moi ... Je ne fais que répéter ce que tout le monde dit.

— Tout le monde dit des sottises ! Cette personne est innocente ! C’est une victime ! Malheur à qui l’insultera devant moi !

L’homme au béret montrait une pâleur mortelle. Sa main tremblante étreignait son couteau de table comme s’il avait voulu en frapper le peintre !

« Quel est cet homme qui défend Valérie avec une telle ardeur ? Se disait-il. Seul, un amoureux passionné peut prendre publiquement la défense d’une femme que tout le monde accuse. Oh ! Je comprends maintenant !... Comment ne l’ai-je pas reconnu plus tôt ? C’est l’individu qui parlait avec elle à Pantin ! Celui qui me l’a volée ! Celui qui l’a soustraite à mon influx magnétique !... Mais que fait-il ici ? Serait-il à ma recherche ? Eh bien ! Il va me trouver !... Quiconque se met en travers de ma route est en danger de mort ! »

Maintenant que nos lecteurs ont lu ces lignes, il est inutile de leur dire que l’homme au béret n’était autre que Jean Marigny !

Comment l’assassin de la danseuse était-il arrivé là ? Comment avait-il réussi à échapper aux recherches de la police ? Eh bien ! Voilà : Dès que les policiers s’étaient occupés de Valérie, il avait filé, se dissimulant parmi les passants qui, à ce moment, encombraient le trottoir. Ayant ainsi parcouru quelques centaines de mètres à une allure record, il avait aperçu une porte cochère et s’y était engouffré. Dans une espèce de sous-sol était installé un tailleur. Jean Marigny descendit tranquillement les quelques marches et était entré dans l’échoppe en allumant une cigarette. Il montrait un tel calme que, en le voyant, personne n’aurait pû soupçonner que cet homme avait la police à ses trousses ! D’un ton fort naturel, il exposa le prétendu sujet de sa visite.

— Je voudrais que vous me fassiez un bon pardessus, mais très vite ; il me le faut pour samedi !

Le tailleur sursauta.

— Sapristi ! Monsieur est bien pressé, nous sommes déjà jeudi ...

— Pouvez-vous le faire, oui ou non ?

— Je verrai, Monsieur. Il m’est difficile de promettre ...

— Je dois partir dimanche de Paris.

— Je ferai ce que je pourrai et ...

— Non ! Il faut que vous me promettiez et que vous teniez parole ! coupa le client éventuel.

— Mais vous ne trouverez personne qui vous fasse un pardessus sur mesure en si peu de temps, Monsieur !

— Alors, je vais l’acheter en confection et j’y gagnerai ! au revoir, mon bave, je suis très pressé.

— Ecoutez, Monsieur ...

— Inutile de discuter plus longtemps, déclara Jean Marigny. Si vous ne pouvez pas, je n’insiste pas. Ce sera pour une autre fois.

Et il remonta l’escalier en se disant : « Je vais ressortir par l’autre porte la maison est à double issue ... »

Mais, avant de gagner l’autre sortie, Marigny s’arrêta devant un petit local qui appartenait au tailleur et dans lequel celui-ci entreposait des vêtements déjà prêts. Il aperçut un superbe pardessus de nuance claire. En moins de temps qu’il ne faut le dire, il se débarrassa de celui qu’il portait (Il était de couleur sombre) et endossa le pardessus neuf. De plus, il prit un chapeau qu’il avisa ans un coin, et, ayant relevé le col de son vêtements il sortit dans la rue lentement en allumant une autre cigarette. Un autobus était à l’arrêt, il se dirigeait vers le centre de Pantin. Jean Marigny se mit à courir et réussit à le prendre jusque au moment où il démarrait.

A peine était-il sorti de la boutique du tailleur que Pierrot, qui l’avait suivi y entrait à son tour. En voyant le gamin, le concierge avait essayé de lui barrer le passage, ce qui lui avait fait perdre du temps.

— Qu’est-ce que tu veux, toi ? lui demanda le tailleur d’un ton rogue.

