IL FAUT BIEN RIRE UN PEU
IL FAUT BIEN RIRE UN PEU
Grand bal lundi dernier chez le prince Rastacky.
A trois heures du matin on danse encore.
Comme un des invités se retirait, le domestique chargé du vestiaire lui présente un pardessus qui ne lui appartenait pas.
— Mais ce n'est pas le mien !
— Ah ! Ce n'est pas à monsieur !... Je le regrette... C'est le meilleur de ceux qui reste.
— Mais le mien était neuf, tout à fait neuf.
— Oh ! Fait le domestique, des neufs il n'y en plus depuis minuit et demi.
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Alibert Téchéry envoi chercher un serrurier.
— La clef que je vous avais commandé ne vas pas, Arrangez-là. Tenez voici les trois francs cinquante prix convenu.
— Pardon, monsieur, mais s'il faut que la clef aille, c’est quatre francs.
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Toto qui souffre beaucoup d'une dent mauvaise se rappelle des observations maternelles.
— Maman dit-il avec décision, moi je veux que cette dent s'en aille !
— Eh bien, mon enfant, nous irons voir le dentiste pour qu'il te l'arrache.
— Non, non, pas le dentiste, ça me ferait mal...
— Comment faire alors ?
— Tu sais bien !... donne moi beaucoup de dragées puisque tu dis toujours que ça fait tomber les dents toutes seules.
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On a donné à Toto un petit verre de malaga avec deux biscuits pour tremper dedans, une fois son verre vide , Toto désire encore du malaga.
— Mais lui dit sa mère, tu en as eu assez.
— Je n'en ai pas du tout, répondit-il piteusement, ce sont les deux biscuits que j'ai mangé qui ont tout bu !
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Trois femmes sont en train de prendre du thé.
— Voulez vous du lait ? Demanda la maîtresse de maison.
— Un soupçon répond la femme jalouse.
— Une larme, répond la femme triste.
— Pour moi, déclare la maîtresse de maison rêveuse ça sera un nuage.
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— Qu'est-ce que tu penses de la cuisine anglaise ?
— Peuh ! Si c'est chaud on te dit que c'est de la soupe à la tortue et si c'est froid on prétend que c'est de la bière.
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— Je suis bien ennuyé l'élève des pigeons voyageurs et presque tous disparaissent un beau jour. Pour moi ils perdent leur chemin.
— Espèce d'idiot. Tu n'as qu'à marier tes pigeons avec des perroquets comme ça leurs descendants pourront demander leur chemin.
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Un chef indien se rend à la mairie de sa circonscription.
— Je voudrais changer de nom. Est-ce possible ?
— C'est très simple. Comment vous appelez-vous ?
— Grosse – locomotive – qui – traverse – la – prairie – en – crachant – la – fumée.
— Et comment désirez-vous vous appeler ?
— Tut-tut-tut.
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C'est vrai que les gens maigres ont souvent beaucoup d'esprit ?
— Bien sûr mon gros.
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Un producteur avait décidé de commander un film à grand spectacle sur la mythologie. Arrivant sur le plateau pendant le tournage, il remarque neuf jeunes filles rassemblées sous les feux de la caméra.
— Qu'est-ce qu'elles font là ? Demande-t-il au metteur en scène.
— Elles représentent les neuf muses.
— Neuf Ça fait vraiment minable. Mettez-en une bonne trentaine..
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Un mendiant sonne à la porte d'une magnifique demeure particulière.
— Monsieur ne reçoit pas, déclare-t-il.
— J'lui demande pas de recevoir, répond le pauvre homme mais de donner.
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— C'est assommant, gémit Marie-Chantal. Je me suis présentée ce matin à l'examen du permis de conduire et je n'ai pas encore le résultat.
— Tiens ! L'examinateur ne t'a rien dit.
— Pas encore, il est toujours inconscient à l'hôpital !
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— Et alors, mon brave homme, demande le médecin ou souffrez-vous exactement.
— Ici, docteur, répond le boucher, du côté de l’aloyau, jusque au dessus des plates côtes.
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Lili est en train de sangloter dans un coin.
— Mais enfin, pourquoi pleures-tu comme ça ? Lui demande sa mère.
— Parce que... parce que... je ne sais pas pleurer autrement.
REVUE NOS LOISIRS DU 11 OCTOBRE 1908
