MOINEAUX SANS ND
MOINEAUX SANS NID
Présenter Mario d’Ancona serait une gageure ; on ne présente pas un auteur dont les œuvres ont fait le tour du monde et qui est le père de « Moineaux sans nid » ! Mario d’Ancona a certes beaucoup écrit, mais il est bien certain qu’il recèle en son cœur une tendresse particulière pour ses « Moineaux » ; c’est toujours avec une émotion visible qu’il conte comment il fait connaissance de la « jolie Mireille » et du « sympathique Pierrot » n’oubliant jamais de préciser : « Votre souvenir reste uni dans mon cœur à celui des êtres qui me furent les plus chers, et ne s’effacera jamais de ma mémoire ». C’est dire à quel point le fin analyste doublé d’un excellent conteur qu’est Mario d’Ancona aura apporté de soin et d’amour à narrer fidèlement la merveilleuse et véridique histoire des « Moineaux sans nid »
Te souvient-il, jolie Mireille et toi sympathie Pierrot ?... Aujourd’hui je tiens la promesse que je vous fis d’écrire votre émouvante histoire.
Je ne l’ai pas oubliée, que non ! Votre souvenir reste uni dans mon cœur à celui des êtres qui me furent les plus chers et ne s’effacera jamais de ma mémoire.
Notre rencontre vraiment providentielle, eut lieu à Paris. Je sortais de la banque pu je venais d’encaisser une somme importante et en arrivant dans l’avenue Jean Jaurés, je m’aperçus avec épouvante que mon portefeuille avait disparu de ma poche. L’argent ne m’appartenait pas et sa perte mettait mon honneur à la merci d’un jugement, plutôt que de l’affronter, je n’aurais pas hésité à me suicider.
Je courus essoufflé, demandais, demandais, cherchais — personne n’avait rien vu. Je me considérais déjà perdu lorsque vous vous êtes approchés ; c’est alors que Mireille de sa voix angélique, me demanda :
— Avez-vous perdu quelque chose Monsieur ?
— Oui, un portefeuille avec beaucoup d’argent.
Alors, Pierrot me tendant le portefeuille dit posément :
— Est-ce celui-ci.
Je ne sais ce qui se passa en moi, je me mis à pleurer, éperdu de gratitude et d’admiration.
A dater de ce jour, nous fûmes amis, j’aimais passer de longs moment avec vous, vous offrir un repas et écouter émerveillé votre loquace et typique bavardage saupoudré d’expression populaires faubouriennes.
C’est ainsi que j’appris l’amertume infinie de votre histoire et l’immense douleur que l’injuste humaine avait accumulée dans votre courte vie. Mireille, Pierrot ! Où êtes-vous maintenant ? Qu’êtes-vous devenus ? Continuez-vous à souffrir avec résignation votre misérable vie, ou avez-vous su vaincre l’adversité ?
A votre souvenir, je consacre les pages de se livre où le lecteur retrouvera, peut-être des silhouettes qui l’on croisé et des événements qui en évoqueront pour lui, d’autres connus et réels. A votre inspiration, je dois l’histoire la plus intéressante et la plus vraie qui soit jamais sortie de ma plume.
Mario d’Ancona
Histoire réelle, passionnante, émouvante
Destinée à tous ceux qui ont le cœur généreux
Le hasard a mis en contact le grand romancier Mario d’Ancona, connu et admiré par un vaste public, le célèbre auteur de « Petite Maman » avec deux petits « poulbots » joliment nommés Pierrot et Mireille.
Ces pauvres gosses, abandonnés comme tant d’autres qui errent dans les grandes villes, ne sont pas des êtres fictifs, nés de l’imagination et de la fantaisie de l’auteur, mais deux enfants réels, bien vivants, ayant leur personnalité marquée, enfermant deux belles âmes dans des petits corps couverts de haillons.
Vous les avez vus – eux ou leurs frère et sœur de misère – non seulement à Montmartre patrie des « poulbots » mais aussi dans les quartiers excentriques de la capitale ou les rues de certaines banlieues populeuses. Vous avez admiré les frimousses barbouillées souvent, mais éveillées, où luisent de grands yeux, déjà trop avertis des laideurs de la vie dans lesquels brille pourtant la flamme d’une infinie de tendresse…
Vous avez plaint, aussi, ces petits mendiants, accrochés aux jupes d’une mère miséreuse… qui n’est pas toujours la vraie mère, hélas ! car la protection de l’enfance abandonnée n’est pas un vain mot, certes, mais elle ne peut malheureusement s’étendre à tous les orphelins.
Et pourtant, malgré leurs malheurs, leurs souffrances physiques et morales, la plupart des Pierrot et des Mireille conservent une inépuisable réserve de dévouement et d’amour.
Rien n’est plus émouvant que la sublime , la farouche honnêteté – parfois héroïque – de ces fleurs qui poussent au ruisseau, innocentes victimes de la méchanceté humaine mais qui ont su se préserver de la boue immonde qui les éclabousse sans cesse.
A la moindre marque de sollicitude, de tendresse, leur petit cœur se gonfle de joie, s’épanouit, prêt à rendre cette tendresse au centuple à qui la leur témoigne. C’est le cas de la bonne Valérie, victime d’un aigrefin, d’un bandit déguisé en homme du monde, et qui, soudain, s’entend appeler « maman » par la douce petite Mireille : miracle de la bonté.
