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LE SERPENT DE MER

10 Juillet 2013, 09:00am

Publié par nosloisirs

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LE SERPENT DE MER

DE LA HAINE A L'AMOUR

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                                       LE SERPENT DE MER

SERPENT DE MERLe serpent de mer ne serait pas un mythe comme tout le monde le croyait.

Un télégramme de Belfast nous annonce en effet qu'un de ces monstres a été tué sur les rives de l'île Copeland au large de Donaghadee. On en fait la description suivante : longueur dix mètres environ, circonférence au milieu du corps deux mètres, diminuant graduellement pour n'être plus que de trente centimètres environ à la queue qui se termine en forme d'éventail. Le trait le plus caractéristique est fourni par les yeux du monstre qui sont rouges et on la forme de lunettes de chauffeur. Le corps est recouvert d'écailles.

Il fut aperçu à marée basse, luttant dans une eau trop peu profonde pour lui permettre d'évoluer à son aise par deux pêcheurs. Un de ceux-ci courut chercher son fusil. Après quoi s'approchant de l'animal autant que la prudence le permettait, il le cribla de gros plombs jusqu'à ce que son immobilité indiquât qu'il était mort. On lui passa ensuite une amarre autour du corps on le remorqua sur la grève. De nombreux photographes se sont rendus sur les lieux pour photographier le monstre.

C'est ainsi que les journaux enregistrent la nouvelle de la capture. Le serpent de mer n'est probablement pas une légende. On possède des dessins exécutés par de vieux navigateurs qui prétendaient l'avoir rencontré au large de la mer. Dernièrement c'est-à-dire en 1898 des officiers français firent pointer sur lui les canons d'un navire cuirassé de notre marine dans la baie d'Along M. P. Nesles a publié le récit qui lui fit de cette rencontre le commandant Seurat.

Pendant que ce dernier était en fonction en 1897 ou 1898, une chaloupe monté par des indigènes chavira dans la baie, en eau calme. L'équipage atterré fut unanime à raconter que tout à coup la chaloupe avait été soulevé par un animal gigantesque qui avait continué sa course. Ils n'avaient qu'un mot à la bouche : « Ong Rông ! Le Seigneur dragon » Ils affirmaient l'avoir vu, l'avoir reconnu. Le commandant Seurat n'attacha aucune importance à leurs dires et se contenta de penser que la chaloupe avait rencontré une roche sous-marine et qu'elle avait chaviré. Il s'abstint de produire ce récit qu'il garda strictement pour lui jusqu'au jour — qui survint deux ou trois mois après — de la rencontre du Dragon par l'Avachanche.

Ce petit vaisseau commandé par le lieutenant de vaisseau Lagrésille avait ce jour-là à bord le contre-amiral Gilot de la Bédollière et plusieurs officiers du Bayard qui se rendaient à Haïphong. Ici l'hypothèse d'aucun mirage, d'aucune hallucination n'est possible ; on eut le temps de tirer un premier coup de canon revolver sur la bête.

Or, les obus n'étaient pas à portée de la main ; il fallut le temps matériel d'aller les prendre dans la soute aux munitions. Depuis cette apparition, M. le lieutenant de vaisseau Léost a rencontre une fois le monstre mystérieux. Quel est ce serpent ? Pourquoi ne le voit-on que rarement ? Où vit-il et comment se reproduit-il ? Est-ce un de ces spécimens inconnues que l'on a capturé ? Les Océans sont pleins de secrets qui ne nous seront jamais livrés.

 

DE LA HAINE A L'AMOUR

DE-LA-HAINE-A-L-AMOUR---copie-1.jpegC'est une histoire simple et humaine dans un cadre terrible. Durant la dernière guerre russe-japonaise, un officier supérieur russe, le colonel Silenoski fut transporté mourant à l'ambulance, une ambulance japonaise, car le détachement que commandait l'officier fut fait prisonnier après une résistance héroïque.

Il s'endormit d'un sommeil fiévreux après l'extraction de plusieurs balles, et lorsque son sommeil, bercé par la chanson ds shrapnels, le sifflement des obus et les orgues tonnantes et déchaînées des canons pris fin ce qu'il aperçut d'abord auprès de a couchette ce fut un aimable et délicieux visage de jeune fille. La Japonaise dont nous donnons la photographie était une jeune fille d'une grande famille nippone et s'était consacrée aux soins des blessés dès le début de la guerre.

L'idylle entre elle et le jeune colonel s'ébaucha. Ils se sont mariés récemment. L'amour comme on le voit, niche partout. Et on s'attendait peu à le trouver ans cette atmosphère de carnage et de bataille, sous le ciel mandchou, balayé d'une trombe de fer et dans les vastes salle d'hôpital pleines de râles, voltigeant comme un divin papillon au-dessus des agonies et des tisanes.

 

REVUE NOS LOISIRS DU 11 OCTOBRE 1908

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