MOINEAUX SANS NID N° 94
94 – UNE GRAVE QUERELLE
Jacques dormait et ne s’était pas aperçu de l’arrivée de sa sœur dans la pièce.
Lorsque Alice vit le pansement enveloppant sa tête, elle se tourna effrayée vers la femme de chambre.
Oh !... Mon frère a été blessé ? Murmura-t-elle.
— Il s’est déroulé ici de bien lamentables événements, Mademoiselle, expliqua la soubrette.
Alice s’approcha du malade et, se penchant vers lui, toucha légèrement son front qui brûlait de fièvre.
— Mais il n’est pas bien du tout ! S’écria-t-elle angoissée. Vite téléphoner au médecin. Où est donc mon frère aîné ?
— Je viens de dire à Mademoiselle, reprit l’autre avec embarras, qu’il s’est passé de terribles choses dans cette maison.
— Tâchez de vous expliquer plus clairement et dites-moi de quoi il s’agit, répliqua la nouvelle venue avec impatience.
— Je ne sais comment commercer !
— Comme vous le pourrez, mais faites-le ! Ordonna sèchement Alice.
— Voilà, d’abord, ces Messieurs se sont disputés et ...
— Pourquoi se sont-ils disputés ? Interrompit la jeune fille.
— A cause de la gouvernante, s’empressa d’indiquer la femme de chambre, intimidée par la brusquerie de la nouvelle venue.
Les yeux sombres d’Alice lancèrent des éclairs son front se creusa de deux profonds rides, et elle questionna de nouveau, durement :
— Quelle histoire me racontez-vous et que vient y faire une gouvernante ?
— La gouvernante engagée par Monsieur le marquis, Mademoiselle et à cause de laquelle il s’est disputé avec Monsieur Jacques !
La plus vive stupéfaction put se lire sur le visage d’Alice.
— Ce n’est pas possible ! S’exclama-t-elle.
— Je vous jure, Mademoiselle que je vous dis la stricte vérité, affirma la jeune servante.
— Admettons, trancha son, interlocutrice, essayant de garder son calme ! Et après ?
— Je viens de vous le dire, Mademoiselle ; c’est à cause de cette femme qu’ils se sont querellés et que Monsieur le marquis a blessé monsieur Jacques, expliqua la femme de chambre, retrouvant un peu plus d’assurance.
Alice ne dit mot. Cherchant à coordonner ses pensées, elle fixait son frère, toujours immobile dans son lit.
Brusquement, elle quitta la chambre et partit à la recherche d’Anselme.
Lorsque ce dernier la vit apparaître sur le seuil de la bibliothèque, il quitta vivement le fauteuil où il venait de s’installer, mais n’eut pas le temps de prononcer un seul mot, car déjà elle questionnait :
— Est-ce vrai que c’est toi qui as blessé Jacques ?
Il ne répondit pas et baissa la tête, confus.
Les yeux étincelants de colère elle continua vivement :
— Pourquoi ? Que s’est-il donc passé entre vous ?
Le marquis haussa les épaules et expliqua d’une voix lasse :
— Jacques à complètement perdu la tête à cause d’une femme employée ici ...
— Et tu as fait une crise de jalousie, hein ! Répliqua-t-elle ironiquement.
— Non.
— Alors, pourquoi l’as-tu frappé ? reprit-elle un peu décontenancée.
— Parce que Jacques a cherché à m’étrangler, expliqua Anselme sans se laisser émouvoir ; cependant ce n’est pas pour cela que je lui ai jeté un chandelier à la tête, mais pour l’empêcher de dire ce qu’il devait faire, acheva-t-il en s’approchant de sa sœur pour lui murmurer tout bas à l’oreille : « Si je ne l’avais obligé à garder le silence aussi brutalement, nous pourrions être tous trois en prison actuellement ... Il voulait tout révéler à cette femme et c’est le danger qui m’a fait perdre le contrôle de mes gestes »
— Ignores-tu que Jacques est au plus mal ? lui reprocha-t-elle.
