LA MODE DE NOS LOISIRS
LA MODE DE NOS LOISIRS
RECETTES UTILES
------------------------------------------------------------------------------
UNE BLOUSE POUR JEUNE FILLE
UNE ÉLÉGANTE ROBE PRINCESSE
La mode des blouses lavables a semblé si charmante et si pratique que toutes les femmes
aujourd'hui font usage des chemisettes en toile ou de linon pendant toute l'année. Viennent les jours froids, on porte sous la blouse, comme cache-corset, un jersey de laine fine et serrée, qui
ne fait pas épaisseur et se dessine à peine sous la transparence des entre-deux à clair ou de tissus légers. Quelques
personnes préférant être peu couvertes dans la maison que contentent de passer sur leur blouse un gilet sans manche, un chandail, une longue veste, de grosse laine blanche tricotée ; c'est l'affaire de goût où d'idées
personnelles touchant l'hygiène. Mais tout le monde est d'accord pour la conservation, douze mois par an des blouses lingerie.
Les jeunes filles, les grandes fillettes imitant en ceci l'exemple de leurs mères seront donc heureuses de trouver ici le charmant modèle d'une jolie chemisette qui confectionnée en linon ou batiste, agrémentés d'entre-deux d'imitation de Valenciennes ou de point de Paris sera ravissante et peu coûteuse. Un entre-deux de dentelles de fils aux fuseaux augmenterait légèrement le prix de revient, jamais excessif.
Bien entendu si l'habilité d'une jeune travailleuse lui permet de broder elle-même des entre-deux de filet, la blouse deviendra fort élégante et ne ressemblera en rien aux modèles en vente dans les magasins. Si l'on ne veut point de tissu lavable, on fera encore ce corsage en flanelle blanche, ou rouge en remplaçant les entre-deux par des galons brodés.
Le surah, la toile de soie s'associent également bien avec la dentelle e les galons brodés, mais la simplicité sied aux jeunes filles et les mamans seront sages en leur déconseillant les broderies trop riches ou trop voyantes, le paillage, les galons d'or ou d'argent.
Il faut pour exécuter ce modèle pour une jeune fille de seize ans environ 2 m 50 de tissu en 1 m de large plus 6 m d'entre-deux en 1 m 30 de petite dentelle, si on garnit le haut du col et le bas des poignets ainsi que le montre notre gravure.
●●● ●●●
La mode des robes princesse qui sera très en faveur cet
hiver est particulièrement favorable aux tailles minces etsveltes des jeunes filles ou des très jeunes femmes. Si vous êtes un peu petite et replète, madame, évitez la robe princesse, à moins que la disposition heureuse des rayures de votre tissu ou des galons que vous placerez
longitudinalement sur votre robe ne fasse illusion et ne vous « allonge » —au figuré bien entendu.
Le modèle que nous reproduisons ici est d'une grâce simple fort séduisante. La robe princesse est combinée de façon à être faite un peu traînante ou courte et ronde, selon qu'on la portera comme toilette habillé ou comme costume trotteur. De même en supprimant l'empiècement et le col, on aura une charmante toilette du soir, robe de dîner, de théâtre infiniment gracieuse avec son encolure carrée qui semble inspiré des maîtres florentins.
Pour une toilette habillée, aucun tissu ne conviendrait qu'un velours uni ou côtelé simple et tombant en jolis plis. On trouve maintenant des velours anglais dont le prix n'a rien d'excessif. La guimpe sera en ce cas en dentelle de Luxeuil ou en guimpe d'Irlande —choses que l'on fera facilement soi-même. Cette robe se fait à volonté avec ou sans doublures ajoutée.
6 m 50 de tissu en 1 m 20 suffiront pour exécuter ce modèle pour taille moyenne ; 0 m 80 de laize de dentelle sont nécessaire pour l'empiècement de ce col, plus 2 m 50 de galon ou d'entre-deux pour la garniture.
R E C E T T E S U T I L E S
-----------------------
SOLE FETE A L'ANGLAISE
Prenez deux belles soles, enlevez les têtes et la peau noire, fendez-les d'un côté et sur le milieu , les laver, les éponger, faire fondre dans un plat 50 grs de beurre frais, y ajouter trois jaunes d’œufs. Salez poivrer, délayez trempez dans chaque sole dans cette préparation puis dans la chapelure ; les retremper deux fois, et deux fois les passer, les faire frire pendant trois à quatre minutes dans de la friture pas trop chaude.
CROUTES AU MADERE
Prenez de la brioche très légère, taillez-en des losanges grands comme le creux de la main et épais comme un gros sou. Faites chauffer du bon beurre et mettez-y les petites tartines de brioche auxquelles vous faire prendre couleur, lorsqu'elles sont dorées, retirez-les et couvrez-les de marmelade d'abricots ou de prunes ; disposez-les en couronne sur un plat et verser au milieu une sauce faite avec un peu d'eau et de madère délayée avec de la marmelade d'abricots. Mettez le plat une minute dans le four et servez.
JAMBON AUX ŒUFS
Mettez dans la poêle un petit morceau de beurre, le faire fondre, y ajouter cinq tranches de jambon, les chauffer, les tourner retirer la poêle du feu ; verser quatre œufs que l'on aura cassé sur les tranches de jambon dans la poêle ; remettre la poêle sur le eu pendant une minute, la mettre ensuite dans le jour pendant trois à quatre minutes.
ROUSSETTES
Prenez une demi livre de farine, un œuf, 75 grs de beurre, un demi verre d'eau, un peu de sel, une cuillerée à café de fleur d'oranger et maniez le tout. Faites-en un e pâte que vous laissez reposer une heure, après ce temps, étendez votre pâte, aplatissez-là en lui donnant l'épaisseur d'un gros sou, puis au moyen d'un coupe-pâte, faites-en des losanges, des carrés ou des ronds. Faites frire ensuite ses roussettes à friture chaude et servez-les saupoudrées de sucre. Les roussettes peuvent se manger chaudes ou froides ; elles se conservent cinq à six jours.
OIGNONS FARCIS
Éplucher e faire blanchir à l'eau salée pendant un bon quart d'heure des oignons blancs, les égoutter, les vider. Mettre dans un saladier un peu moins d'une demi-livre de chair à saucisse, y ajouter les débris d'oignons hachés et passés au beurre, persil, sel, poivre ; farcir avec cela les oignons, les saupoudrez de chapelure, les mettre ans un plat à gratin, les arroser avec du beurre fondu, les mettre dans un four et finir de les cuir pendant vingt minutes.
REVUE NOS LOISIRS DU 11 OCTOBRE 1908