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NE POUVANT ÉPOUSER LA FEMME....

23 Mai 2013, 09:00am

Publié par nosloisirs

 

EPOUSE--.jpegUn ingénieur de Fort Bragy en Californie, M. William Bennet s'était fiancé à l'âge de 22 ans à une jeune fille qu'il adorait.

Quelques mois avant la date fixée pour le mariage la jeune fille mourut d'une fièvre typhoïde. Très nerveux, très sensible, M. Bennet ne put surmonter son chagrin. Pendant plusieurs journées il refusa toute nourriture, il était affaissé ne prenant de goût à rien et ses amis craignaient qu'il ne se suicidât.

Un jour cependant l'ingénieur parut reprendre quelque goût à la vie. On le vit à nouveau sortir de chez lui, faire des visites, parler à ses amis.

Bien mieux, il leur parlait de sa femme. S'était-il donc marié ? Avait-il oublié la fiancée qu'il aimait et dont la mort l'avait si désespérément atteint.

La vérité était que M. William Bennet avait peuplé la maison qu'il habitait d'une famille en bois.

Lui-même avait sculpté en grandeur naturelle une poupée articulée et qui représentait à ses yeux de malade, la fiancée qu'il avait perdue, la femme qu'il aurait épousée.

Bientôt il construisit ainsi cinq autres poupées qui représentaient ses filles et son fils. Enfin, jugeant que l'heure était venue de marier une de ses filles M. Bennet se « fabriqua » un gendre.

Les habitants de Fort-Bragy n'ont gade de tourner en ridicule ce doux mélancolique. Les dames de la ville n'hésitent pas à venir de temps en temps rendre visite à Mme Bennet et à ses cinq enfants. Lorsque la maîtresse de maison ne peut les recevoir, elles laissent leurs cartes cornées à la domestique.

Mais la plupart du temps « Madame » est visible. On la trouve alors au salon installée dans un bon fauteuil un roman à la main. D'autres foison la voit assidûment penchée sur sa machine à coudre. M. Bennet parle de sa famille avec fierté.

Ma femme est admirable, disait-il à un ami ; jamais de scène ni d'histoires, pas de notes de couturière ni de modiste, toujours à l'heure pour les repas, ne parlant pas à tort et à travers. En connaissez-vous beaucoup dont on puisse en dire autant ? Mon fils et mes filles ne me causent jamais d'ennuis. J'ai la paix chez moi et cependant je ne suis jamais seul.

Au mois de décembre de l'année dernière, M. Bennet avait préparé un arbre de Noël superbe, il avait choisi des cadeaux pour tous et convié quelques intimes à cette fête de famille.

La folie de l'ingénieur est absolument inoffensive. On respecte sa manie et l'on a pitié du chagrin qui la provoqua.

 

 

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IL PLEUT DU SANG

 

Un fonctionnaire de Cochinchine revenait un jour d'une excursion dans les environs de sa résidence ; il avait pris place avec sa famille sur la voiture publique avec quatre voyageurs et deux enfants indigènes. Tout à coup un jeune conducteur indigène se tournant vers lui lui demanda pour quelle raison il avait répandu sur ses vêtements du sang provenant de la coupure de ses doigts ; le fonctionnaire jetant les yeux sur lui-même vit à son grand étonnement ses doigts plein de sang, il demanda à ses voisins s'ils savaient comment ce sang était venu, personne n'en savais rien. Un nombre considérable de petites gouttes répandues sur ses habits avaient l'apparence du sang un peu coagulé.

Quelques minutes après ne voyageuse vit le visage de son enfant parsemé de gouttes de sang ainsi que sa robe blanche et son parapluie. Ce phénomène qui plusieurs fois déjà, sur différents points de la terre, a été signalé s'explique par la présence d'un champignon secrétant une matière couleur rouge foncé, qui est emportée par les grands vents et va se répandre de-ci de-là.

 

ELLES ONT PU SE MARIER QUAND MEME...

Voici le chiffre des dots qu'apportèrent à leurs maris les jeunes Américaines les plus milliardaires.

Miss Anna Gould quand elle épousa M. Boni de Castellane reçu soixante quinze millions de dot ; miss Consuelo Vanderbilt, cent millions lorsqu'elle devient duchesse de Malborough. Parmi les dots supérieures à un million de dollars soit cinq millions de francs il faut citer celles de miss Stevens qui épousa le duc de Dino (sept millions de dollars) ; des deux sœurs Singer qui pourvues chacune de deux,millions de dollars ; épousèrent l'une le prince de Solignac, l'autre le duc Decazes ; de la marquise de Breteuil (ex-miss Gardner) quatre millions de dollars ; de la duchesse de Choiseul-Praslin (ex-miss Forbes) et de la baronne Seillère (ex-miss Livermore) qui apportaient chacune un million de dollars.

La comtesse de Laugier-Villars avait huit cent mille dollars ; la baronne de Vrieres huit cent cinquante mille ; la baronne Blanc, la marquise de Morès, la baronne de Suzannet, la princesse Poniatowska trois cent cinquante mille ; la baronne de Lagrange deux cent cinquante mille dollars. La récente crise américaine va-t-elle diminuer le chiffres des dots encore disponible ?

 

LES ARAIGNÉES N'AIMENT PAS LES PARFUMS

 

Un naturalise américain a fait des expériences sur l'odorat des araignées. Il s'est servi pour cela de deux classes huiles essentielles : de non irritantes (lavande, amandes, bergamote etc) et d'irritantes (huile de moutarde et de poivre noir).

Les araignées ont réagi aux deux groupes d'existants elles les ont fuis, aucun ne les a attirés. L'expérience a consisté à approcher le corps odorant ; la réaction à consisté en mouvements de fuite avec mouvement vibratoire des palmes et mandibules. L'araignée sent les odeurs, cela paraît incontestable. Mais ou se trouve l'organe olfactif ? Cela les savants n'ont pas encore réussi à le déterminer.

 

 

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REVUE NOS LOISIRS DU 20 SEPTEMBRE 1908

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