La rencontre extraordinaire de Mario d’Ancona et des deux « poulbots » constitue par elle-même une page d’un intérêt puissamment dramatique qui justifie l’affection de l’illustre écrivain pour les deux petits héros de cette histoire véridique.
Qui pourrait lire avec indifférence le récit de la vie de ces deux pauvres orphelins luttant depuis leur plus tendre enfance pour gagner une maigre pitance : leur pain quotidien ?
L’existence de Mireille, l’angélique petite fille aux cheveux d’or et celle de son gentil compagnon, Pierrot, qui a dix ans est un véritable petit homme et se nomme lui-même plaisamment « père de famille » pour sa douce amie, cette existence offre aux lecteurs des scènes d’un intérêt poignantdoublé d’une émotion profonde qui arrachera des larmes à tous les yeux.
En toile de fond, derrière ces deux adorables et si sympathiques silhouettes, on voit défiler les scènes de la vie misérable des pauvres sans appui, celles de l’existence privilégiée, des puissants à l’âme perverse ; les amours passionnées, les haines, les ambitions démesurées qui conduisent aux pires… tout le grouillement réel, mais occulte, des bas-fonds de la société, où se révèlent avec la faim, les coins mystérieux où se forgent la trahison et même le crime.
Les faits divers que nous lisons quotidiennement dans les journaux ne nous révèlent-ils pas des histoires ahurissantes de séquestrations, d’enlèvement, d’internement arbitraire, de détournement d’héritage, de substitution d’enfants… et tant d’autres ! Ne vous êtes-vous pas écrié vous-même en lisant de ces récits presque fantasmagorique : « Ce n’est pas croyable, au siècle où nous vivons ! » A moins que vous n’ayez dit : « C’est du roman ! » Et pourtant, c’est vrai.
Il existe d’ailleurs des relations étroites bien que cachées, entre la misère sordide et l’existence dorée des riches demeures. Comme l’a dit l’écrivain : « La secousse partie du pénitencier se ressent jusqu’au ministère… »
Pierrot et Mireille souffrent de la misère, du froid, de la faim même, alors qu’ils devraient nager dans l’opulence. Ils soupirent de détresse en rêvant à l’amour d’une mère.
La mère, elle, pleure ses enfants. C’est une victime, une
martyre, tombée dans les filets d’un vil séducteur qui l’exploite, lui vole son enfant et la soumet à de si cruelles tortures que la malheureuse va jusqu’à envisager le suicide ! Et nos deux « poulbots » la sauvent, la consolent, et lui font de nouveau aimer la vie.
Dès le début du roman, ces trois êtres semblent devoir se soutenir mutuellement pour braver ensemble l’adversité. Mais un cruel destin en décida autrement : Pierrot, bien malgré lui est entraîné dans une sombre aventure… Que vont devenir la triste jeune femme et la tendre Mireille, si faible, si désarmée dont l’origine est bien mystérieuse, et que ses tortionnaires n’ont pas renoncé à reprendre en main pour des fins sordides ?
« MOINEAUX SANS NID » est une histoire passionnante, tragique parfois mais hautement morale, où les bons et nobles cœurs doivent soutenir une lutte constante et farouche contre les méchants.
Parfois, ces derniers semblent l’emporter. Souvent même, tout paraît perdu pour l’un ou l’autre de nos chers petits héros ; mais survient le fait qui les sauve et leur redonne foi et espoir en un avenir enfin meilleur.
L’intérêt du récit ne faiblit pas un seul instant, car tout est pris sur le vif, dans la réalité de la vie dans le monde même où nous vivons, sans nous douter, parfois que nous côtoyons des drames poignants.
Le lecteur dévorera avidement ces lignes de la première jusqu’à la dernière page, pleurant avec Valérie, frémissant d’indignation contre Jean, souriant et gazouillant avec Mireille blaguant avec l’incorrigible Pierrot toujours « poulbot » et titi parisien dans les circonstances les plus graves. Qu’importe si sa verve l’amène à quelques écarts de langage ! Sa délicatesse innée l’arrête toujours au moment où cette verve pourrait devenir blessante.
Présenter Mario d’Ancona serait une gageure : on ne présente pas un auteur dont les œuvres ont fait le tour du monde et qui est le père de « MOINEAUX SANS NID » Mario d’Ancona à certes beaucoup écrit, mais il est bien certain qu’il recèle en son cœur une tendresse particulière pour ses « MOINEAUX » c’est toujours avec une émotion visible qu’il conte comment il fait connaissance de la « jolie Mireille » et du « sympathique Pierrot » n’oubliant jamais de préciser : « votre souvenir reste dans mon cœur à celui des êtres qui me furent les plus chers et ne s’effacera jamais de ma mémoire » C’est dire à quel point le fin analyste doublé d’un excellent conteur qu’est Mario d’Ancona aura apporté de soin et d’amour à narrer fidèlement la merveilleuse et véridique histoire des « MOINEAUX SANS NID ».
les sommes qui sont indiquées dans le texte c'est en ancien franc. Il faut diviser par 100 pour le franc. 100 F correspond à 15 F.
Je publierai ce roman tous tous les trois jours
le premier chapitre le 26 mars