M. FALLIERES MARIE SA FILLE
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M. FALLIÈRES MARIE SA FILLE

Mademoiselle Fallières fille du président de la République Française vient d'épouser M. Jean Lanes, secrétaire général de la Présidence. Voilà une union qui a pu éveiller la curiosité de tous les Français.
Le premier magistrat de la république mariant sa fille, l'événement prenait des proportions considérables. On pouvait rêver d'une cérémonie magnifique où tout ce qu'il y a de brillants uniformes en France et tout ce qu'il a renom dans la politique, les lettres et les arts se trouveraient réunis pour apporter l'hommage de leur sympathie aux jeunes épousés.
Ce fut un peu cela, mais pas tout à fait cela cependant.
De son naturel M. Fallières aime assez la simplicité qui s'accorde à sa bonhomie proverbiale. En outre, il faut bien rappeler que la famille d'un président de la République n'est rien vis-à-vis de la Constitution.
Les amis de la représentation en ont été pour leurs frais ; ils ont vu certes, une belle cérémonie religieuse, une belle réunion à la mairie du VIIIe arrondissement ; mais ce mariage fut simplement un grand mariage comme serait celui de la fille d'un ministre par exemple.
La cérémonie avait lieu du reste dans l'intimité autant que cela pouvait être, étant donné la haute situation du père de la mariée.
M. Jean Lanes ayant perdu sa mère il y a quelques mois, les deux familles se sont fait un devoir de respecter un deuil aussi proche. Aucune réception n'eut donc lieu au palais de l'Élysée après la cérémonie religieuse célébrée à l'église de la madeleine paroisse du palais présidentiel.
Un déjeuner offert aux membres des deux familles et aux témoins, réunit, seulement au retour de l'église, les principaux assistants.
Néanmoins aussi bien à la marie — que l'on avait agréablement décorée pour la circonstance — qu'à l'église, de nombreuses personnalités parisiennes avaient tenus à venir apporter leurs compliments aux jeunes époux et à leurs parents.
Tous ceux qui ont approché Mlle Fallières s'accorder à louer sa bonne grâce et sa vive intelligence.
Grande, brune, l’œil très doux, la fille du président de la République est à la fois une charmante jeune femme et une très aimable maîtresse de maison. Ainsi elle s'est ait apprécier aux côtés de sa mère aux réception de l'Élysée.
Le père de M. Jean Lanes était très lié avec M. Fallières dès le début de la carrière de celui-ci. Aussi n'est-il pas étonnant que le président ait associé à sa fortune le fils de son vieil ami, ce jeune homme très sympathique qui étaient beaucoup plus pour lui qu'un collaborateur dévoué presque un fils.
M. Jean Lanes lors de l'élection de M. Fallières à la plus haute magistrature de l'État le suivit naturellement à l'Élysée avec les mes fonctions que celles qu'il remplissait auprès de lui à la présidence du Sénat. On comprend qu'il ait été choisi par M. Fallières comme le plus digne de prendre place dans sa famille.
Après leur mariage M. et mme Jean Lanes sont partis pour le Lot-et-Garonne devant se fixer pour quelques semaines dans une propriété de famille.
M. et Mme Fallières un peu désemparés par cette séparation momentanée avec leur fille, ce sont de leur côté, rendus au château de Rambouillet pour leur villégiature annuelle où ils demeureront jusqu'à l'époque des vendanges qui les emmènera dans le Midi.
Renseignements pris sur internet concernant M. Fallières
Mandat électifs
1871 — 1874 mai 1877 — septembre 1877 ; maire de Nérac (Lot-et-Garonne)
1871 — 1886 : conseiller général de Nérac.
1883 — 1886 : président du Conseil général de Lot-et-Garonne.
1876 — 1889 : député républicain de Nérac.
1890 — 1906 : sénateur puis président du Sénat à partir de 1899.
18 février 1906 — 18 février 1913 : président de la République.
