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MOINEAUX SANS NID N° 155

30 Juin 2012, 09:00am

Publié par nosloisirs

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Comme il l’avait promis à Alice, le gardien de prison Grégoire Morel allait, le lendemain matin, frapper à la porte du secrétaire général de l’établissement ; monsieur Claude Lornier.

C’était un homme jeune, de trente cinq ans environ, mince aux traits réguliers, au nez fin chevauché de grosses lunettes cerclées d’écailles (ou simili) derrière lesquelles brillait un regard cynique mais intelligent.

Lornier était un garçon dur et fermé, intimidant aisément tous ceux qui avaient à faire avec lui.

En voyant entrer Grégoire, il leva les yeux du dossier qu’il examinait à ce moment et lui demanda sèchement :

— Que voulez-vous ?

Grégoire ne répondit pas tout de suite, il s’appliqua à refermer soigneusement la porte par laquelle il venait de pénétrer ce qui provoqua la fureur de Lornier.

— Puis-je savoir ce que vous venez faire ici ? Questionna le secrétaire avec colère. Je vous préviens que je n’ai pas de temps à perdre, car j’ai à terminer mes comptes de fin de mois et je suis déjà en retard.

Le gardien s’approcha de son bureau en souriant, puis se pencha mystérieusement vers lui.

— Je suis venu vous proposer une affaire monsieur Lornier, murmura-t-il tout bas.

L’autre ferma à demi les paupières, se mordit les lèvres, intrigué et retira ses lunettes, qu’il essuya soigneusement avec son mouchoir.

— Une affaire, Grégoire ? Répéta-t-il, soupçonneux. Et de quel genre est cette affaire ?

L’homme parut tout d’abord embarrassé, puis après avoir dévisagé silencieusement son supérieur durant quelques secondes, il s’informa sans autre préambule :

— Vous plairait-il de gagner trente mille francs, monsieur Lornier ? Ca ne vous demanderait que l’octroi d’une légère faveur ...

Bien qu’Alice l’eût jugé idiot, Grégoire ne l’était pas au point de ne pas ruser avec le secrétaire en lui proposant une somme moindre que celle qui avait été offerts par la sœur du marquis d’Evreux ; il se réservait vingt mille francs pour son usage personnel !

La proposition de Grégoire prit de court Claude Lornier, il évita le regard du gardien, se demandant quelle pouvait être la faveur que l’on attendait de lui ...

Généralement, tous ceux qui venaient lui demander de les aider en faisant certaines transgressions au règlement, lui offraient rarement plus de cinq mille francs, tandis que, cette fois, Grégoire lui proposait une somme assez forte. Ceci lui laissait supposer qu’il s’agissait de quelque chose de plus sérieux que d’ordinaire.

Il chercha à deviner, examinant attentivement son interlocuteur, puis il répondit l’air soucieux :

— Evidemment, Grégoire, cela ne me déplairait pas. Toutefois, je ne voudrais pas être mêlé à une vilaine histoire.

— Oh ! Monsieur Lornier, répliqua le gardien en riant, comment pouvez-vous avoir de pareilles idées ?

— Bref, de quoi s’agit-il ? Questionna de nouveau le secrétaire. Parlez franchement. Si je juge la chose impossible, vous n’insisterez pas, je vous prie !

— Alors je serai très clair, Monsieur, fit le gardien après une légère hésitation ; vous savez certainement que le nommé Robert Montpellier est ici en attendant d’être jugé, accusé de vol et de rapt d’une fillette.

Le secrétaire fronça les sourcils et leva une main en signe de protestation.

— S’il s’agit d’intervenir pour cet individu, je regrette beaucoup, Grégoire, mais il n’y a rien à faire !

— Mais, Monsieur, protesta l’autre, je ...

— Ce détenu, interrompit sèchement Claude Lornier, a été l’objet de sanctions particulièrement sévères, et je ne peux rien pour lui. De plus, si on apprenait mon intervention, je risquerais gros !

