LA PAGE OÙ L'ON SE TORD
LA PAGE OÙ L'ON SE TORD
— Comment ! Mademoiselle Lili, vous avez avalez tout ce sac de pralines ?
— Oui, maman.
— Et que méritez-vous pour une telle gourmandise ?
— Ah ! Maman je mérite bien de boire car j'ai grand soif !
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Au restaurant.
Un monsieur se plaint de la dureté du bifteck récalcitrant.
Le maître d'hôtel, superbe, commande :
— Garçon, donnez un autre couteau à Monsieur !
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— Joue, amuse-toi ! A dit le papa mais surtout ne dérange rien dans ta chambre.
Bébé à pris un pot à eau e, profitant de ce que la fenêtre est ouverte, asperge les passants.
— eh bien ! Bébé, crie le père, qu'est-ce que tu fais là ?
Bébé répond.
— P'tit père je joue au « vilain temps »
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Un parisien arrive la semaine dernière au meilleur hôtel de d'Olonne-sur-Mer et demande de l'eau chaude.
Le lendemain il réitère sa demande à son lever.
— Mais, monsieur, répond la petite bonne, je vous ai monté hier soir un plein broc, il doit y en avoir encore.
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La logique des enfants.
— Maman, est-ce que tu es menteuse ?
— Mais non, mon enfant.
— Maman, est-ce que papa est menteur ?
— Mais non, mon enfant.
— Mais alors, quand vous me dites pas la même chose.
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M. Prudhomme se fâche contre un gavroche qui vient de l'interpeller un passant.
— Pourquoi donc m'appelez-vous M. Jéricho ?
— Tiens ! C'te blague, fait le gamin en ricanant c'est à cause de votre trompette !
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Aux bains de mer, un monsieur s'est noyé en prenant un bain. Le corps a été emporté par le courant.
Quelques jours après une amie vient rendre visite à la femme du disparu et la trouves en larmes.
— Voyons, lui dit-elle, il faut pourtant se faire une raison.
— Me faire une raison ! Répond la veuve entre deux sanglots. Vous en parlez à votre aise, vous ! Mais si on ne trouve pas le corps, quand pourrai-je me remarier ?
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A l'audience du tribunal :
Un conseiller s'était endormi.
Le président qui recueillait les voix il avait demandé la sienne, ce conseiller répondit en se frottant les yeux :
— Qu'on le pende ! Qu'on le pende !
— Mais c'est un prié qu'il s'agit.
— Eh bien ! Qu'on le fauche, s'écria-t-il mal réveillé.
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On lit dans un journal du Morbihan l'avis suivant :
« Le nommé Yves Legoellec que l'on croit mort depuis deux ans est invité à passé à la mairie de la ville de Beignon.
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Ils sont mariés depuis la veille et arrivent dans un hôtel de province.
Avant d'entrer, la jeune femme, décontenancée fait une recommandation à son mari :
— Tachons de n'avoir pas trop l'air de nouveaux mariés, dit-elle.
— Oh ! Ma chère amie, c'est bien simple.
Et, ce disant, Monsieur passe à madame tous ses paquets.
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La baronne Gabrielle de Wagneur est universellement connue par sa parcimonie. Néanmoins contrainte par le milieu dans lequel elle vit, elle c'est décidé à acquérir une automobile... d'occasion.
A la première sortie, panne au milieu de la rue, puis l'auto se met à monter toute seule sur le trottoir.
Le mécanicien fait de vain effort pour bloquer le frein.
— Jean ! Crie la baronne. Poussez-là au moins sur une boutique d'article à bon marché !
— Quelle horreur ! S'exclame le client à l'aubergiste. Regardez cette grosse punaise sur le mur de ma chambre.
— Ce n'est rien, monsieur, elle est morte.
Le lendemain matin le client va trouver l'aubergiste.
— Vous savez cette punaise.
— Oui ?
— Elle était bien morte en effet mais il y eu un monde fou à son enterrement.
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Un Anglais à un autre.
— Vous croyez aux fantômes ?
— Oui, répond l'autre et il se dissout dans l'air.
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Un spectateur arrive très en retard à un match de rugby. Il se précipite à sa place en bousculant toute la rangée de spectateurs en train de manifester et se penche vers son voisin :
— Où en est la partie ?
— Match nul après la mi-temps répond le voisin sans quitter les joueurs des yeux.
— Ouf, soupire le monsieur, alors je n'ai rien manqué.
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Penché sur son bureau le grand savant fait des calculs compliqués. Entre la domestique :
— Il y a un monsieur qui voudrait vous voir.
— Trop occupé. Montre-lui ma photo.
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Dans un grand craquement les freins lâchent et l'autobus descend la route en pente à une vitesse folle. Les voyageurs pousses des hurlements.
— Ne vous tracassez pas dit calmement le conducteur, le prochain arrêt est facultatif.
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Madame Martin est allé avec sa petite fille écouter une grande cantatrice.
— Maman, demande Lili pourquoi le monsieur fait peur à la dame avec sa petite baguette ?
— Il ne lui fait pas peur, c'est le chef d'orchestre.
— Alors, pourquoi elle crie sans arrêt.
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pendant la guerre de 70, les Parisiens affamés se nourrissent de chiens, de chevaux et de rats. Un habitant après avoir avalé un bifteck de son chien, se met à soupirer en regardant les os sur le bord de son assiette :
— Pauvre, pauvre Médor. Comme il se serait régalé.
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H. G. Wells le célèbre romancier anglais, avait eu des débuts très difficiles. Avec un de ses amis il avait fondé une revue qui n'avait aucun succès. Tous les deux se trouvaient un jour à la fenêtre de leur bureau regardant tomber la pluie, lorsqu'un enterrement déboucha dans la rue.
— Ça ne m'étonnerait pas, constata amèrement Wells que le mort soit l'un de nos rares abonnés.
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Louis Blanc célèbre homme politique du siècle dernier était extrêmement petit. Un jour alors qu'il déjeuné avec Barbey d'Aurevilly, il partit en oubliant sur la table un crayon. Barbey d'Aurevilly, le rattrapa et lui tendit le crayon en disant cyniquement :
— Monsieur, vous avez oublié votre canne.
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A Londres dans le jardin de Hyde Parc très exactement n'importe quel individu peut grimper sur une chaise et discourir sur le sujet qui lui tient à cœur devant les badauds. C'est ainsi qu'on put un jour entendre ce petit dialogue :
— Le capitalisme hurlait l'orateur enflammé, du haut de son tabouret c'est l'exploitation de l'homme par l'homme.
— Et le communisme qu'est-ce que c'est alors ? Demande un auditeur.
— Le communisme c'est tout le contraire.
REVUE NOS LOISIRS DU 6 SEPTEMBRE
1908