MOINEAUX SANS NID N° 62
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62 – AUDACE ET MECHANCETE
A cette même heure, précisément, Robert Montpellier rentrait à son atelier. Il était content, parce qu’il avait réussi à obtenir la déclaration de Jean Marigny. Quand il l’avait contraint à prendre la plume, dans l’auberge banlieusarde, il lui avait dit :
— Ecris, mot à mot, et sans protester, ce que je vais te dicter.
— Je vous écoute ... avait répondu le misérable avec un sourire méprisant
Et Robert avait dicté :
Monsieur le Juge,
J’ai appris que mademoiselle Valérie Labeille a été arrêtée comme ma complice et je dois déclarer, pour libérer ma conscience et parce que c’est la vérité, que cette jeune fille est innocente. Ma rencontre avec elle, rue de Paris, fut tout à fait fortuite. J’ai glissé les bijoux dans son sac sans qu’elle s’en aperçoive. J’ai fais cela parce que je me voyais en danger d’être arrêté par les agents et en pensant qu’ils n’inquiéteraient pas mademoiselle Labeille.
Mais ce n’est pas tout ce que je veux confesser, au moment où je suis sur le point de quitter la France pour toujours, car si je ne parvins pas à fuir, je ne tarderai pas à tomber aux mains de la police ; mademoiselle Valérie Labeille a été ma victime, toujours innocente et irresponsable de ses actes.
Pour le salut de mon âme, s’il existe une autre vie, je jure l’avoir hypnotisée. Usant du pouvoir magnétique que je possède, j’ai capté sa volonté, en faisant aimer d’elle et la contraignant à m’obéir en tout, sans qu’il lui fût possible de se rendre compte de ses actes. Je lui ai fait croire qu’elle éprouvait de l’amour pour moi, quand, en réalité, il ne s’agissait que d’une suggestion hypnotique.
Il est vrai que, la nuit du crime, j’allai dans la maison de mademoiselle Valérie, que j’enfouis les bijoux volés dans le garage et que je retourna les prendre par la suite pour les cacher en un lieu que je ne veux pas dévoiler.
Cette jeune fille est innocente de tout cela, elle n’a pas pris la part la plus minime au crime dont je suis accusé. Et on ne peut même pas lui reprocher d’avoir manqué à ses devoirs d’honnête femme, parce qu’elle n’était pas responsable de ses actes. C’est au contraire, une femme vertueuse et bonne et la justice commettrait une erreur grave et cruelle en la faisant souffrir plus encore que je ne l’ait fait moi-même.
Non seulement, je lui ai pris l’honneur, mais encore les biens qu’elle possédait et qu’elle m’a confiée, à mon instigation. Je sais que ce crime, de ma part, est aussi et même plus cruel que l’autre, mais je jure devant Dieu que je viens d’écrire toute la vérité.
« Jean Marigny »
— Très bien, dit Robert, après avoir relu cette lettre. Maintenant, fais une enveloppe au nom du juge d’instruction et je la posterai moi-même.
— Dans un autre quartier, je vous prie, fit observer le coquin, car si elle était timbrée du bureau de poste d’ici, on viendrait m’arrêter tout de suite.
— Tu as raison, reconnut le peintre qui ajouta : Je la fera porter au Palais, ainsi tu ne seras pas inquiété. A présent va où tu veux, je ne te dénoncerai pas. Je préfère te voir pris par la police, dont c’est le travail.
Marigny se leva. Il braqua sur Robert un regard lourd de haine et de menace et fit d’une voix sourde :
— Un jour, nous nous retrouverons, Montpellier !
— C’est possible. Bien que tu sois un criminel, nous avons encore, toi et moi, un sérieux compte à régler !
— Je sais de quoi vous voulez parler, répondit Jean, mais quoi que vous fassiez ou disiez, cette femme a été à moi ; elle m’a aimé et elle désignera celui qu’elle veut !