— Mais qui pourrait le savoir ? S’écria Grégoire, navré.

— Je n’en sais rien, mais n’en parlons plus !

— Cependant monsieur Lornier, v vous ignorez encore ce que je venais vous demander, insista Grégoire.

— Je vous ai déjà dit « non » ! Déclara avec énergie le secrétaire ennuyé. Ces derniers temps, je me suis montré trop indulgent avec plusieurs détenus et, avant-hier, le directeur me l’a vivement reproché déclarant que, si le règlement n’était pas scrupuleusement observé, il sévirait à mon égard. Sachez que je ne tiens pas du tout à en arriver là, d’autant plus qu’il est question d’un prisonnier encore plus tenu à l’œil que les autres.

Malgré ce refus catégorique, Grégoire ne s’avoua pas vaincue ; l’idée de ne pouvoir satisfaire Alice d’Evreux lui était insupportable !

A présent, le secrétaire, ne se souciant plus de lui, s’était replongé dans l’examen de ses dossiers, tandis que le gardien réfléchissait intensément.

— Il est évident, Monsieur, s’entêta-t-il à poursuivre que si la chose ne présentait pas de difficultés, je ne me serais pas adressé à vous.

L’autre releva la tête, agacé.

— Je vous ai déjà dit « non » et ça suffit ! L’argent certes, plait à tous, mais je n’entends pas courir de gros risques pour en gagner.

Grégoire le dévisagea avec un léger mépris.

— Si j’ai bonne mémoire, Monsieur Lornier, en d’autres occasions vous avez témoigné moins de scrupules, rétorqua-t-il. Il s’agissait alors d’aider un dangereux détenu qui, au procès, a été condamné à mort !

— Mais il a été gracié ensuite, corrigea Claude Lornier avec ironie. J’avais en ce temps-là, de bonnes raisons pour lui accorder quelques petites faveurs qui ne portaient aucun préjudice à la justice.

— Alors, monsieur Lornier, fit Grégoire, si autrefois, vous avez été généreux, soyez-le cette fois encore, je vous en supplie. Même ayant été accusé de rapt d’enfant et de vol, il se peut très bien que le détenu Montpellier soit innocent. J’ai suivi très attentivement son cas dans les journaux et vous savez, comme moi, qu’il existe une toute autre version des faits. Par ailleurs, il faut tenir compte que, jusqu’à son arrestation, ce garçon avait toujours été considéré comme un parfait gentilhomme.

— Qu’est-ce que ça peut bien me faire ? Maugréa Lornier. Assez Grégoire ! Vous m’ennuyez ! Je n’ai pas d’opinion à me faire sur cet individu. Cela regarde les juges et ...

— Mais moi, je sais que cet homme a été la malheureuse victime de circonstances adverses, précisa le gardien.

— Vous commencez à m’énerver ! S’écria Lornier. (Puis, après un bref silence, il murmura : En quoi consiste donc la faveur que vous étiez venu me demander ?

— Faciliter un entretien, Monsieur, expliqua Grégoire, pour une malheureuse jeune femme qui souffre et pleure sur le sort de celui qu’elle aime et qui désire ardemment lui parler pour le réconforter. C’est une pauvre amoureuse qui fait bien pitié, c’est tout !

— Qu’est-ce qui prouve que cette femme n’ait pas l’intention de fournir certains renseignements au détenu et l’aider ainsi à tromper les juges au moment du procès ? Allons, Grégoire, ne soyez pas aussi naïf et ne vous laissez pas tenter pour l’appât du gain !

— Monsieur Lornier, je sais que, pour le cas auquel je faisais allusion tout à l’heure, vous aviez touché pâs mal d’argent. Peut-être mon offre ne vous parait-elle pas suffisante, mais je sais que la personne ne question pourrait vous donner peut-être quinze ou vingt mille francs de plus !

Grégoire était décidé à tout sacrifier pour satisfaire Alice et il n’hésitait pas à renoncer à ce qu’il avait espéré gagner dans cette affaire.

