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LES NEGOCIANTS ANGLAIS UTILISENT......

9 Juillet 2013, 09:00am

Publié par nosloisirs

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LES NÉGOCIANTS ANGLAIS UTILISENT LES FEMMES

DU MONDE POUR LA PUBLICITÉ

BOTTES DE SEPT LIEUES

LE PRESBYTÈRE

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LES NÉGOCIANTS ANGLAIS UTILISENT LES FEMMES

DU MONDE POUR LA PUBLICITÉ

On pourrait lire, récemment dans un journal de Londres, la curieuse annonce suivante :

« Des dames ayant des relations dans la bonne société peuvent se faire de gros revenus en lançant dans la conversation, certains sujets qu'on peut facilement et naturellement introduire dans les entretiens ordinaires, les offres seront examinées avec la plus grande discrétion »

La réclame avait envahi tout ce qui s'imprime, elle s'étalait à la ville et à la campagne, on ne pouvait plus se promener sur le boulevard où contempler un glacier de la Suisse sans être assailli par des invitations impératives à boire ceci où à manger cela. Il restait la conversation ; la publicité s'en empare.

Cela rendra la vie singulièrement compliquée, vous n'oserez plus vanter votre tailleur ou votre cordonnier sans que des regards méfiants s'attachent sur vous. Chacun se dira : « Il en est » vous serez coté comme un homme-sandwich. Tout enthousiasme deviendra suspect, toute préférence équivoque. Lorsque la voie émue d'une jeune femme lancera dans la conversation :

Avez-vous lu le dernier roman d'un tel ? Tout le monde se dira : « Elle vient de gagner son louis »

 

BOTTES DE SEPT LIEUES

D'après un journal allemand un ingénieur de Leipzig vient d'imaginer un dispositif qui sans réaliser les pas de sept lieues de l'ogre de la fable, permettrait néanmoins de tripler sans fatigue la vitesse de la marche. A notre époque que où les ogres se contentent de dévorer des kilomètres ce résultat ne serait pas à dédaigner. L'inventeur s'attache à chaque pied en manière d'échasses une sortie de roue aplatie ou plutôt de raquette posée sur le champ de jante assez large pour être bien stable tout en restant suffisamment légère.

L'élasticité est obtenue par l'emploi de ressorts ou de caoutchouc de pneu par exemple. Pour utiliser ses bottes on avance un pied en le soulevant un peu et on appui l'arrière de la jante sur le sol, puis soulevant l'autre pied, on se penche en avant de manière à faire rouler en quelque sorte ou tout au moins basculer la raquette sur le sol jusqu'au moment ou l'autre pied s'appuie à son tour, et ainsi de suite. La longueur du pas obtenu est égal à l'écart entre les deux raquettes, plus le développement des eux jantes. Elle est donc énorme, comparée à la longueur du pas ordinaire.

 

LE PRESBYTÈRE

 

Te souviens-tu du presbytère,

Cet automne qu'il pleuvait tant ?

Seule était sèche un peu de terre

Sous le bois vermoulu d'un banc.

 

Ta robe claire était mouillée

Tes dents brillaient, j'étais heureux,

Sous la vigne rouge effeuillée

Nous étions abrités tous deux.

 

Au poirier pendant une branche ;

Oublié, quelque muscat blond

Tendait encore sa grappe blanche

Où vibrait le dernier frelon.

 

Tu me montrais par la fenêtre,

A côté d'un verre de vin,

Le chapeau du paisible maître

De ces vieux murs, de ce jardin.

 

O doux nid, ô retraite ombreuses !

Comme j'aurais voulu toujours

Vivre là dans cette chartreuse,

Cachant ma vie et nos amours.


Car malgré tout, ô mon amie,

Le bonheur existe là-bas,

Il tient sous la treille endormie,

Il tient à l'ombre d'un lilas.


Mais on passe... Oh ! Le simple asile

Le jardin et l'humide soir,

Oh ! Le presbytère tranquille,

Avec son toit doux, pauvre et noir !

 

Léo LARGUIER

 

REVUE NOS LOISIRS DU 11 OCTOBRE 1908

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