— Ce n’est pas sa blessure qui l’a mis en aussi triste posture, protesta-t-il. Il a également voulu sortir pour aller au jardin, Naturellement il a pris froid.
— Au jardin ? Et pourquoi faire ? Demanda Alice, étonnée.
— Je ne sais pas. Peut-être délirait-il et, se trouvant seul.
— C’est épouvantable ! fit Alice. La femme de chambre m’a raconté que tout cela est arrivé à cause d’une femme ... Dites-elle en fixant attentivement son frère.
Anselme ne se troubla nullement et ré »pondit en souriant avec le plus grand calme :
— C’est exact.
— Comment ? S’écria-t-elle. Tu as l’air de trouver cela tout naturel !
— Que veux-tu ? Soupira le marquis. Elle s’est jouée de nous en nous donnant à tous deux des espoirs ... C’est une femme réellement incompréhensible ! Et je ...
— Alors, toi aussi ? Interrompit Alice stupéfaite. Ce n’est pas ce que tu disais il y a un instant !
— Oui, je suis forcé de l’admettre ! Elle est arrivée à me conquérir ! Avoua-t-il.
— Tu es amoureux d’une domestique ? constata-t-elle, méprisante.
— Je l’ai engagée comme gouvernante, précisa-t-il, et cela n’empêche pas qu’elle nous a ensorcelée tous les deux. Elle est très belle, honnête et attirante. Tu ne l’as pas vue au chevet de Jacques ?
— Non.
— Eh bien ! Quand tu la verras, tu pourras alors mieux comprendre, déclara Anselme.
— Inutile ! Poursuivit Alice avec colère. Tu n’as donc pas songé à ce qui arriverait si Jacques mourait ! Dire que vous étiez si unis tous deux !
— Tu as raison ! Je suis un misérable, et tu ne peux imaginer quel remords me torture !
Sa sœur lui lança un regard méprisant, puis déclara sèchement !
— J’espère que cette créature ne reste pas une seconde de plus ici !
— C’est elle qui veut nous quitter, murmura tristement le marquis. Il semble que brusquement, elle s’est mise à nous haïr, Jacques et moi.
On frappa à la porte : un domestique venait prévenir que le médecin venait d’arriver.
Frère et sœur descendirent et le trouvèrent en train s’examiner le malade, l’air très soucieux. S’apercevant de leur présence, il se tourna vers eux en disant tout bas :
— Il n’y a plus rien à espérer ...
— Comment ? s’écria Anselme, frappé.
— Venez, allons dans la pièce à côté, pria le médecin.
— Tu ne nous donnes donc plus aucun espoir ?
— Hélas !... répondit le praticien. Mais, à présent, c’est toi qui me préoccupes plus que lui. Ton frère est perdu et moi, je vais être forcé d’accomplir mon devoir. D’ailleurs, de toute manière la vérité ne tarderait pas à se découvrir ...
Le marquis recula, livide.
— Je ... balbutia-t-il.
— Sortons de cette pièce ! Répéta le médecin le prenant par le bras et en l’entraînant vers le petit salon contigu. Il faut absolument trouver le moyen de te tirer de là.
— Vous croyez réellement que Jacques va mourir ? interrogea à son tour Alice bouleversée.
— Seul un miracle pourrait le sauver ! Déclara le docteur mais ce n’est pas de lui qu’il est question ... C’est toi qui me préoccupes, poursuivit-il en s’adressant au marquis, car tu t’es fourré dans de beaux draps !
— C’est affreux ! Admit Anselme, effondré.
— Tu ne peux rien me reprocher, reprit le médecin et je me suis compromis par ta faute ... Mais hélas !...
— Que veux-tu dire ? s’exclama le frère de Jacques, angoissé.
- Je suis désolé, mais je ne puis davantage continuer à cacher la vérité.
— C’est-à-dire que tu vas me dénoncer ? Bredouilla le marquis d’une voix tremblante.
