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LEZS ABEILLES RÉFLÉCHISSENT

28 Juillet 2013, 09:00am

Publié par nosloisirs

 

LES ABEILLES REFLECHISSENT

LE VIOLON

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LES ABEILLES REFLECHISSENT

 

L'activité merveilleuse des abeilles revèle-t-elle exclusivement de l'instinct ou bien ces insectes font-ils preuve, dans certaines circonstances d'une véritable intelligence. Voici pour être versée au débat, une expérience très curieuse de M. Bonnier (de l'institut) qui prouve que les abeilles sont capables de réfléchir.

Le soir M. Bonnier plaça des morceaux de sucre assez loin du rucher. Le lendemain matin les ouvrières chercheuses comme il en existe dans toutes les ruches les ont découverts et signalés. Tout de suite un va-et-vient de butineuses s'établir entre les ruches et le sucre. Mais comment faire pour enlever ce sucre solide?les abeilles n'en n'ont jamais vu et pourtant elles ont reconnu que c'était du sucre.

Les butineuses ont bien essayé de le mordiller, mais elles ne tardèrent pas à s'apercevoirt que leurs mandibules étaient impuissantes. Alors s'organisa un double courant d'ouvrières au vol ; elles allèrent à la ruche au bassin plein d'eau, récoltèrent de l'eau dans leur jabot, revinrent aux morceaux de sucre sur lesquels elles déposèrent l'eau et aspirèrent ensuite le sirop formé qu'elles reportèrent à la ruche.

 

 

LE VIOLON

 

Quand vous serez, ma sœur, en longue robe blanche

Dans le jardin où traîne un crépuscule blond

Celle dont le visage oblique et doux se penche

Sur l'oreiller doré d'un tiède violon,

 

Moi qui souffre adorablement de la musique

Qui pleure, saigne et pantèle de tout mon corps

Au mal délicieux que me font les accords

Tordant ma chair que noue une douleur physique,

 

Moi qui sur l'océan des cuivres de Wagner,

Tire et veux rompre ainsi qu'un nouveau Prométhée

toutes ces chaînes d'or qui me tordent les nerfs

Et meurtrissent ma chair souffrante et tourmentée,

 

Ne vous étonnez pas si, pâle torturé

Que la musique prend, triture, écorche, avive

Ne vous étonnez pas si dans la nuit plaintive

Vous m'entendrez pleurer lorsque vous chanterez

 

Edmond GOJON

 

REVUE NOS LOISIRS DU 18 OCTOBRE 1908

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