— Cinquante mille francs ? Diable ! C’est une gentille somme ! S’exclama Lornier.

Il se tut, réfléchit puis releva les yeux et fixant de nouveau son interlocuteur, demanda :

— Puis-je connaître le nom de cette dame ?

— C’est que ... murmura Grégoire avec embarras.

— De toutes manières, il me faudra savoir son nom si vous tenez à ce que je vous remette cette autorisation, déclara sèchement Lornier, je suis forcé de l’inscrire sur la formule.

— C’est juste, reconnut l’autre ... Mais si vous refusiez ?

Claude Lornier sourit, quitta son siège, fit le tour de son bureau et s’approcha de Grégoire dont il tapota l’épaule amicalement.

— Je crois qu’on ne peut refuser une si petite faveur, surtout lorsqu’elle est aussi généreusement payée. Je vais donc, mon brave Grégoire, donner satisfaction à cette pauvre femme.

Grégoire tressaillit de joie.

— Alors, vous me remettrez la formule timbrée régulièrement avec le nom du détenu et celui de sa visiteuse ? Demanda-t-il encore incrédule.

Lornier répondit par, un signe de tête affirmatif.

— C’est entendu, Grégoire, vous l’aurez. Vous me direz auparavant le nom de cette dame et ... je mets aussi une condition à ma ... complaisance.

— Laquelle ? Demanda l’homme, subitement inquiet.

Il savait de quoi était capable ce prébendier ; s’il s’intéressait subitement à cette affaire, cela signifiait qu’une idée prenait consistance dans son diabolique cerveau.

— Je pense, reprit Lornier, qu’il doit être question d’une dame occupant une position sociale assez élevée et peut-être aussi jeune et jolie, étant donné l’âge du détenu. Si elle est prête à verser une telle somme pour un court entretien avec Montpellier, elle donnerait probablement bien davantage pour un service plus important ...

Le gardien le fixa avec encore plus d’inquiétude.

— De quel service voulez-vous parler, Monsieur ?

— Cela ne vous regarde pas ! Trancha le secrétaire. Dites-moi qui est cette dame et si j’ai deviné juste ; est-elle jolie ?

— Elle est merveilleuse ! S’exclama Grégoire avec passion. Admirablement belle et très séduisante. Jamais je n’ai rencontré une pareille femme de ma vie !

— Oh ! Oh ! Observa Lornier, fronçant les sourcils tout en riant. Que d’enthousiasme ! En seriez-vous épris, Grégoire ?

L’homme rougit violemment, baissa la tête et bredouilla en protestant.

— Oh ! Qu’allez-vous donc imaginer, monsieur Lornier ?

Le secrétaire eut un sourire ambigu et ironique puis il reprit :

— Tant mieux ! Car c’est été tout à fait ridicule de votre part ... Vous pensez ; une dame d’un tel rang !

Le gardien faillit se jeter sur lui tant ces paroles l’offensaient. Il se domina avec effort, car, tout au fond de lui, il reconnaissait la justesse de cette méchante remarque. Pourtant, il se disait que, malgré tout, Alice lui avait témoigné plus que de la gentillesse ...

— Alors, que décidez-vous, Monsieur ? Demanda-t-il après un léger silence.

— Dites-moi le nom de cette visiteuse et je vous remettrai tout de suite ce que vous me demandez, répondit Claude Lornier. Je désire également la voir. Vous n’oublierez pas de me prévenir, dès qu’elle arrivera pour cette visite, afin que je puisse me rendre compte de ce qu’elle est.

— Elle s’appelle Alice ... murmura Grégoire en le fixant avec colère.

— Alice comment ?... Vous l’appelez par son prénom ? Ajouta-t-il avec ironie.

— C’est la soeur du marquis d’Evreux, expliqua le gardien sans relever la carcasse, mais bouillant de colère.

