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IL FAUT BIEN RIRE UN PEU

13 Octobre 2012, 09:00am

Publié par nosloisirs

 

 

 

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M. et Mme Dupont rentre de leur voyage de noce.

Madame — Ne trouves pas Édouard que jusqu'à présent notre voyage de noces a été tout simplement ravissant ?

Monsieur — Assurément mon trésor, mais tout de même, lorsque je recommencerai, j'arrangerai beaucoup de choses autrement.

 

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Comme dans les duels.

— Alors, tu ne te maries plus ?

— Non.

— Malgré les deux bals que vos deux familles ont donnés ?

— Oui ! Ce sont deux bals échangés sans résultat. Ça se voit tous les jours.

 

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Scène de ménage.

Madame — La première fois que tu me parleras ainsi je me tuerai à tes pieds.

Le mari — Et la seconde fois ?

 

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Les expressions illogiques.

Lu dans un fait divers « Les sieurs X...et Z... en vient aux mains Z...mordit cruellement l'oreille de X... mais en revanche X... donna un coup de tête ans le ventre à Z...

Les dents, les oreilles, la tête, le ventre... on appelle ça en venir aux mains.

 

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— Ah ! Ce que tu as vieilli depuis que tu t'es marié, dit un officier.

— Tu sais bien que les années de campagne comptent double ! Répond l'autre.

 

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Le vagabond endurci.

L'argent bon enfant — Je vous lâche encore pour cette fois, mais j'espère bien ne pas vous revoir.

Le vagabond — Vous allez donc prendre votre retraite ?

 

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— De quoi donc votre père est mort aussi subitement ? Demande-t-on à Calino.

— Je ne le sais pas, riposta celui-ci mais ce n'était assurément pas de quelque chose de bien grave !

 

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La scène se passe dans un restaurant à prix fixe servi par des bonnes.

Un monsieur trouve un bouton d'uniforme de pompier.

Il soumet le cas à la bonne.

— Que voulez-vous, monsieur ? Répond celle-ci. Vous n'espériez pas avoir l'uniforme complet pour 1.75 F je suppose.

 

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Entre bousiers.

— Vous avez là des valeurs qui ne me paraissent pas bien catholiques.

— Merci du renseignement, je vais les convertir.

 

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Un banquier véreux sort la tête haute du Palais de Justice. Deux amis le rencontrent et le saluent.

Quand le banquier s'est éloigné.

— Ce pauvre Jacques, encore une victime d'une erreur judiciaire.

— Comment cela ?

— Mais oui, on vient de l'acquitter.

 

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Les bonnes amies.

Mme Jeanne vient de perdre son mari et pleure toutes les larmes de son corps.

— Ca ne durera pas. C'est la lune de miel de son veuvage.

 

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Aux Champs-Élysées.

Le petit Jacques, occupé à faire des pâtés, entend une dame appelé : Jacques !...

Il se retourne c'est un autre petit garçon, un autre Jacques que l'on emmène.

— Alors moi, dit l'enfant avec dépit, c'est maintenant que je vais m'appeler ?...

 

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Les mauvais maîtres sont punis.

La cuisinière est au fourneau occupée à un entremets.

— Vous soignez peu ce plat, dit la femme de chambre.

— Pourquoi voulez-vous que je le soigne ? On ne nous en laisse jamais.

 

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M. de Calinaux a reçu deux billets de faveur pour un théâtre avec lesquels il ne doit payer qu'une demi place.

— Je vais tâcher de me procurer un autre billet, dit-il à sa femme, comme cela nous ne payerons rien du tout !

 

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Un monsieur entre dans un bar et s'approche du comptoir.

— Garçon, dit-il, donnez-moi un grand verre d'eau sans citron !

Le garçon bafouille un instant derrière le comptoir.

— Je suis désolé, monsieur, mais nous n'avons plus de citron.

— Ah ! C'est bien ennuyeux !

— Mais je peux vous donner un grand verre d'eau sans orange !

 

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La scène se passe à la cour de François 1er. Quelqu'un est soudain pris d'un violent hoquet. Une dame se penche vers sa voisine et lui dit :

— Il faudrait lui faire peur ; ça passerait tout de suite.

— Impossible, c''est Bayard.

 

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Dans un grand magasin à l'heure d'affluence un petit garçon et une petite fille avaient faussé compagnie à leur mère et un cornet de glace à la main, s'amusaient à monter et à descendre dans l'ascenseur bondé tout à coup le petit garçon s'aperçoit que sa glace coule et il s'essuie sur le manteau de fourrure d'une dame qui lui tourne le dos.

— Voyons Claude, regarde donc ce que tu fais, lui chuchote sa sœur, tu es en train de mettre plein de poils sur ta glace.

 

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Un peintre écrit « Épicerie » sur le haut d'une boutique. Passe un monsieur qui s'arrête choqué :

— Pourquoi écrivez-vous « épicerie » avec deux s, c'est un c qu'il faut.

Le peintre le regarde, dédaigneux du haut de son échelle et répond :

— Ne parlez pas sans savoir, attendez au moins que ça sèche...

 

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Quelle impression éprouve-t-on quand on assise à l'inauguration de sa propre statue, demandait-on à une célébrité que l'on venait d'honorer officiellement.

— Je peux vous dire une chose répondit le grand homme ; on commence à regarder les pigeons d'un autre œil.

 

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Un voyageur est en train de régler sa note à la caisse de l'hôtel. Soudain il se frappe le front.

— Garçon, demande-t-il voulez-vous aller voir si mes pantoufles ne sont pas restées dans ma chambre ; je suis très pressé, mon train passe dans cinq minutes.

Le garçon s'en va et redescend deux minutes après, un large sourire aux lèvres.

— Que monsieur se tranquillise dit-il, ses pantoufles sont sous le lit.

 

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A table on complimente la maîtresse de maison pour son succulent civet.

— Il paraît que vous gardez toutes les peaux de lapin, déclare une autre.

— Effectivement ! Ainsi l'année dernière j'ai pu me aire faire un manteau de fourrure.

— Et cette année, en ferez-vous un pour votre fille ?

— Oh ! Je ne pense pas. Mon mari a besoin de peaux de chat. Il paraît que c'est merveilleux pour les rhumatismes. Tenez, j'ai commencé à les conserver aujourd'hui même !

 

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Marcel fait son service miliaire dans l'aviation.

— Oh ! Tu voles ? Lui demande un compatriote.

— Hé ! Cinq litres d'essence par-ci, cinq litres d'essence par-là...

 

REVUE NOS LOISIRS DU 14 JUIN 1908

 

 

 

 

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