LE PLUS GRAND MALHEUR.....
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LE PLUS GRAND MALHEUR
LE DUEL DU POLTRON
UN VILLAGE DE CASTORS
ON FAIT DES « COURS D'AMOUR »
DANS UN COLLEGE DE L'ILLINOIS
LE MONDE DEVIENT PETIT
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TD P { margin-bottom: 0cm; }P { margin-bottom: 0.21cm; }A:link Il y a sans doute quelque exagération dans le titre de cet article, en ce sens qu'il n'y a pas incompatibilité radicale et absolue entre le bonheur et la beauté. Cependant
si vous suivez avec quelque attention des couples rendus des procès de divorce dans tous les pays du monde, vous constaterez que ce sont très souvent les beautés les plus célèbres qui ont le plus
à souffrir de l'inconstance de leurs maris. Ceci peut paraître assez bizarre. Mais c'est un fait.
La semaine dernière à Paris, la belle Mme Landaire avouait en sanglotant devant le tribunal que son mari l'avait abandonnée. C'était, paraît-il le plus aimable des fiancés. Mais depuis son mariage, elle avait été négligée de la façon la plus indigne. Ses lèvres finement arquées, ses yeux azurés, son teint éblouissant n'avaient plus le pouvoir de retenir l'inconstant.
Il y a six mois à Milan, Mario Corti, mari d'une femme si renommée pour sa beauté que de grands artistes l'ont prise comme modèle pour leurs travaux les plus fameux, déclare après deux ans de mariage qu'il en est excédé. Les boucles soyeuses de l'abandonnée, noires comme du jais, sont toujours aussi abondants, ses yeux bleus sont toujours frangés de longs cils épais, ses joues n'ont rien perdu de leurs belles couleurs, mais Mario Corti a cessé de les admirer.
L'an dernier, à New-York la femme de Lionel Lawrence, celle qui fut la belle Reata Winfield, violoniste, incomparable admirée, choyée, applaudie partout, reconnaît qu'elle n'a pas réussi à conserver l'amour de son mari.
Plus récemment encore ne citait-on pas le cas de mme Jacques Gallatin abandonnée en plein voyage de noces par son mari, malgré l'éclatante beauté qui avait subjugué ce célibataire endurci et qui l'avait rendue célèbre dans tous les salons parisiens. Est-ce à croire vraiment que la femme qui possède ce privilège d'être belle, néglige les qualités qui transforment la passion en un affection durable ? Les grandes passions rapportées par l'histoire n'ont pas été inspirées, la plupart du temps par des femmes d'une grande beauté.
Héloïse n'était belle qu'aux yeux d'Abélard ; la Béatrice de Dante passait inaperçue partout ; et pour tout autre que Pétraque. Laure était une jeune femme très ordinaire. Georges Sand, incontestablement n'est a pas moins su retenir sous sa domination des hommes tel que Chopin, Alfred de Musset, Jules Sandeau.
Mme de Maintenon qui était loin d'être belle a su garder pendant trente ans l'amant volage qu'était Louis XIV. Comment s'y prit-elle ? En s'ingéniant avec toute l'habilité intuitive, innée chez la femme à étudier les besoins, les goûts, les caprices même de l'homme qu'elle entendait s'attacher. C'est là ce que les femmes convaincue de la toute puissance de leur beauté ne savent pas, ne veulent pas faire. Attirer ou garder un homme sont deux choses bien différentes.