— Comment faire autrement ?
— Ne pourrais-tu dire que c’est un accident ?... Une chute malheureuse ? Proposa anselme.
— Je le peux, mais comme il y a eu accident, le médecin légiste viendra et devinera immédiatement que j’ai menti.
— Vous croyez ? Questionna Alice, blême d’épouvante.
— J’en suis certain !
— Alors ... Anselme pourrait être arrêté ?
— Oui, reconnut le docteur en écartant les bras avec un geste d’impuissance, et rien ne peut le sauver car il a commis un fratricide.
— Non, non, protesta énergiquement le marquis, Jacques se meurt d’une pneumonie.
— C’est sa blessure qui aggrave cette pneumonie ; autrement ce refroidissement eût été insignifiant.
— Mon Dieu ! Qu’as-tu fait là, Anselme ! Se désola sa sœur.
Le marquis se taisait, accablé, la tête entre ses mains.
— Sauvez-le, Docteur ! supplia la jeune fille.
— Je ne peux rien ... Répondit le médecin en soupirant.
— Vous pouvez tout de même dire que vous ignorez comment cette blessure a été faite ! Jacques pourrait s’être blessé lui-même dans une chute malencontreuse, par exemple !
— Dans ce cas, je passerais aux yeux de tous pour un incapable ou un imbécile, et ceci ne vous aiderait en rien. Pourtant, j’ai une idée ...
— Dites vite ! S’écrièrent en même temps le marquis et sa sœur.
— Jacques peut encore vivre deux ou trois jours, et Anselme pendant ce temps, quittera la France, afin de se faire oublier, et ...
— Jamais ! Interrompit Anselme avec force. Jamais je ne ferai une chose pareille !
— Alors, apprête-toi à supporter les conséquences de ton acte mon cher ! On ne peut impunément tuer quelqu’un, surtout son propre frère ! Et tu risques une punition très sévère.
— Ah ! Je maudis l’heure ou cette femme est entrée dans cette maison ! S’écria le marquis d’Evreux, en proie à la plus vive agitation.
— En effet, c’est bien elle qui vous a dressée l’un contre l’autre, admit le médecin. Je me demande comment vous avez pu en arriver à une telle extrémité !
— Tu ne peux comprendre ! Gémit Anselme en passant une main sur son front.
— Je constate, en tout cas, qu’elle vous a bernée comme des collégiens, gronda son ami, et que vous avez complètement perdu la tête. C’est bien malheureux car elle est, en somme, la vraie coupable de ce drame, mais elle ne peut en être accusée.
— Non, elle n’y est pour rien,protesta le marquis et ...
— Tais-toi donc, imbécile ! Coupa Alice. C’est une dévergondée et je me charge de le lui dire !
— Je crois qu’elle est partie, révéla Anselme.
— Les domestiques m’ont dit qu’elle est sortie pour aller chercher un prêtre. Elle ne tardera pas à revenir et je la chasserai d’ici comme une voleuse !
— Tout ce que vous dites en ce moment ne peut protéger Anselme du péril qui le menace, et il nous faut trouver sans tarder une solution, intervint le médecin.
— Vous croyez donc que c’est si grave ? Demanda Alice, encore incrédule.
— Est-il possible qu’il n’existe pas d’autre moyen d’en sortir ? Ajouta à son tour Anselme d’une voix anxieuse.
— Hélas ! Non, mon pauvre vieux ! Affirma le docteur. Inutile de chercher autre chose ; la fuite est ton unique salut !
Seule la crainte du châtiment désespérait le misérable. Incapable de ressentir la moindre pitié pour le frère qu’il avait blessé mortellement ...
— M’enfuir ! Reprit-il. Comment emporterais-je l’argent nécessaire pour vivre ? Tous mes fonds ... Non, c’est impossible !
— Tu peux très bien, proposa Alice, me faire la donation de ta fortune et je t’adresserai tous les mois un mandat. Ce qui compte pour toi, c’est d’éviter la prison. Notre ami a raison.