— Tu veux donc que je te donne tout de suite la correction que tu mérites ? Menaça le peintre dardant sur lui un regard étincelant.
— Vous manqueriez à votre parole, après m’avoir contraint à écrire cette lettre ! Protesta l’autre avec ironie. Souvenez-vous de ce que je vous ai ; si vous aimez Valérie, elle se chargera elle-même de me venger. Ce n’est pas la femme que vous imaginez !
Et sans attendre la riposte, il sortit rapidement de l’auberge.
— Va ! Soupira le peintre et que Dieu te pardonne tout le mal que tu as faut !
Aussitôt rentré à Paris, Robert envoya un commissionnaire porter la lettre au Palais de Justice. Puis, il rentra chez lui, attendant les réactions du juge d’instruction. Avec une certaine dose d’ingénuité, il pensait qu’on allait remettre Valérie en liberté immédiatement.
Dans l’entrée de sa maison, la concierge l’arrêta et lui dit :
— Monsieur Montpellier, une demoiselle vous attend là haut. Elle est très belle et n’a pas voulu me dire son nom.
— Valérie ! Cria-t-il, rayonnant de bonheur
Et il gravit l’escalier quatre à quatre. « Ce doit être elle ! Pensait-il. Ils doivent l’avoir relâchée, faute de preuves ! Elle m’aime et elle a pensé à moi, avant tous les autres ! »
Il parvint à son atelier et poussa la porte resté entrouverte. Assise dans un fauteuil, il vit une femme, en grand deuil et, la reconnaissant, Robert s’arrêta, indigné.
— Vous chez moi, Alice ? s’exclama-t-il rouge de colère.
— Ne vous fâchez pas, mon ami. Oui, c’est moi, moi qui viens vous parler loyalement, répliqua-t-elle avec calme.
Mais le jeune homme ne désarma pas.
— Nous n’avons rien à nous dire, riposta-t-il d’un ton froid. Et je vous prie de me laisser tranquille.
— Et moi, je vous prie de m’écouter ! Insista Alice.
— Non.
— Si, Robert ! C’est nécessaire ... C’est même indispensable pour nous deux. Je veux me réhabiliter à vos yeux. Je sais fort bien que c’est l’unique chose que je puisse espérer ...
— Vous réhabilitez ? Après ce que vous avez fait ?
— J’ai agi comme l’aurait fait n’importe quelle femme qui se serait trouvée dans ma situation, répondit-elle sans se troubler. Je vous avertis franchement que je n’ai pas dénoncé mes frères ... L’auriez-vous fait vous ?
L’artiste ne répondit pas ; il réfléchissait.
— Vous ne répondez pas ! Vous voyez bien que vous auriez fait la même chose !
— Je n’en suis pas sûr ! dit enfin le jeune homme d’une voix sourde. De toute façon, je ne peux pas retirer ma plainte, car ma réputation est en jeu !
— Vous m’obtiendrez rien, Robert, absolument rien. Le valet de chambre de notre pauvre oncle est de notre côté ... Dieu seul sait où se trouve le testament olographe, réduit en cendres probablement ... En outre, considérez que, en réalité, mes frères n’ont fait de tort à personne, car cet enfant ne doit pas exister ou bien, s’il vit, qui peut dire où ? Comment le trouver ?
— Ce n’est pas une raison ! Protesta Robert avec colère. Vous auriez du respecter les dernières volontés de votre oncle. Quant à l’enfant, j’espère savoir bientôt ce qu’il est devenu !
— Que dites-vous ? Avez-vous découvert quelque chose ? demanda Alice avec inquiétude.
— Oui. J’espère voir bientôt cette Anna.
— Oh ! Ce serait la plus grande joie de ma vie ! Déclara hypocritement la jeune fille ! Si vous retrouvez ce gamin, ma reconnaissance vous sera éternelle.
Robert la regarda, interdit, puis il questionna :
— Vous ... vous parlez sérieusement ?
— Je parle toujours sérieusement.
