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MADAGASCAR * LE PAPE * LE PARAPLUIE * CANARD

20 Septembre 2011, 09:00am

Publié par nosloisirs

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COMMENT UNE PEUPLADE DE MADAGASCAR

SOIGNE SES MALADES

Chez les Mahafaly, peuplade du sud-ouest de Madagascar lorsque la maladie s'est montrée rebelle aux traitements des médecins ou des sorciers locaux, on a recours au bilo.

Pour cela on amène le patient hors du village, sur ne place où l'on a élevé pour la circonstance, une petite plate-forme de 3 à mètres à laquelle on accède par une mauvaise échelle. Au pied, se rangent d'un côté tous les assistants et on assemble de l'autre, les troupeaux appartenant au malade ; on danse alors, on chante et surtout on se livre à de copieuses libations de rhum.

Grisé par l'alcool, le bruit et le soleil, le malade s'en va au milieu du bétail et du bout d'une baguette il désigne deux bœufs, dont l'un devient sacré pour ses parents et est entouré par eux de mille sons, tandis que l'autre est immédiatement sacrifié et mangé par les assistants. Il grimpe ensuite sur la plate-forme, opération qui n'est pas sans péril.

Une fois étendu sur la natte qui recouvre le bâti supérieur une femme lui sert des aliments qu'elle a cuits à son intention et en particulier de la viande de bœuf récemment tué ; s'il en mange ou si seulement il fait semblant d'en manger, c'est un gage assuré de son prochain retour à la santé et d'une longue vie ; alors le tapage les chants et les cris redoublent.

Le malade reste ainsi couché à plusieurs mètres au-dessus du sol, souvent pendant plusieurs heures, tandis que les assistants s'enivrent et se gorgent de viande, puis il est reconduit en grande pompe à sa case, où plus souvent, il succombe peu après son retour.

 

LE PAPE ET SON PEINTRE

Un peintre italien avait obtenu faveur extrêmement rare, l'autorisation de faire le portrait du pape. Léon XIII.

Après de laborieuses séances, la toile enfin achevée ne pouvait être fort médiocre et la ressemblance plutôt lointaine.

Sollicité par l'artiste de bien vouloir jeter un coup d’œil sur son œuvre et d'y inscrire de sa main une citation de l'Évangile, le Souverain Pontife était fort ennuyé. Sa physionomie s'éclaira pourtant tout à coup et malicieusement il écrivit :

                                            Ne vous épouvantez pas c'est bien moi

                                                                                                                  Léon XIII

Léon XIII s'était souvenu de ces paroles contenues dans l'Évangile de Saint Mathieu (verset 29 chap 14) et que le Christ prononce devant ses apôtres, au cours d'une tempête.

 

LE PARAPLUIE

Un jour que Scribe était prié par une femme à la mode d'écrire un quatrain sur son album son parapluie qu'il tenait à la main, inspira au célèbre auteur dramatique les vers suivants.

 

SUR UN PARAPLUIE

Ami commode, ami nouveau

Qui, contre l'ordinaire usage,

Reste à l'écart quand il fait beau

Et se montre le jour de d'orage !

 

LANCER UN CANARD

Voici une curieuse explication de cette expression : lancer un canard.

Un habitant d'Anvers voulant renchérir sur les nouvelles ridicules que publiaient les journaux chaque jour, fit annoncer à ceux-ci qu'on venait de faire une expérience des plus intéressantes sur la voracité bien connue des canards.

Après avoir réuni vingt de ses volatiles, on hacha menu avec ses plumes, l'un d'entre eux, qui fut aussitôt avalé par les dix neuf autres ; l'un de ceux-ci, à son tour servit de pâture aux dis huit survivants et ainsi de suite, jusqu'au dernier qui se trouvait dont avoir englouti ses dix neuf congénères.

L'histoire, spirituellement conté, fut reprise par les journaux du monde entier et revint même d'Amérique avec un procès-verbal de l'autopsie du dernier canard auquel on prétendait gravement avoir découvert de profondes lésions dans l’œsophage. On rit de l'histoire du canard qui donna son nom, depuis aux fausses nouvelles que publient les journaux.

 

                                                                           REVUE NOS LOISIRS DU 19 JANVIER 1908

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