Clément Armand Fallières dit Armand Fallières né le 6 novembre 1841 à Mézin (Lot-et-Garonne) et décédé le 22 juin 1931 à Villeneuve-de-Mézin (Lot-et-Garonne) fut un homme d'État français, figure de la IIIe République il est notamment président de la République de 1906 à 1913.
ministre à plusieurs reprises, y compris de l'intérieur ou encore des Affaires étrangères, président du Conseil des ministres, puis enfin président du Sénat, la carrière d'Armand Fallières connut un important tournant avec son élection à la présidence de la République française le 18 février 1906.
Clément Armand Fallières est issu d'une famille relativement modeste, localisée à Mézin (Lot-et-Garonne) Son grand-père paternel, Joseph Fallières (1781-1866) fut forgeron et petit viticulteur, tandis que son père, Pierre Fallières (1810-1874) occupa les fonctions de greffier de justice à Nérac.
Le jeune Armand Fallières débute ses étude aux lycée de Guez de Balzac d'Angoulême. Il devient avocat à Nérac après des études de droit à Toulouse et à Paris. Le 14 janvier 1868 il épouse au cours d'une cérémonie civile se tenant à la mairie de Nérac, Jeanne Bresson (1849-1934) qui lui donne deux enfants, Anne-Marie Fallières et André Fallières ; la même année, Fallières est élu membre du Conseil municipal de Nérac, dont il devient maire en 1871, entrant également au Conseil général de Lot-et-Garonne.
POURQUOI LES FEMMES SONT ELLES JOLIES
Un savant vient de publier le résultat des recherches qu'il a faites sur la question de savoir pourquoi les femmes sont plus jolies que les hommes.
Les investigations du savant ont porté sur 1 600 femmes appartenant aux races et aux peuplades les plus diverses du monde entier ; elles l'ont amené à cette conclusion que la femme doit sa joliesse au peu d'effort cérébral qu'elle est obligée de faire.
Les études sérieuses le travail intellectuel trop ardu, les préoccupations obsédantes d'affaires exercent parait-il une influence préjudiciable sur la beauté. Pour étayer sa thèse le savant cite un exemple typique. Dans les Indes anglaises il existe une tribu, celle des Zaro, où les rôles de notre société se trouvent renversées. C'est la femme qui demande à l'homme en mariage, gère les affaires de l'État, occupe les fonctions publiques, subvient aux besoins du mariage, tandis que l'homme n'a qu'à rester au logis ; il soigne les enfants et surveille la popote.
Résultat : les hommes de la tribu de Zaro sont jolies et les femmes sont fort laides. Elles ne sont pas très galantes des conclusions de ce savant.
UNE BONNE FARCE A FAIRE A VOS AMIS
C'est bête à tuer, mais c'est drôle tout de même.
Vous donnez à une personne trois gros sous et vous lui dites :
— Il faut qu'avec ces trois sous vous fassiez une croix.
L'infortunée imagine toutes les combinaisons possibles pour placer les trois sous, tantôt sur la face, tantôt sur la pile, tantôt sur la tranche et finalement n'arrive à aucune solution, même approximative.
— C'est pourtant bien simple, dites-vous.
Et, pourtant les trois sous, empilées les uns sur les autres, entre le pouce et l'index, vous vous servez de la tranche pour tracer sur le papier deux traits en coupant en croix. Malgré les protestations de votre partenaire, le problème est résolu. Avec trois sous vous avez fait une croix. On peut trouver nombre de problèmes dans le même genre, nous vous faisons le soin de les chercher.
UNE RECETTE POUR SE FAIRE AIMER
Les sorcières du vieux pays de France donnaient aux jeunes gens une recette qui possédait parait-il, cette singulière vertu de permettre aux amoureux de se faire suivre par la personne aimée. La voici sous toutes réserves :
On met une grenouille verte dans une boite percée de trous qu'on abandonne ensuite sur une fourmilière. On prend quelques jours après ce qui reste de la bête, on la broie, on le jette en poussière sur la personne aimée, l'effet est immédiat et foudroyant. Et ce n'est pas plus difficile que ça.
REVUE NOS LOSIRS DU 23 AOUT 1908