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Longévité des oiseaux Un cadeau peu.... Cette petite

19 Mars 2011, 09:00am

Publié par nosloisirs



 

Certaines familles d'oiseaux possèdent le privilège d'atteindre une vieillesse fort avancée. On sait que perroquets et corbeaux deviennent facilement centenaires mais le record de la longévité semble appartenir sans conteste au cygne qui pourrait vivre jusqu'à trois siècles. D'après quelques naturalistes un vautour à tête blanche capturé en 1706 ne mourut qu'en 1826 ayant passé cent dix huit ans dans une volière. Un aigle de mer pris en 1715 mourut en 1819.

Privé de leur liberté les oiseaux on ne vie plus courte ; une pie en captivité ne dépasse guère à vingt cinq ans ; un rossignol en cage, meurt au bout de dix ans ; un coq, un merle, après quinze ans.

 

 

L'anecdote suivante peu connue, éclaire d'une façon amusante les rapports du tsar Alexandre 1er et de ses courtisans.

Durant son règne, plusieurs nobles dépensaient sans compter ; mais aucun d'eux n'était aussi prodigue et aussi insouciant que le prince Nariskine. Trois ou quatre fois il perdit sa fortune, et toujours ce fut Alexandre 1er qui vint à son secours.

Un jour ayant appris que Nariskine s'était de nouveau ruiné, il lui envoya un livre magnifiquement relié, dont les pages étaient des banknotes, formant un total de 10 000 roubles, soit la somme rondelette de 40 000 francs. A quelque temps delà, Nariskine se trouvant en présence du tsar, semblait d'humeur sombre, ce que voyant Alexandre 1er lui en demanda la cause :

— Votre Majesté , répondit Nariskine , ce livre que vous m'avez donné était fort intéressant, mais l'aimerais à avoir la suite.

Quelques heures après Nariskine recevait du tsar un autre livre en tout semblable au premier mais avec cette note, écrite sur la couverture de la propre main d'Alexandre : « Deuxième et dernier volume ».

 

 

 

CETTE PETITE

Cette petite brunette

Qui n'avait jamais aimé

Comme elle rêvait seulette

Dans les bois un soir de mai,

Entendit une fauvette

Chanter dans l'air parfumé.

 

Elle s'arrêta , surprise,

Et mit ses mains sur son coeur

D'où vient l'émoi qui la grise

D'une secrète douceur ?

Qui fait passer ans la brise

Cette extatique langueur ?

 

La chère petite belle

Dans le coeur s'est adouci

Sent palpiter comme une aile

Son sein d'un frisson saisi

En écoutant au fond d'elle

Un oiseau chanter aussi.

 

Jacques MADELEINE

 

REVUE NOS LOISIRS DU 17 NOVEMBRE 1907

 

 

 


 


 

 

 

LONGEVITÉ DES OISEAUX

 

 

UN CADEAU PEU BANAL DU TSAR

 

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