— Arrêtez l’homme qui vient d’entrer chez vous : fit Pierrot encore haletant. C’est un bandit :

— Et toi, si tu ne déguerpis pas immédiatement, tu vas faire connaissance avec la pointe de mon soulier !

Mais Pierrot n’était pas un garçon à se laisser intimider.

— Je vous dis que c’est un bandit ! Les agents sont en train de le poursuivre et je sais que cette maison est à double issue ...

Ces dernières paroles et surtout le ton résolu de Pierrot finirent par faire impression sur le tailleur qui se leva et se mit à courir derrière son « client ». Passant devant la resserve où il entreposait les vêtements déjà confectionnés, il fut bien obligé de constater la substitution effectuée par Jean Marigny

Alors, il se mit à courir sur les traces de son voleur. Mais il était déjà trop tard ! Le louche personnage avait disparu emportant le pardessus que le tailleur destinait à un autre client. C’est alors qu’arrivèrent les agents. L’artisan leur raconta l’incident. Pierrot était encore là.

— Et toi, pourquoi l’as-tu suivi ? lui demanda un agent.

— Parce que j’ai vu ce qu’il avait fait, parbleu ! répliqua le gamin.

— Et qu’est-ce que tu as vu ?

— Je l’ai vu maître quelque chose dans le sac de mademoiselle Valérie sans que celle-ci s’en aperçoive.

— Tu les connaissais donc, des deux-là ?

— Je connaissais mademoiselle Valérie, Monsieur l’agent.

— Et l’homme ?

— Lui, non ... mais ...

— Mais quoi ?

— J’avais entendu parler de lui. Je me rendais chez mademoiselle Valérie quand nous l’avons rencontré.

— De quoi ont-ils parlé, continua le policier.

Le petit haussa les épaules.

— Ca, je n’en sais rien ! On m’a toujours dit que les enfants bien élevés, ne s’occupaient jamais de ce que font ou disent les grandes personnes !

Il y eut une courte pause, mais l’agent demanda :

— Tu n’as pas eu l’impression qu’ils se querellaient ?

— Oui, un peu, Monsieur l’agent.

— Alors, viens avec nous au commissariat.

— Au commissariat ? fit le gamin effrayé. Qu’ai-je donc fait pour que vous m’y emmeniez ?

— Tu le verras bien !

Pierrot feignit d’obéir. Seulement, à peine eut-il fait quelques pas en compagnie des agents, qu’il leur faussa compagnie et se perdit dans la foule, courant à toutes jambes.

Mais revenons à Marigny ... Quand il s’estima suffisamment loin de chez le tailleur, il descendit de l’autobus et se rendit chez un revendeur de sa connaissance, à qui il céda le pardessus volé. Peu après, il se trouvait dans la rue, en taille, bien qu’il fit très froid. C’était une imprudence, car ce simple détail suffisait à attirer l’attention sur lui !

Il ne pouvait pas rentrer chez lui, car il se doutait bien qu’autour de sa maison, la police avait dû poster des agents et des indicateurs.

Il ne pouvait pas non plus aller loger en garni, car son signalement était sûrement donné à tous les patrons d’hôtel. Soudain, il eut une idée ; il n’avait qu’a aller dans la villa de Valérie Labeille qui était libre. Le garage serait pour la nuit un refuge tout à fait sûr.

Ayant pris cette décision il se dirigea vers l’ancien domicile de sa victime en pressant le pas pour se réchauffer. Ce qui le préoccupait le plus, c’était le manque d’argent.

Il possédait en tout et pour tout deux mille francs, produit de la vente de son pardessus. Avec cette somme ridicule, il lui fallait vivre jusqu’à ce qu’il ait pris le large. Au bout d’une heure de marche, il arriva àç la villa. Ayant escaladé la clôture, alla droit à la remise ou il découvrit dans un coin, à la lueur de son briquet, un rouleau de fil de fer. Pour ce bandit, avec un fil de fer, il n’y avait pas de porte close ! Jean Marigny se mit en devoir de fabriquer une clé rudimentaire, grâce à laquelle il put forcer l’entrée de la maison.