— Réfléchissez au fait que, si je retrouve l’enfant, la fortune de votre oncle lui reviendra en grande partie !
Alice haussa les épaules.
— Non ! Dit-elle. Même si l’on pouvait prouver que ce petit est le fils naturel de mon oncle, celui-ci n’en a aucunement parlé dans son testament.
— Mais ...
— Laissez-moi conclure ; la loi ne pourra donc pas nous enlever de que ne nous avons hérité, mais ma conscience, elle, me l’enlèvera !
Il la regarda, stupéfait.
— Que voulez-vous dire ?
— Que je céderai à l’enfant ce qui m’a été donné, expliqua Alice très calmement.
Cette déclaration fit sur le peintre l’effet que la jeune fille en attendait.
— Vraiment ? demanda-t-il avec émotion.
— C’est la proposition que j’ai faite depuis le début, et maintenant qu’il y a une possibilité de revoir le petit je la confirme ; je suis prête à le jurer sur l’Evangile ! Ce que je ne ferai jamais, entendez-moi bien, c’est dénoncer mes frères, même si ...
— Même si ... ? Répéta Robert.
— Même si vous me disiez : dénoncez-les et je vous épouse. Je répondrais, non !
Elle avait relevé la tête et Robert ne pouvait résister à l’intensité de son regard de feu. Quand Alice lui parlait de son amour, il ne savait plus que faire. Il était rempli de confusion et de peine en voyant que, par sa faute, une femme souffrait sans qu’il pût lui apporter d’apaisement. Il savait bien que l’amour fait souffrir !
Et son cœur généreux ne pouvait imaginer, chez une femme tant d’hypocrisie et de méchanceté. D’autre part, la façon dont Alice lui avait présenté l’affaire, depuis le début, ne pouvait que lui sembler logique. Elle agissait en tout de manière à couvrir ses frères, auteur d’un très grave délit. Et l’offre de céder sa propre fortune au fils inconnu de son oncle la démontrait parfaitement innocente.
Robert et Alice restèrent un moment silencieux. Puis la jeune fille reprit :
— Cependant, je veux que vous sachiez que, malgré ma résolution, je ne parle plus à mes frères et que je ne m’assieds plus à leur table. Si je ne vais pas habitez ailleurs, c’est uniquement pour éviter les bavardages des gens qui nous entourent.
— Vous avez raison, approuva Robert pour dire quelque chose.
— J’espère que je me suis justifiée ? Lui demanda-t-elle en se levant et en s’approchant de lui.
— Oui, Alice ... dit-il à voix basse, je crois à votre innocence. Votre pauvre oncle avait raison.
— Pauvre oncle ! Soupira-t-elle. Ah ! S’il était encore là ...
— S’il n’était pas mort, rien de tout cela ne serait arrivé, évidemment.
— Et ce n’est sans doute pas fini, murmura Alice pensive.
— C’est possible ... surtout si je retrouve son fils ...
— Et comment avez-vous retrouvé Anna ? demanda brusquement la jeune fille.
— J’ai chargé un policier privé de la rechercher. Elle revient d’Angleterre demain. Ce détective a envoyé un de ses agents l’interroger à son arrivée sur le continent.
— Pourquoi n’y allez-vous pas vous-même ? Il me semble que vous ne devriez laisser ce soin à personne.
Le peintre secoua la tête.
— J’ai autre chose à faire ici, répondit-il.
— Ah ! Je comprends ! Valérie ... Il me semble impossible qu’un homme comme vous, avec votre talent ...
— Je vous prie de ne pas dire de mal de cette femme ! Coupa-t-il avec irritation.
— Oh ! Voyons ! Et quels termes pourrait-on en parler ! Il ne vous suffit donc pas qu’elle soit en prison et que sa culpabilité soit prouvée ?
Le jeune homme secoua de nouveau la tête avec énergie.
— Elle est innocente ! S’exclama-t-il et j’espère qu’elle sera remise en liberté aujourd’hui même !
