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MOINEAUX SANS NID N° 176

2 Septembre 2012, 09:00am

Publié par nosloisirs

CHAPITRE-176--.jpegMichel Labeille et sa fille vivaient toujours dans le petit coin perdu proche de la côte méditerranéenne où ils s’étaient installés en raison de l santé, très compromise alors du grand directeur de firmes cinématographiques.

Mais l’état de Labeille s’était fortement amélioré ; le climat de cette région, le calme qui l’entourait et, surtout, les soins affectueux de sa fille avaient accompli un véritable miracle.

Il se sentait de nouveau actif et vigoureux et il commençait à manifester un vif désir de reprendre son travail.

— Je ne puis m’habituer à ce désoeuvrement, disait-il à Valérie, tu dois le comprendre, ma chérie. Je n’ai jamais cessé de travailler, et, plus d’une fois, j’ai perdu et regagné des fortunes. Ce n’est pas l’appât du gain qui me pousse à me dépenser ainsi, mais l’amour de l’activité. A présent, j’ai l’impression d’être un inutile ! Une vraie larve ! Et lorsque je pense aux terribles instants que traverse notre cher pays accablé par la guerre et que je vis ici, au calme, sans rien faire, il me semble faillir à mon devoir d’homme et de citoyen !

— Je te supplie de ne pas te tourmenter ainsi, papa ! Grondait tendrement Valérie. Réfléchis donc un peu ! Je comprends ta réaction et ton désir de reprendre tes occupations ; cependant, n’oublie pas que tu viens à peine de te remettre d’une longue et grave maladie et que tu dois être très prudent. Tu n’as plus vingt ans et ton organisme ne peut encore supporter de longues fatigues ni trop de soucis !

— Alors, tu veux que je continue à vivre dans une pareille oisiveté ! Protestait Labeille en hochant la tête.

— Je te demande seulement, papa, d’être un peu patient. Dès que tu auras recouvré toute ton énergie et qu’il n’y aura aucune rechute à craindre, tu pourras recommencer à travailler, bien qu’au début, il ne faudra pas exagérer !

— Sais-tu à quoi je pense depuis quelques temps, ma chérie ? S’écria soudain Labeille. Puisque je suis directeur de firmes cinématographiques et aussi producteur, je devrais m’orienter vers des bandes inspirées de la guerre et ...

— C’est une excellente idée, interrompit sa fille en l’approuvant. Cependant il te faut patienter encore car je pense que ce sera un travail assez fatigant. Comme je te connais, au lieu de t’y consacrer que quelques heures par jour, tu t’y donneras sans réserve et finiras pas t’épuiser très vite !

— D’accord, Valérie ! Je t’obéirai et j’attendrai tout le temps que tu voudras !

Michel Labeille n’avait plus reparlé de ce nouveau projet auquel, pourtant, il ne cessait de penser, mais Valérie qui ne le perdait pas un instant de vue, assise auprès de lui en s’occupant à quelque ouvrage de couture, avait facilement deviné quel était le sujet des méditations paternelles.

Quinze jours encore s’écoulèrent lorsqu’un matin, Berthe, en rentrant du marché, vint apporter une lettre à sa jeune maîtresse.

— J’ai rencontré le facteur, Mademoiselle, et il m’a remis cette enveloppe pour vous, expliqua-t-elle.

La fille de Michel Labeille examina le timbre et remarqua que la missive venait d’Espagne, de Barcelone très exactement. Comme l’écriture lui était inconnue et que la missive était adressée à son père, elle courut le rejoindre pour la lui donner.

Labeille eut un sourire satisfait en lisant l’adresse.

— C’est Estelle qui m’écrit ! Annonça-t-il gaiement.

Il déchira vivement l’enveloppe et s’empressa de lire les quelques lignes qui lui étaient adressées.

— Parfait ! S’exclama-t-il en se tournant vers Valérie qui était restée auprès de lui ; Estelle nous annonce sa visite. Elle a achevé de tourner son dernier film et me parle d’une idée qu’elle désire me soumettre. Naturellement elle me charge également de toute son amitié pour toi, ma chérie.

— Merci, répondit la jeune femme. Je suis très contente à l’idée de revoir Estelle !

— Je suis certain reprit Michel Labeille, qu’elle ne tardera pas à arriver.

Cette perspective ravissait l’industriel qui montra toute la journée une réelle bonne humeur et un entrain inaccoutumé.

Quelques jours plus tard, une voiture se dirigeait vers la villa, soulevant un nuage de poussière sur le chemin vicinal non goudronné, lorsqu’elle stoppa à l’intérieur du jardin — la grille ayant été vivement ouverte par Antoine accouru aux vibrants coups de klaxon de la conductrice — Estelle en descendit, toute souriante.

