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TALTOTEPÈQUE LE TUEUR D'OISEAUX

28 Juin 2013, 09:00am

Publié par nosloisirs

 

TALTOTEPÈQUE LE TUEUR D'OISEAUX

COUP DE FOUDRE EXTRAORDINAIRE

CINQ MILLIONS DE SALAIRE PAR AN

COMMENT SE FRABRIQUE L'ENCRE DE CHINE

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TALTOTEPÈQUE LE TUEUR D'OISEAUX

LE-TUEUR-D-OISEAYX--.jpegTaltotepèque que représente notre gravure de la province de Quezaltenango (Guatemala) est le dernier représentant d'une ancienne famille de caciques indien. Le sol du Guatemala est d'une merveilleuse richesse, aussi la culture y est-elle facile. Blé, riz, orge, maïs y croissent avec abondance. Les Taltotepèque étaient généreux et chacun profitait de leur opulence. On les connaissait dans toute la province pour la beauté de leur domaine, on les aimait pour leur humanité. Leurs jardins orné de fleurs rares, leurs forêts où abondent les vieux beaux arbres, étaient librement ouvert à tous. Mais ni les fleurs luxuriantes, ni les espèces précieuses n'avaient pour le peuple le même attrait merveilleux que le Quetzal éclatant par son plumage vert, le roi des oiseaux.

L'agilité de ce grand oiseau est surprenante. Il va, vient, se pose , s'élance, disparaît et revient. On peut pendant des heures se distraire à suivre son vol gracieux et chatoyant.

Le Taltotepèque junior, à qui appartient aujourd'hui le domaine, par un instinct pervers d'une nature spéciale, s'est avec une haine farouche, juré de détruire ces jolis oiseaux. Des plumes de toutes ses victimes, il s'est fait un trophée et à l'audace de se glorifier de son adresse. Il ne prendra de repos, dit-il, que le jour où il pourra parcourir toute l'étendue de son domaine sans que son regard soit arrêté par le plumage vert qu'il abhorre. Mais que Taltotepèque junior prenne garde ; malgré tout le dévouement reconnaissant dont tous les indigènes ont fait preuve, jusqu'à ce jour, pour sa famille, sa vie n'est plus en sûreté. Le Quetzal a trop de fervents admirateurs pour que l'un d'eux ne songe pas à se venger. Et Taltotepèque, ce dernier représentant une grande famille, mourra bientôt peut-être de la mort qu'il a si souvent infligée.

De grand matin alors que le soleil se lève, il astique son carquois et prépare ses flèches. Fines et tranchantes, elles ne sauraient marquer de porter la mort. L'arc sur l'épaule il se met en route, et les indiens, comme chacun sait, sont de merveilleux chasseur, habiles et souples. Taltotepèque n'ignore nulle ruse et sa patience est inlassable. Pendant des heures, dissimulé dans les buissons il attend le passage du Quetzal. La flèche siffle et le bel oiseau couleur de rêve mortellement atteint vacille et tombe. Taltotepèque se précipite sur sa prise. Es doigts enfoncent dans la chair tiède. Il semble éprouver à ce contact, un singulier plaisir.

Est-ce une survivance atavique des instincts sauvages des anciens caciques dont Taltotepèque tire son origine, et qui régnaient souverainement sur la contrée avant l'arrivé des conquistadors espagnols ?

 

COUP DE FOUDRE EXTRAORDINAIRE

Aucours d'un orage des plus violents qui se déchaîna dans les premiers jours du mois dernier sur la région de l'es de la France, un phénomène des plus curieux se produisit dans un village des environs de Château-Thierry. La foudre tomba sur une maison d'un hameau ; le flux électrique passa par l'orifice de la cheminée, puis se dirigea sur le lit de la chambre où dormait le propriétaire de la maison. L'édredon fut noirci et jeté violemment à terre, ainsi que les draps sans que la personne qui s'y trouvait ait reçu aucune commotion. De là, le fluide se dirigea vers la cuisine qui se trouvait tout près de cette chambre et traversa un arrosoir d'où il sortit par une ouverture pas plus grosse qu'un pois et se retira par la fenêtre en brisant une vitre.


CINQ MILLIONS DE SALAIRE PAR AN

M. John Hays Hammond, le fameux ingénieur sud-africain qui, dit-on, a posé sa candidature à la vice-présidence des États-Unis touche un salaire plus considérable que tout autre homme au monde : 5 millions de francs par an. Il obtient cet énorme salaire d'un groupe de compagnies minières sud-africaines. Avant que ces différentes compagnies se soient associées, il recevait de chacune d'elles 250 000 francs par an, comme ingénieur. Quand elles se furent réunies, on offrit à M. Hammond le poste d'ingénieur à sa nouvelle société avec un salaire annuel de 750 000 francs, mais il refusa, demanda et obtient la rémunération totale que chaque compagnie lui versait avant la fusion.

 

COMMENT SE FRABRIQUE L'ENCRE DE CHINE

La plus grande partie de l'encre de chine est fabriquée à Ankin dans la vallée de Yang-Tsé. Il s'en exporte à Shangaï deux à trois tonnes par an, valant suivant la quantité — car il en est douze différents— depuis 5 francs jusqu'à 380 francs le kilogramme.

Le noir de fumée qui en constitue la matière première est obtenu en brûlant un mélange d'huile, de graisse et de porc et de vernis. L'huile elle-mêle est tantôt de sésame ou de colza, tantôt le produit de ces graines d'une plane spéciale du pays. Quand on a obtenu le noir, on l'agglomère avec une matière agglutinante pour former une pâte que l'on la bat sur des billots de bois avec des marteaux en acier et que l'on façonne ensuite ans des moules.

 

REVUE NOS LOISIRS DU 4 OCTOBRE 1908

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