— Diable ! S’écria Lornier en le dévisageant, stupéfait. Ainsi, je ne me trompais pas ; il s’agit d’une très grande dame. Mes compliments Grégoire !

Le gardien haussa les épaules en précisant.

— Je l’ai connue par le plus grand hasard. Cette dame cherchait quelqu’un pour l’aider et c’est moi qu’elle a choisi.

Le secrétaire retourna s’asseoir à sa table de travail et devant Grégoire dont les yeux exprimaient une indicible satisfaction, il sortit d’un tiroir une des si précieuses formules. Il y inscrivit rapidement les noms du détenu et de sa visiteuse, la timbra et fixant Grégoire, lui dit :

— Ne croyez pas que j’aie l’intention d’imiter la signature du directeur, mon ami. Non, cette dame aura l’entretien qu’elle désire avec une autorisation parfaitement en règle.

— Vraiment ? Fit l’autre, tout a fait ahuri, et comment ferez-vous pour l’obtenir ?

— Je porterai ce papier au directeur et il la signera avec tous les autres, sans même la lire ... comme d’habitude !

— Et si, par hasard, il le lisait ?

— Cela n’arrivera pas ! Affirma énergiquement le secrétaire. Si, par malheur, il épluchait les autorisations, j’en pré&parerais une autre et je n’hésiterais pas alors à imiter sa signature illisible.

— Parfait ! Maintenant, donnez-moi l’argent. Vous savez que l’on me paie toujours d’avance, n’est-ce pas ?

Grégoire ne se le fit pas répéter et sortit de sa poche le paquet de gros billets remis par Alice et les tendit en soupirant au malhonnête secrétaire, songeant que ce qu’il avait tant espéré lui soustraire disparaissait en ce moment dans la poche de son interlocuteur.

— Bien ! Nous sommes entièrement d’accord à présent, mon cher Grégoire, dit Lornier en prenant sa serviette. Attendez-moi ici. Je vais aller porter les formules à signer et, en revenant, vous remettrai celle de mademoiselle d’Evreux.

Quelques minutes plus tard, Claude pénétrait dans le cabinet du directeur de la prison. Il lui soumit le courrier à signer ainsi que les fameuses formules.

Tout se déroula exactement comme il l’avait prévu ; le directeur signa sans lire aucun des noms inscrits, tandis que, pour le distraire durant cette opération, Lornier bavardait avec volubilité.

En lui restituant le courrier et les formules, le directeur remarqua en souriant.

— Diable, Lornier ! Vous êtes particulièrement loquace aujourd’hui !

— Vous trouvez, Monsieur le directeur ? Répliqua l’autre simulant l’étonnement. Je suis comme toujours ... Seulement, vous ne l’avez remarqué qu’aujourd’hui !

— Peut-être, murmura le directeur distraitement. Vous pouvez disposer à présent. J’ai encore à compulser cette montagne de rapports !

Claude Lornier n’attendait que ce congé et il se retira vivement pour regagner son bureau où il retrouva Grégoire, toujours à la même place.

— Voici l’autorisation demandée ! Dit-il en lui remettant la petite feuille de papier blanc. Ne la remettez au contrôle qu’au dernier moment. Vous éviterez ainsi les indiscrétions toujours possibles. Il ne vous reste qu’à prévenir cette noble dame que le nécessaire est fait et qu’elle peut se présenter.

— Vous pouvez compter sur moi, répondit le gardien en faisant disparaître le précieux papier dans la poche de sa tunique, songeant avec ravissement à la joie d’Alice et à la récompense qu’elle lui avait laissé entrevoir ...

— Comme vous pouvez le constater, la visite est fixée pour cet après-midi à quatre heures, souligna Lornier. J’ai choisi cette heure insolite pour avoir la possibilité de rencontrer cette personne.

— Mais pourquoi tenez-vous tant à la voir, monsieur Lornier ? S’enquit Grégoire avec une certaine inquiétude.

— Parce qu’elle pourra, par la suite, avoir besoin d’autres services ou conseils que je tiens à lui vendre sans l’intervention de personne, fit le secrétaire sèchement.