Elle n’avait qu’une petite valise pour tout bagage et annonça à ses hôtes qu’elle ne s’arrêterait que peu de temps auprès d’eux, désireuse de réaliser ensuite au plus vite le projet qu’elle tenait tout à communiquer à son cher ami Michel.

Après les premiers instants d’effusion, alors qu’ils venaient de s’installer à table où un exquis déjeuner leur fut servi, Labeille demanda à la jeune visiteuse :

— Alors, chère Estelle, quoi est donc ce mystérieux projet ? J’avoue être très impatient de le connaître !

La charmante artiste sourit et répondit après une imperceptible hésitation, comme si elle cherchait à rassembler ses idées.

— Eh bien ! Voilà, mon cher Michel ; comme, à cause de la guerre, l’activité cinématographique subit de sérieux ralentissements, je sis convaincue qu’un producteur audacieux pourrait avoir un immense succès en se consacrant à une production inspirée de la guerre ou s’y rattachant plus ou moins.

A cette déclaration inattendue, Michel Labeille adressa à sa fille un rapide regard complice et tous deux éclatèrent d’un fou rire irrésistible à la grande stupeur, et même à la consternation d’Estelle qui pensa qu’ils désapprouvaient complètement son idée.

— Evidemment, vous ne devez pas du tout apprécier mon projet Michel ! Murmura-t-elle d’une voix désolée.

Labeille protesta riant toujours :

— Au contraire, Estelle ! Affirma-t-il avec force. Je partage entièrement votre point de vue et je dois vous avouer que j’ai eu exactement la même idée. J’en ai même parlé ces jours-ci à Valérie !

— Dans ce cas, je suis ravie, Michel ! S’exclama l’artiste, toute heureuse. Il faut donc nous mettre à l’œuvre sans perdre de temps !

Cestaussimonavis,répliquaLabeille,évitantderegarderducôtédeValérie,carilcraignaitdeliresurlevisagedesafilleunequelconquedésapprobation.

Ilnesetrompaitpas,carValérieditaussitôtavecunaccentdaffectueuxreproche :

— Ne crois-tu pas que ça ne serait guère prudent, papa chéri ?

— Mais non, mais non ! Affirma-t-il. Je suis tout à fait en forme à présent. Le repos dans ce pays si calme, à l’air si salubre m’a complètement remis d’aplomb, ma petite fille, et je ne vois vraiment pas pourquoi je ne reprendrais pas mon ancienne activité !

— J’ai peur que tu ailles trop vite, insista Valérie avec une évidente inquiétude. Il arrive parfois que l’on présume trop de ses forces ... Et tu as été si malade ! De plus, il y a encore quelque chose d’autre qui me tourmente ; vous avez l’intention de tourner un film sur la guerre ; cela signifie que tu iras dans les zones de front ou tout au moins que tu essayeras de t’en approcher ?

Michel Labeille fronça les sourcils et garda le silence quelques instants.

— Ce que tu dis est assez juste, ma fille chérie, et ce sera vraisemblablement ce que je ferai. Toutefois, comme je ne suis qu’un producteur, tu n’as pas à t’inquiéter outre mesure. Je tâcherai de découvrir des garçons entreprenants si ce sont eux qui se rendront dans les coins les plus exposés.

— Je ne e crois pas entièrement, mon papa ! Répliqua Valérie en hochant sa jolie tête. Je te connais et je sais combien tu peux être scrupuleux dans ton travail. Tu finiras par vouloir mettre au point toi-même certains détails ... Aussi, j’hésite beaucoup à te donner mon consentement, même sachant que tu peux parfaitement passer outre !

— Ne dis pas cela, petite chérie ! Soupira Labeille, tu sais bien que j’ai toujours suivi tes conseils jusqu’à présent et je t’affirme que, cette fois, je saurai freiner mes désirs et que je m’approcherai pas des zones dangereuses. Après tout, j’ai également le devoir de veiller sur toi ...

Valérie eut un douloureux hochement de tête.

— Ne t’inquiète pas à mon sujet, papa ! Murmura-t-elle. Il s’agit uniquement de toi et de ta santé. C’est la seule chose qui compte à mes yeux !

— Je ne l’ignore pas, mon trésor, assura Michel, ému ... Mais je te répète de ne pas te tourmenter en ce qui me concerne. En outre, le travail ne peut commencer tout de suite, car il s’agit d’une entreprise qui demande une très longue préparation et une étude approfondie avec les services militaires compétents. Donc, rassure-toi et accorde-moi une certaine liberté d’action. Tu verras que ma santé en bénéficiera, la bonne humeur ayant toujours très heureusement influencé l’état physique de l’individu.

Valérie comprit qu’un tel enthousiasme serait, en effet, très bénéfique pour son père. Après tout, s’il ne commettait pas d’imprudence, il ne lui arriverait sûrement aucun mal ...

