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LA MAISON DES VEUFS * LA NIAISE

11 Avril 2013, 09:00am

Publié par nosloisirs

 

LA MAISON DES VEUFS

 

Rien n'est triste comme la destinée des veufs, des hommes habitué à l'intimité de la vie conjugale et que la mort sépare brusquement de leurs femmes.

Mais il y a quelque chose de plus triste encore, c'est le sort des enfants privés des soins maternels et dont le père, obligé de travailler au dehors est contrait de se séparer. En Allemagne et en Angleterre on a tenté de corriger ces deux infortunes.

Il existe en effet à Glascow et à Francfort-sur-le-Mein une maison pour les veufs avec ou sans enfants. La plupart petits employés ou ouvriers y trouvent une sorte de famille. La gérante cherche à leur rendre le confortable qu'ils avaient autrefois dans leur propre home.

De plus ils y trouvent pour leurs enfants en bas âges c'est-à-dire jusqu'à l'apprentissage, les soins et la surveillance nécessaires, et peuvent être absolument tranquilles sur l'éducation donné à leur petite famille.

 

LA NIAISE

 

Je voudrais, lorsque de l'émoi

Me vient par ta chère présence

Et la nuit du silence

Me mettre à genoux contre toi.

 

Car c'est à genoux qu'on supplie,

Qu'on souffre et regrette le mieux

On s'agenouille pour les Dieux ;

C'est à genoux quon s'humilie.

 

Un pauvre cœur si bas planté,

Comme d'autres voudraient l'atteindre !

Voudrais-tu quelque jour, me plaindre,

Descendre de ta vanité ?

 

Ne parle pas ; laisse-moi croire …

Ou mieux, non, parle, sois obscur

Sois le même qu'hier, un mur

Te taire serait illusoire.

 

Donne-moi simplement le bras

Je m'y ferai toute petite

Une misère qui palpite

A l'ombre de tes yeux ingrats.

 

Oui, je sais, ton esprit m'ignore ;

Tu m'éloigne ; tu vas rêvant ;

Mais rien ne m'est plus décevant

Je reste douce, je t'adore.

 

Que tu cherches à me navrer

que j'agonise et que je pleure

Tu ne réduiras point mon leurre,

Ma fatigue de t'espérer.

 

Nicolette Hennique

 

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REVUE NOS LOISIRS DU 30 AOUT 1908

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