Alice le regarda avec insistance.
— Vous l’aimez vraiment beaucoup ? Répondez-moi franchement.
Robert hésita un moment, puis il avoua à voix basse :
— Oui, je l’aime beaucoup.
Alice pâlit.
— Voilà qui me plait ! Assura-t-elle d’un ton légèrement ironique. Franchise et loyauté avant tout !
— Je ne sais pas mentir, affirma Robert.
— Je m’en aperçois ! Moi non plus, d’ailleurs. Je devrais vous mépriser et m’en aller, vous oublier tout à fait ...
Il tressaillit douloureusement.
— Pardonnez-moi, Alice dit-il, ému, mais il vaut mieux que nous discutions de nos sentiments avec franchise.
— Qu’avez-vous donc trouvé en cette femme ?
— Je ne pourrais pas l’expliquer, répliqua-t-il avec sincérité. Mais, dès le premier instant, j’ai senti que je l’aimais.
— Eh bien ! Préparez-vous à une désillusion ... C’est cruel de ma part, je le sais. Pourtant, je ne pense qu’à votre bien et je le désire, avant tout, vous tirer du mauvais pas où vous vous êtes engagé.
— Une désillusion ? Répéta le peintre en fronçant les sourcils.
— Oui, et assez grave, ajouta la jeune fille. J’ai obtenu des renseignements sur cette femme, auprès de personne qui la connaissaient bien et qui ont cessé de la fréquenter.
— Vous ... vous avez des renseignements précis ?
— Oui, Robert, oui ! Et malheureusement, ils ne sont pas bons !
Le jeune homme fit un geste de protestation.
— Elle m’a elle-même parlé de son passé, dit-il. Et cela n’a fait qu’augmenter son amour pour elle !
Alice eut un sourire sardonique, puis elle repris :
— C’est sa tactique, évidemment ; prévenir les soupçons toujours se poser en victime ... Ah ! C’est une femme astucieuse et très dangereuse !
— Alice, je vous en prie !
— Et moi, je vous prie de m’écouter ! Je vous parle sérieusement et avec désintéressement, Robert ; éloignez-vous de cette femme ! Cet amour, indigne de vous, vous conduirait à votre perte !
Cette fois le peintre poussa un cri.
— Assez ! Assez ! Ordonna-t-il, frémissant d’indignation. J’ai la preuve de son innocence. Dieu ... ou le hasard à voulu que, ce matin, je rencontre Jean Marigny. J’ai été sur le point de le tuer. Mais j’ai réussi à me contenir et je l’ai forcé à écrire une lettre au juge d’instruction dans laquelle il proclame l’innocence de Valérie et déclare qu’il l’avait soumise à sa volonté par des moyens hypnotiques ... Cette lettre dois être maintenant entre les mains du magistrat.
— Et vous n’avez pas fait arrêter ce criminel ! demanda Alice surprise.
— Non, je l’ai laissé aller. Je ne suis pas un délateur. Ceux dont c’est le métier n’ont qu’à le chercher. J’ai obtenu la confession écrite de ce misérable et il m’importe peu qu’il échappe à la police.
Alice, très intéressée, se fit raconter les faits et voulut savoir où Robert avait rencontré l’assassin et ce qui s’était passé entre eux. Quand elle eut obtenu une relation complète, elle observa :
— Je suis sûre qu’il vous a menti pour que vous le laissiez en liberté.
— Non ! Jeta Robert, je sais ...
— Vous ne savez rien ! interrompit-elle avec énergie. Vous êtes trop bon, trop crédule et trop noble pour imaginer tant de fausseté. Je vous assure que cette Valérie Labeille est une ...
— Alice !
— Ce nom fut lancé comme une menace.
— Non ! Fit la jeune fille, avec un mauvais sourire. Je ne dirai pas ou qu’elle est, par égard pour vous ... mais, pas pour elle, car elle ne le mérite pas. Vous devez savoir, cependant, qu’elle a été aussi la maîtresse d’un autre homme, et ce, de son plein gré. Jean n’a pas été le seul.