Là, il ferma minutieusement toutes les fenêtres, alluma la lumière. Tout était resté dans le même état qu’auparavant. Madame Picquet, la nouvelle propriétaire de la villa, n’avait encore apporté aucun changement. Le lit de la malheureuse Valérie était intact. Le bandit se promit d’y passer une excellente nuit ; demain il aviserait.

Tout s’annonçait donc assez bien. Il se mit à fouiller tous les meubles de la maison, mais sans rien trouver d’intéressant. Pourtant, dans une armoire, il eut l’heureuse surprise de voir des vêtements d’homme. Il se rappela alors que Valérie avait conservé une partie de la garde-robe paternelle. Il y avait, entre autres, deux pardessus ; l’un était presque neuf, l’autre un tantinet râpé. Jean choisit ce dernier. Il prit aussi une veste de gros tweed chiné et un béret. Avec un pareil costume, plus u léger changement dans la coiffure, le bandit devenait méconnaissable.

A voir le calme et la méthode avec lesquels il accomplissait ces diverses opérations, on aurait jamais cru voir un assassin traqué par la police. Le misérable était maintenant couché dans le lit aux draps blanc, où l’on sentait encore l’exquis parfum de Valérie.

Cependant, le misérable cherchait vainement le sommeil. Il se mit à réfléchir sur la tragique situation dans laquelle il se trouvait ; il était prouvé, désormais, qu’il était bien l’assassin de la danseuse ; toute sa ruse, toute son astuce devenaient inutiles ; il ne pouvait plus nier ; il ne lui restait plus qu’une issue ; quitter la France pour quelque lointain pays.

Tout à coup, il lui sembla entendre du bruit dans le jardin. Retenant son souffle, il tendit l’oreille ; il n’y avait pas de doute, c’était bien un bruit de pas ... Quelqu’un s’approchait de la fenêtre de sa chambre. Aurait-on vu filtrer de la lumière par la fenêtre ?

Jean Marigny éteignit, se vêtit en toute hâte, prit son revolver, s’approcha de la fenêtre et l’entre ouvrit doucement. Si c’était la police, il était bien décidé à vendre chèrement sa peau. Mais quelle ne fut pas sa stupeur quand ans le clair de lune, il reconnut le gamin qui se trouvait auprès de Valérie lors de l’arrestation de celle-ci !

D’un bond, il fut à la porte, l’ouvrit en coup de vent et s’élança vers le jeune intrus. Pierrot fut comme pétrifié. Pourtant il se ressaisit vite et s’enfuit à toutes jambes, mais il n’avait pas encore atteint la clôture que, déjà, il était rejoint.

Sans un mot, Jean Marigny lui sauta dessus, il lui appliqua une main sur la bouche pour l’empêcher de crier, tandis que, de l’autre, il l’empoignait au collet. Pierrot eut beau se débattre, l’autre l’entraîna de force à l’intérieur de la maison. S’étant assuré que la scène n’avait pas eu de témoin, le misérable referma la porte et lâcha le gamin qui semblait épouvanté.

— Que venais-tu faire ici ? lui demanda Marigny d’un ton plein de colère.

Pierrot ne répondit pas, il était en proie à une folle terreur, lui, si énergique, si décidé d’ordinaire, il n’avait même pas la force de faire un mouvement, il ne songeait même pas à la fuite !

— Alors, tu ne veux pas me répondre ? reprit Jean se rapprochant de lui et en le fixant d’un air menaçant.

— Mais ... balbutia l’enfant tout tremblant.

— Que venais-tu faire ici ? Répéta le triste individu.

Pierrot baissa la tête et reste silencieux.

Un moment, son adversaire fut sur le point de le rouer de coups pour le contraindre à répondre, mais il pensa qu’il y avait peut-être une meilleure méthode.

— Tu ne veux pas parler, mon garçon ? demanda-t-il d’un ton narquois. Eh bien ! Quand tu auras passé un certain temps dans cette maison, tu te décideras peut-être !

 

( A SUIVRE LE 16 SEPTEMBRE )

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