C’est ainsi que, un peu plus tard ayant quelques ordres à donner pour la marche de la maison et à achever certains petits travaux de jardin, elle laissa Estelle et son père en tête à tête, discutant avec animation de leur grand projet.

Tous deux s’entretinrent jusqu’à l’heure du dîner et commencèrent tout de suite après jusqu’au moment d’aller se coucher.

Estelle passa quelques jours auprès de Valérie et de son ^ère, durant lesquels ce dernier la chargea de lui fournir tous les renseignements nécessaires à la réalisation de leur projet et d’entrer en contact avec les services cinématographiques de l’armée.

Le soir qui précéda le départ de la jeune artiste, profitant d’un moment où Valérie était sortie, Labeille questionna Estelle au sujet de Jean Marigny.

— Ainsi, ce vaurien a de sérieux ennuis actuellement ?

— Oui, Michel, répondit la jeune femme. Comme vous me l’aviez demandé je ne l’ai jamais perdu de vue et je me suis adressée à cet effet à une agence privée très sérieuse.

— Et vous avez bien fait, approuva Labeille.

— J’ai donc appris tout récemment, révéla Estelle, que Jean Marigny est presque dans la misère, malgré la somme importante que vous lui avez fait verser juste avant votre départ d’Espagne. Il a même commis quelques escroqueries, aidé en cela par un voyou de son genre avec lequel il semble très lié.

Michel Labeille parut tout songeur en entendant ces propos, il poussa un profond soupir et dit encore :

— Je ne devrais sans doute pas me soucier de cette crapule, mais pour des raisons que je ne peux les révéler pour le moment, je suis forcé de le faire. Je me demande même si je ne pourrais pas l’utiliser dans notre prochain travail ... Bien qu’il soit une vraie canaille, il ne manque pas d’audace et il se moque du danger.

— Que voulez-vous dire, Michel ? S’écria Estelle, très étonnée.

— La dernière fois que j’ai vu cet homme, il m’a prié de lui procurer du travail. Eh bien ! Je crois à présent pouvoir le faire !

— Vous voudriez réellement l’employer, Michel ? S’enquit la jeune femme, de plus en plus surprise.

— Oui ! S’il accepte d’être opérateur de cinéma et de se rendre dans la zone des armées, expliqua froidement Labeille. Ainsi il aura la possibilité de gagner pas mal d’argent et de se racheter honnêtement, car ce que je lui propose peut être très dangereux. Qu’est-ce que vous en pensez, mon amie ?

— Je ne sais que vous dire, Michel, répondit la jeune artiste avec embarras. Cependant, pour être opérateur, il faut avoir des connaissances sérieuses de ce métier !

— Evidemment, répondit le père de Valérie. Seulement, ce Marigny est justement un garçon intelligent et adroit ; il aura donc très vite fait de se mettre au courant ... D’autre part, pour débuter, je le ferai utiliser comme assistant par un homme de métier ... un chevronné !

Estelle réfléchit, puis répondit :

— Vous avez raison, Michel ; si vous voulez offrir à ce triste sire la possibilité de se racheter, c’est un excellent moyen.

— Voudriez-vous m’aider et vous charger de le contacter, mon amie ? Demanda Labeille. Je suis sûr que vous saurez très clairement lui exposer mon idée. Je ne vous demande pas de le convaincre à tout prix, limitez-vous à la pressentir pour cet emploi. S’il accepte, vous lui donnerez les instructions nécessaires que je vous communiquerai avec votre départ.

— C’est entendu, Michel, je ferai comme vous le désirez, assura en souriant la jeune artiste. Cependant, laissez-moi vous dire que vous êtes bien trop généreux, car cet homme ne mérite pas tant d’égards !

Un profond soupir échappa à Michel Labeille.

— Je vous ai déjà dit tout à l’heure, Estelle, que j’ai des raisons graves et personnelles pour essayer de secourir ce misérable, murmura-t-il d’une voix sourde. Si je devais m’écouter, je l’étranglerais plutôt de mes propres mains. Mais, hélas ! Il existe parfois dans la rue, des circonstances qui vous forcent à agir tout à fait différemment de la façon que l’on voudrait ... et c’est le cas !

Estelle Marnier n’ignorait pas les raisons qui poussaient Michel Labeille à agir de la sorte ; il lui avait fait certaines confidences lorsqu’ils se trouvaient ensemble, et seuls, à Barcelone, mais, délicate et discrète, elle n’avait plus jamais abordé ce sujet.

Elle se borne à admirer l’infinie générosité de cœur de cet homme qui, ayant retrouvé sa fille, n’agissait plus que pour faire le bien !

— C’est entendu, mon ami, murmura-t-elle après un court silence. En rentrant à Barcelone, je prendrai immédiatement contact avec Jean Marigny. Je lui ferai part de votre proposition et vous communiquerai aussitôt après sa réponse.