— Et tu dois partir sans tarder, insista celui-ci.
— Mon Dieu !... Mon Dieu ! Qu’ai-je fait ? Gémit le marquis tout à fait affolé.
— Une bêtise impardonnable et criminelle, répliqua le médecin.
— Mais que peut donc avoir cette femme pour vous avoir changés de la sorte ? S’exclama Alice.
— Je n’en sais rien,murmura Anselme, mais elle m’a tendu fou ... et je ne peux cesser de penser à elle !
— Tais-toi ! Cria la jeune fille, indignée ; sinon je ne sais de quoi je peux être capable. Comment oes-tu dire une chose pareille !
D’Evreux passa de nouveau avec égarement, une main sur son front et murmura en gémissant :
— C’est vrai, tu as raison Alice ! Je suis fou. Il ne me reste plus qu’à ne brûler la cervelle !
— Si tu en possèdes vraiment une !... Ricana sa sœur.
Elle ne pouvait lui pardonner de compromettre ainsi tous ses plans ; après un tel scandale. Robert refuserait certainement de l’épouser. Pourtant, le marquis, reprit un peu calmé :
— Fuir, j’y songe, serait m’accuser moi-même. Je peux aussi toujours nier ce qui s’est passé.
— Ca ne prendra pas ! Le prévient le docteur.
— C’est ce que nous verrons, assura Anselme. J’ai parmi mes relations le meilleur avocat du barreau, des appuis très puissants, une grande fortune. Je ne peux pas fuir, je préfère affronter les conséquences de mon geste !
— Je te préviens alors que je m’en lave les mains, conclut froidement l’ami médecin.
— Ne pourrais-tu expliquer le fait sans trop me charger, l’attribuer à un malheureux accident ?
— Tu oublies qu’il y a eu un témoin !
— Je suis certain qu’elle ne dire que ce que je voudrai, affirma le marquis.
— Evidemment ... Si vraiment elle acceptait, alors, nous pourrions taire votre dispute, dit le docteur.
— Elle acceptera ! S’écria Alice avec conviction. Je lui parlerai et je saurai l’y forcer ! Acheva-t-elle en appuyant sur le bouton de la sonnette.
— La gouvernante est-elle rentrée ? Demanda-t-elle au valet de chambre, accouru à son appel ;
— Oui, Mademoiselle, répondit le domestique, elle est avec le prêtre qui est monté confesseur monsieur Jacques.
— Allez lui dire de venir me parler ici, ordonna-t-elle.
Dès qu’il fut sorti, elle demanda à son frère :
— Comment s’appelle cette fille ?
— Emilie Peyret, répondit-il.
Quelques secondes plus tard, Valérie entrait dans la pièce, sa valise à la main , ne paraissant aucunement intimidée.
— Vous m’avez demandé ? dit-elle. Je me préparais à quitter votre maison définitivement.
Alice qui tournait le dos à la porte, fit volte-face et, l’apercevant, ne put retenir une exclamation de stupeur. Elle s’avança vers la nouvelle venue et la fixa comme si elle ne pouvait en croire ses yeux.
— C’est ... c’est donc cette femme ... qui a causé ce malheur ? Bredouilla-t-elle.
— Tu connais Emilie ? Demanda Anselme, ahuri.
— Pauvre imbécile ! Répliqua Alice, hors d’elle. Sais-tu qui tu as introduit chez nous ? Je devine tout à présent ! Vite, appelle la police !
— Je ne comprends pas ! S’écria le marquis, fixant tour à tour sa sœur et Valérie.
Elle tendit un doigt accusateur vers cette dernière en disant :
— Cette femme s’appelle Valérie Labeille, elle était la maîtresse du meurtrier de la rue Lakanal, sa complice, sa ...