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LE DUEL DU POLTRON
Un jeune homme timide et peureux, mais donc l'esprit n'était pas sans ingéniosité fut provoquer en duel par un adversaire qui voulait se battre au pistolet. Il lui répondit ces sages paroles :
« Je ne puis accepter votre duel. Que je vous tue ou que vous me tuez, le malheur sera également irréparable. Mais voici ce que je vous propose. Allez dans le bois le plus voisin ; vous y choisirez un arbre de la même corpulence que moi et vous vous placerez à la distance convenue, si vous touchez l'arbre, je conviendrai que j'ai eu tort et je vous ferai les excuses ; si au contraire vous le manquez, je recevrai les vôtres »
UN VILLAGE DE CASTORS
On sait que les castors disparaissent complètement d'Europe. On en signale pourtant encore « un village » en Norvège, à Œmlid situé à quelque distance de Christiansand. On y voit plusieurs de ces animaux prenant leur ébats dans l'eau. Leurs huttes, construites tout près du rivage sont à deux étages ; l'un au-dessus de l'eau, l'autre sous l'eau. Les murs sont faits de gros bois et les toits de banche et de glaise.
Ces rongeurs ont abattu tous les trembles dans le voisinage, et se sont ensuite attaqués aux bouleaux. Ils coupent à la base des arbres de plus de 42 centimètres. Les branches sont traînées jusqu'au bord de l'eau dans de véritables chemins ou coulées qui ont été débarrassés des racines qui les croisent. Des sentinelles sont postées pour donner l'alarme en cas de danger lorsque les castors quittent leur demeure et vont à la rivière.
ON FAIT DES « COURS D'AMOUR »
DANS UN COLLEGE DE L'ILLINOIS
Le professeur H. S. Russel directeur de l'école secondaire de Greefield (Illinois) vient d'ajouter au programme de l'école qu'il dirige d'un cours nouveau assez original. Il consistera en une série de conférence combinées avec l'étude de poèmes d'amour.
Les élèves devront écrire des dissertations sur les sujets suivants ou d'autres semblables : « Comment s'emparer d'assaut d'un cœur ? Comment découvrir la venue d'une grande passion ? Comment agir si les parents dont des objections ? Comment encourager les jeunes gens timides ? Comment se déclarer ? »
l'introduction de ce nouveau sujet d'études dans le programme de l'école a soulevé d'énormes protestations de la part des parents mais leur attitude a été annulée par le grand enthousiasme éveillée par les élèves.
LE MONDE DEVIENT PETIT
Ce n'est point la taille de notre vieux globe qui est en jeu. Grâce à Dieu, son corps de terre, aux veines d'eaux marines et fluviales, aux os de pierre, à la verte chevelure végétale, à la vieille carcasse solide, ne peut diminuer de volume ; mais c'est nous autres qui en supprimant peu à peu la distance, réduisons son étendue.
Il est évident que la distance d'une ville à une autre ne change guère malgré les années. Mais le progrès tend de plus en plus à la réduire, par la diversité et la vitesse des moyens de locomotions.
C'est ainsi qu'au XIVe siècle on mettait 22 jours pour aller de Florence à Paris, 30 jours pour aller à Londres. Vers 1690 il fallait sept jours pour aller de Paris,à Dijon. En 1789 il fallait 13 jours pour aller de Paris à Marseille.
Actuellement les grands transatlantiques font 37 kilomètres à l'heure et plus ; les trains internationaux font 85 kilomètres en moyenne. Il n'y a plus un seul point de l'Angleterre qui soit à plus de douze heures de Londres. Il n'y a plus un seul centre important de civilisation sur le globe qui soit à plus de trois jours de Londres. Avec l'outillage actuel, le globe entier se trouve rapetissé aux dimensions que l'Angleterre avait au milieu du XVIIIe siècle.
La rapidité des voyages croîtra encore. Que nous réservent l'aéroplane et l'aéronef ? On prédit 20 km à l'heure et même plus. Il ,n'y aurait donc plus de point sur le globe qui soit à plus de quatre jours de Londres. Comme il fallait en 1848 aux voitures publiques, 90 heures soit près de quatre jours pour aller de Paris à Marseille, on peut dire qu'avec l'aéronef le globe tout entier sera ramené aux dimensions relatives qu'avait la France en 1848. et ainsi se trouve justifiée la proposition à l'aspect tant soit peu paradoxal que « le monde devient plus petit »
REVUE NOS LOISIRS DU 11 OCTOBRE 1908