L'ANTIQUITÉ DU BISCUIT
L'ANTIQUITÉ DU BISCUIT
EST-IL AGRÉABLE DE SE PENDRE ?
SUR LE TERRAIN
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L'ANTIQUITÉ DU BISCUIT
Le biscuit à la forme la plus ancienne du pain. Personne ne sait à quelle époque de l'histoire de l'homme,,il faut attribuer l'introduction de la fermentation dans la panification, mais il est certain que des gâteaux fabriqués uniquement avec de la farine et de l'eau sans fermentation (ce qui constitue le biscuit) sont beaucoup plus anciens. On a trouvé des gâteaux de pâte non fermentée, au fond des lits des lacs de Suisse, qui date de l'âge néolithique. C'est là le premier indice relatif à l'origine. C'est là le premier indice relatif à l'origine du biscuit qui n'es autre chose, nous le répétons que de la pâte non fermentée.
Le biscuit est donc un retour à la forme grossière du pain des premiers âges, justifié d'ailleurs par ses mérites et ses qualités dans certains cas particulier. Le plus grand nombre des peuples anciens mangeaient le biscuit, ans des conditions spéciales, en guerre et dans de gans voyages, terrestres et maritimes. Les Grecs le nommaient arton dipuron, c'est-à-dire pain mis deux fois au feu, et les romains panis nauticus.
Son nom lui vient du procédé par lequel cet aliment a été fabriqué depuis un temps immémorial et qui consistait à lui faire subir deux cuissons successives. (Bis, deux fois et coctuscuit) Aujourd'hui le biscuit n'es jamais cuit qu'une fois ; on a renoncé à l'ancienne coutume de la double cuisson.
EST-IL AGRÉABLE DE SE PENDRE ?
Une revue du Nouveau Monde publie les impressions du révérend J. T. Mann qui fut pendu pendant la guerre de sécession.
Laissons lui la parole et écoutons-le :
« Je fus dit-il, pris pour un espion au service des confédérés et, comme tel, pendu au fort Barancas. J'étais depuis quatre minutes entre le ciel et la terre, au physique aussi bien au moral, quand un officier me détacha persuadé avec raison que j'étais victime d'une méprise. Ma première impression, lorsque le sol se dé »roba sous mes pieds, fut que j'avais en moi une chaudière à vapeur sur le point d'éclater. Mes artères et mes veines paraissaient si tendues qu'il semblait que le sang du frayer violemment un passage au dehors. J'avais dans tous le système nerveux des piqûres atrocement douloureuses, elle que, ni auparavant, ni depuis je n'ai jamais rien éprouvé de pareil. J'eus ensuite l'impression d'une sorte d'explosion, quelque chose comme une éruption soudaine de volcan.
« Je ressentis alors un soulagement immédiat, bientôt même la douleur fit place à une sensation si merveilleusement agréable que je voudrais encore l'éprouver, si je le pouvais sans danger de mort. Une lumière opaline et laiteuse caressait mes regards ; un goût de sucre et de miel, d'une douceur inconnue, parfumait ma bouche ; je croyais m'envoler dans l'espace, laissant l'univers derrière moi ; j'entendais des milliers de harpes accompagner de concert de myriades de voix. Mon impression quand on me détacha de la potence, fut aussi douloureuse que l'avait été le premier stade de ma pendaison ; ce fut littéralement un martyre. On eut dit que chacun de mes nerfs était le siège d'une souffrance particulière ; je ressentais dans le nez et dans les doigts des douleurs inouïes. Après une demi-heure, ces tortures s'apaisèrent ; mais pour tous les trésors de l'Inde, je ne voudrais pas recommencer cette résurrection.
REVUE DE NOS LOISIRS DU 4 OCTOBRE 1908