— Taisez-vous ! Interrompit violemment Valérie. C’est vrai, je suis bien Valérie Labeille, mais une femme cent fois plus honnête et plus propre que vous. Je n’ai empoisonné personne, et je n’ai pas usurpé le patrimoine d’un enfant ! Ne vous vantez donc pas car vous et vos frères, vous êtes des assassins et des voleurs ! J’ai la preuve de ce que j’avance et c’est uniquement pour l’obtenir que je suis entrée dans cette maison maudite ! Maintenant, vous pouvez appeler la police si vous y tenez tellement !
Anselme et sa sœur se taisaient, pétrifiés.
Au comble de la stupéfaction, le médecin les dévisageait, ne sachant quel parti prendre ; l’accusation formulée par cette femme était réellement terrible, et son attitude résolue.
Pourquoi donc Anselme et sa sœur se taisaient-ils toujours ? Pourquoi leurs visages reflétaient-ils une telle frayeur après les propos de cette femme ? Pourquoi ne se défendaient-ils pas, ne se révoltaient-ils pas ?
Le médecin se posait ces questions et petit à petit, il en venait à se sentir si mal à l’aise qu’il ne pensa plus qu’à sortir de cette maison le plus vite possible.
— Je ne tarderai pas à vous donner de mes nouvelles, misérables ! Reprenait Valérie, menaçante.
Elle leur tourna le dos et quitta la pièce, aussi fière et méprisante qu’en y entrant, sans que personne songeât à l’en empêcher. Le praticien se décida à prendre la parole :
— Pourquoi l’avez-vous laissé partir ainsi ?
— Je ... Je ne sais pas, répondit Alice cherchant à se ressaisir. J’ai été tellement stupéfaite ?
— Alors, courez la rattraper ! Conseilla le médecin.
— Qu’elle aille au diable ! Intervint le marquis, furieux en haussant les épaules.
— Mais elle nous a accusés de choses monstrueuses ! Protesta Alice, frémissante de rage.
— Je m’en moque ! Déclara son frère.
— On ne le dirait pas, ricana-t-elle. Et maintenant, si, comme te l’a conseillé notre ami, tu ne veux pas mourir en prison , tu sais ce qui te reste à faire, n’est-ce pas ?
— Je vais voir Jacques et je repasserai ce soir.
Puis il sortit à son tour de la chambre, malgré les protestations de la jeune fille qui voulait le retenir pour l’aider à convaincre Anselme de quitter la France.
Un long silence suivit son départ, durant lequel tous deux se plongèrent dans de pénibles réflexions. Alice fut la première à le rompre.
— Que sait donc cette misérable ? Demanda-t-elle d’une voix anxieuse à Anselme qui se grattait le menton, l’air absorbé.
— Je n’en sais rien, répondit-il, inquiet. Je crains que Jacques, pendant son délire, ne lui ait dévoilé beaucoup de choses.
Alice se mordit les lèvres. Ses yeux lancèrent des éclairs de rage et elle ne put s’empêcher de ricaner :
— Je vois que vous avez joués par une femme bien plus maligne et plus intelligente que vous, idiotes ! Heureusement que je suis arrivés à temps.
Son frère la regarda, puis reprit, perplexe.
— N’a-t-elle pas dit que, bientôt, nous entendrions parler d’elle ? Que crois-tu que ça signifie ?
— Que veux-tu donc qu’elle fasse ? Je suis heureusement là pour déjouer tous ses plans, affirma Alice en ricanant.
— Heu ... Bougonna le marquis en haussant les épaules, je n’ai pas grande confiance en les possibilités, ma pauvre Alice.
— Comment ? S’écria-t-elle furieuse, tu ne me crois donc pas capable de lutter contre cette mijaurée ? Je ne suis pas si bête que toi, mon pauvre Anselme !
— C’est ce que nous verrons, soupira-t-il en levant les yeux au ciel, excédé. En tout cas, nous devons nous tenir sur nos gardes, et notre situation actuelle n’est pas des plus enviables ...
— Parle surtout pour toi ! Répliqua Alice avec dureté.
( A SUIVRE LE 2 JANVIER )