Le pauvre Grégoire dut se contenter de cette réponse, et il se retira décidé à sortir quelques minutes de la prison pour aller au café voisin afin de téléphoner la bonne nouvelle à la jeune fille.

Quelques minutes plus tard, il pénétrait dans le petit établissement où il avait fait la connaissance de cette femme merveilleuse. Enfermé dans la cabine téléphonique, il forma le numéro d’Alice.

— « Tout va bien ! » Cria-t-il dès qu’il reconnut sa voix.

Il perçut nettement une exclamation joyeuse à l’autre bout du fil puis le déclic de réception qui venait d’être raccroché.

Il en fut assez contrarié, car il aurait voulu la prévenir également que l’entretien était fixa pour l’après-midi même. Il reforma donc le numéro après quelques secondes d’hésitation.

Cette fois, ce fut la femme de chambre de mademoiselle d’Evreux qui répondit et lui apprit que la jeune fille venait de sortir à l’instant même.

Très énervé, Grégoire quitta la cabine et, peu après, il sortait du restaurant.

— Je parie qu’elle ne va pas tarder à arriver ici ! S’exclama-t-il tout haut en se dirigeant vers la prison. Il faut absolument que je trouve le moyen de la prévenir avant qu’elle ne s’adresse à qui que ce soit ici !

Fort inquiet, Grégoire s’arrêta au poste de garde où il parvint à persuader un collègue de le laisser occuper sa place quelques instants. Là, il attendit, certain qu’Alice ne tarderait pas à arriver. En effet, un quart d’heure plus tard, la jeune femme fort élégante comme toujours, pénétrait dans la sinistre prison, laissant flotter derrière elle les effluves d’un parfum capiteux et dévorée des yeux par tous les gardiens de l’établissement pénitentiaire.

Dès qu’il l’aperçut, Grégoire se précipita à sa rencontre.

— Alors, c’est bien vrai ? Questionna la sœur du marquis les yeux brillants de joie.

— Oui, Madame, mais vous avez très mal fait de venir si vite, même si je suis fort heureux de vous revoir, murmura-t-il, la visite a été fixée pour cet après-midi à quatre heures. Voici votre autorisation il faudra la présenter lorsque vous reviendrez pour voir le détenu.

Alice saisit le papier qu’elle glissa vivement dans son sac.

— Vous a-t-il été difficile de le convaincre ? Demanda-t-elle.

— Oui, mais j’y suis arrivé, comme vous le voyez, et vos cinquante mille francs ont fait un vrai miracle ! Je ...

— Qu’y a-t-il ? Parlez, voyons ! Ne voyez-vous pas comme je suis inquiète ? Fait-elle avec impatience.

Grégoire la fixa, les yeux brillants, les narines frémissantes, ses grosses lèvres agitées d’un tremblement nerveux.

— Je ... je voudrais savoir si vous êtes toujours disposée à me récompenser comme vous me l’avez laissé espérer ? Murmura-t-il d’une voix étranglée.

— Mais très certainement ! Déclara-t-elle. Venez ce soir chez moi et nous en parlerons. Je tiens toujours mes promesses !

Le visage du malheureux gardien s’illumina de bonheur.

— Alors, Madame, il faut que je vous confie quelque chose encore dit-il avec un air si mystérieux qu’Alice se fut de nouveau effrayée, je suis arrivé à acheter le secrétaire, mais je vous conseille vivement de vous méfier de lui ; c’est un homme très dangereux !

Alice parut surprise par ces paroles, mais elle se mit à rire presque aussitôt et répondit en haussant les épaules !

— Merci du conseil, Grégoire. Pourtant ne vous tourmentez pas pour moi, je saurai me défendre ! Au revoir, mon ami.

— Je viendrai ce soir ! Souffla l’homme d’une voix que le désir faisait trembler.

( A SUIVRE LE 3 JUILLET )

 

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