— Ce soir avant de me coucher, déclara Michel Labeille, je consignerai par écrit toutes les dispositions à prendre au cas où cet homme accepterait ma proposition et je vous les remettrai avant votre départ demain matin.

— Je suppose que vous n’avez plus rien à ajouter là-dessus ? Conclut la jeune femme en souriant. En tout cas, et pendant mon absence, songez à un scénario bien équilibré pour la réalisation de notre premier film inspiré de la guerre. Je serai tellement heureuse de collaborer avec vous dans une aussi intéressante production !

Elle se tut quelques secondes, puis reprit :

— Il est vrai que je ne suis qu’une actrice comme tant d’autres. Pourtant l’amour de mon métier et l’expérience acquise durant de nombreuses années de travail me pousse sans cesse à chercher de nouveau, et je suis sûre que cette activité sera parmi les plus intéressantes de ma carrière !

— C’est très juste, ma chère amie. Je vous affirme que j’apprécie beaucoup une telle collaboration et je suis certain qu’ensemble nous préparerons et ferons un travail passionnant !

— Comme je regrette d’être forcée de repartir ! S’écria Estelle avec chagrin. J’aurais tant aimé rester ici et commencer immédiatement à mettre sur pied notre projet. Mais je réalise qu’il y a encore de nombreuses démarches à entreprendre avant de débuter et de préparer des plants sérieux.

— N’oubliez pas ce que je vous ai dit à propos de Jean Marigny. S’il hésitait, essayez de le convaincre d’accepter mon offre, je vous en prie, Estelle.

— Je ferai de mon mieux, promit la vedette.

Comme à cet instant, Valérie revenait auprès d’eux, ils s’empressèrent de changer de sujet de la conversation.

Finalement, l’heure d’aller se coucher arriva. Devant se lever fort tôt le lendemain, Estelle fit ses adieux à Valérie qu’elle embrassa très tendrement.

En effet, le matin suivant, la jeune artiste quitta son lit que la lueur blafarde de l’aube commença à blanchir les vitres de sa fenêtre et Michel Labeille la rejoignit peu de temps avant qu’elle ne quitta la villa pour lui remettre le papier promis.

— Voici mes instructions, Estelle, dit-il en embrassant la jeune femme qu’il conduisit jusqu’au perron devant lequel attendait la voiture de l’artiste.

— Au revoir, Estelle et bonne chance ! Lui cria-t-il gaiement, tandis qu’elle mettait le contact.

Elle lui répondit d’un geste gracieux de la main et démarra. Sa puissante Bugatti disparut bientôt sur la route blanche, soulevant un épais nuage de poussière.

Labeille quitta le seuil de la porte et alla s’asseoir à la table de la salle à manger, plongé dans de profondes réflexions, tout en dégustant une tasse de café que Berthe, toujours prévenante et dévouée, venait de lui servir.

Valérie le rejoignit deux heures plus tard.

— Estelle est donc partie, murmura-t-elle. Dommage ! C’est une femme tellement intelligente, si bonne et de si agréable compagnie ! Je ... Mais qu’as-tu donc, papa ? Tu sembles préoccupé ce matin !

— Oui, ma chérie, répondit-il en lui souriant tendrement. Notre amie nous a quittée et je pense déjà à son futur travail. Je t’assure chérie, que je vais réaliser une chose absolument magnifique. J’imagine déjà l’accueil que le public fera à notre film lorsqu’il passera sur les écrans !

Valérie sourit, ravie de voir son père animé d’une telle vitalité. Depuis longtemps il n’avait manifesté une telle ardeur. Etait-il donc complètement guéri ?

La perspective du futur et si important travail qu’il allait entreprendre l’effraya un instant, mais elle se rassura en se disant qu’elle le surveillerait et empêcherait tout excès qui pourrait risquer de compromettre une santé si difficilement recouvrée.

Puis, l’esprit de la jeune femme se tourna vers cette guerre dont nul ne pouvait prévoir la durée ni la fin et qui pesait si lourdement sur son cœur, menaçant son cher et beau pays ...

— Estelle est décidée à m’aider, reprit Labeille en s’arrachant à ses méditations et avec elle à mes côtés, je suis certain de la réussite. En attendant, je pense qu’il nous faudra quitter bientôt ce charmant pays pour nous rapprocher davantage de la zone des opérations.

Le beau visage de Valérie s’assombrit.

— Mais ce sera très dangereux, papa !

— Je ne le pense pas, ma chérie. D’ailleurs, si cela le devenait trop nous pourrons toujours nous retirer à l’arrière.

Labeille était trop optimiste et les tristes événements qui suivirent ne tardèrent pas à le lui démontrer ...

 

( A SUIVRE LE 5 SEPTEMBRE )

 

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