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CONSEILS PRATIQUES DE MODE

24 Septembre 2011, 09:00am

Publié par nosloisirs

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CONSEILS PRATIQUES DE MODE

Non seulement nous ne nous décidons pas abandonner la jaquette, mais nous acceptons avec joie toutes ses transformations. Si quelques-unes parmi nous la préfèrent classique et d'une allure toute masculine, beaucoup d'autres ont adopté celle qui s'orientait vers une élégance plus féminine. Que de formes différentes elle prend pour nous séduire. Voici les jaquettes de style Louis XIV Louis XV en velours ornées de galons, de soutaches bordées de biais en satin, avec leur gilets de soie ancienne, jabots et plissés de dentelle, elle ont tout à fat grand genre. Nous avons encore la petite veste « Garde Française » dont les basques très dégagées et d'un mouvement fuyant donnent aux femmes qui le portent un petit air crâne et décidé, tout à fait amusant. N'oublions pas la jaquette américaine pratique avant tout mais non dénuée d'un certain chic.

 

CONSEILS DE MODE N° 3


Enfin il nous reste à constater que ce vêtement a définitivement remplacé le boléro. A-t-il assez long à mourir ce pauvre et tant aimé boléro.

Il a régné en maître pendant une dizaine d'année ; il dominait tout ; la robe du matin, de visite, de bal, les manteaux jusqu'au costume de bain ! Mais cette fois il est mort, bien mort et aujourd'hui, la jaquette a tous nos hommages et comme le boléro, elle se retrouve partout. Les robes du soir ont aussi leur veste... en dentelle par exemple et, je dois dire que, posée sur une jupe en mousseline de soie très flou, c'est infiniment joli et riche.

Croyez-moi je suis persuadé qu'à la demi-saison ce vêtement fera encore florès.

Puisque ici j'ai tant dit que la jaquette avait mes suffrages, il est bien juste que je vous en donne, aujourd'hui un nouveau et gentil modèle, pratique aussi.

Cette veste n'est ni « Louis XIV » ni « Louis XV » non lus « Garde Française » encore moins « américaine » mais « Directoire ».

elle est en drap vert, demi-ajustée, à taille courte, s'ouvrant largement pour laisser voir un gilet de soie ancienne très court, dont les grands revers se rabattent sur les devants de la veste. Les basques longues et légèrement fuyantes. Une couture sur le haut des épaules se continuent sur la manche qui elle, ne fait qu'un avec le corps de la veste. Petit côté rajouté sous la manche et sur les hanches. Col droit fait d'un biais de satin noir que l'on retrouve bordant la veste, cachant la couture des manches et formant le poignet d'où sort un plissé de dentelle ; quatre gros boutons de satin ornent le devant, jabot de dentelle.

Jupe Empire en tissu quadrillé vert et noir, taillée en biais et se composant de quatre lés, une couture devant, derrière et une sur les hanches. Dans le bas un biais de drap encadré par deux biais de satin noir.

Chapeau tendu en ottoman vert, calotte haute, drapée de velours noir. Sur le côté une fantaisie marabout et plumes de coq d'un prix très abordable : 4.50 F.

nous destinons notre petite robe en laine quadrillé, si simple et si gentille à celle de nos lectrices qui portent le beau nom de « très jeunes filles ».

Le devant du corsage est plissé, plis plats, taillé en droit fil et forme un plastron qui semble se continuer tout le long de la jupe ; les côtés sont froncés et pris dans le biais, ils forment en même temps la manche longue terminée par un poignet de tulle brodé. Petite guimpe également en tulle brodé.

La jupe comme je disais plus haut est taillée droit, fil devant et continue les plis du corsage. Les côtés sont biaisés et posés à plat. Le dos répète aussi bien pour le corsage que pour la jupe, les plis du devant. Une ceinture soit en satin, soit en cuir souple, enrichie d'une boucle, enserre la taille.

Cette petite robe est tout à fait charmante. Le chapeau qui l'accompagne se fera facilement chez soi. La forme est cloche, de grandeur moyenne, un grand béret en velours cache la calotte et empiète sur le passe. Une bande de fourrure entoure le béret ; de côté, une aigrette s'érige vers le ciel assez effrontément.

Je disais bien qu'il nous fallait attendre un peu pour donner de nouveaux modèles de robes de bal. J'ai vu dernièrement des choses qui prouvent combien la mode évolue en ce moment, et combien elle nous réserve de surprises.

 

REVUE NOS LOISIRS DU 19 JANVIER 1908

 

 

 

 

 

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