Elle s’interrompit par crainte, en voyant que le peintre devenait rouge de colère et serrait les points.
— Ce n’est pas vrai ! Hurla-t-il, les yeux exorbités, c’est une calomnie.
— Vous connaissez Georges Bertil ?
— Non.
— Eh bien ! C’est un de mes amis d’enfance, un homme respectable que je considère comme faisait partie de ma famille. Il est plus âgé que moi et m’a fait sauter sur ces genoux quand j’étais petite. Tout le monde vous dira que c’est un gentilhomme dans toute l’acceptation du terme ...
— Et alors ? Continuez ! Pressa Robert. Vous ne voyez pas que je brûle d’impatience !
— Vous connaissez l’écriture de cette femme ? demanda Alice, après une pause.
— Oui ! J’ai une de ces lettres, riposta Robert.
Alors, Alice ouvrit son sac et en tira une feuille de papier.
— Lisez cela, dit-elle en la lui tendant.
Le malheureux lut en silence, pâlissant au fut et à mesure qu’il poursuivait sa lecture :
Georges de mon âme,
Pourquoi ne viens-tu pas ? Ne sais-tu pas que je souffre ? Huit jours sans te voir ! Aurais-tu oublié ta Valérie ? Serais-tu jaloux ? Ne fais pas l’enfant ! Tu sais trop bien que je ne peux aimer un autre homme que toi, que tu es le seul et vrai amour que j’aie eu dans ma vie.
L’autre n’est rien pour mon cœur et je le hais presque. Je me suis liée à lui que par des intérêts matériels alors que tout son amour est pour toi ! Et c’est un grand amour, Georges, je te le jure !
Est-il possible que tu aies oublié si vite l’ardeur de nos baisers et les moments ineffables que nous avons vécus ensemble ? Reviens ! Reviens-moi, ne m’abandonne pas ! Je t’attends ce soir. Si je ne te vois pas je ne sais pas ce que je deviendrais.
« Ta Valérie qui t’adore »
Robert tremblait comme si un froid horrible s’était insinué en lui.
Brusquement, il arracha son portefeuille de ma poche et en tira la lettre que Valérie lui avait écrite quand elle lui avait renvoyé l’argent qu’il lui avait fait porter par son domestique pour payer « l’Araigne » : c’était la même écriture !...
— Qu’en dites-vous ? demanda Alice, jouissant de l’immense douleur de l’homme qu’elle aimait.
— Je ne sais pas ... Je ne sais plus ... Je ne veux pas y croire ! Balbutia-t-il comme assommé.
— Que faudrait-il donc pour vous arracher de ce bourbier ?
— Je dois parler à cet homme ... Il ne peut être un homme d’honneur pour vous avoir remis cette lettre.
— Eh bien ! Je vous présenterai à lui quand vous le voudrez.
— Aujourd’hui même ! Jeta Robert, hors de lui. Tout de suite !
— Vous avez le téléphone ? demanda Alice tranquillement.
— Oui ! Là ! Indiqua-t-il en désignant un angle de l’atelier.
La jeune fille s’approcha de l’appareil et composa un numéro. Peu après, elle eut la communication ...
« C’est toi, Georges ? Ici Alice ... Veux-tu m’attendre chez toi ? Je viens tout de suite ... »
Elle se tut pour écouter la réponse de son correspondant puis reprit calmement, répondant sans doute à une objection :
« Si ... Je veux te présenter la personne dont je t’ai parlé hier ... Ne crains rien ! Tu rendras service à un honnête homme, actuellement désemparé ... Oui, oui, nous venons tout de suite »
Elle coupa la communication et dit en se retournant vers le peintre :
— Venez Robert ! Monsieur Bertil nous attend !...
( A SUIVRE LE 28 SEPTEMBRE )