IL FAUT BIEN RIRE UN PEU
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IL FAUT BIEN RIRE UN PEU

— Mon dieu, madame, j'avoue que je n'ai pas très bien dîner, mais ce n'est pas la faute de votre cuisinière.
— Vous avez oublié votre râtelier ?
— Parfaitement et je n'ai pas osé de vous demandez le vôtre.
Grand-mère et bébé.
— Mon petit Jean, est-ce que cela te ferait de la peine si je venais à mourir ?
— Oh ! Oui beaucoup.
— Ah ! Et pourquoi ?
— Pourquoi ? Parce qu'on ne boirait plus à ta santé.
Entres amies.
— Eh bien et le jeune homme avec qui ton père veut te fiancer ?
— Je le déteste tant que je voudrais le voir malheureux toute sa vie !
— C'est bien simple, épouse-le.
Un pochard titubant et zigzaguant demande à un passant le chemin de la gare.
— Suivez toujours tout droit.
— C'est justement ce que je ne puis pas faire.
En police correctionnelle.
— Vous êtes accusé d'avoir autorisé dans votre établissement des jeux de hasard.
— Je proteste, monsieur le président, il n'y avait pas le moindre hasard, tous ces messieurs trichaient
Deux messieurs se rencontrent et parlent immédiatement d'affaires. Le premier s'enquiert.
— Vous êtes content, les affaires prospères ?
— Oh ! Oui . Je ne peux pas me plaindre car j'ai une clientèle qui grandit chaque jour.
— Comme vous avez de la chance ! Mais que vendez-vous donc ?
— Des vêtements d'enfants.
Un monsieur regagne son hôtel mais ne peut renter car le tourniquet de la porte tourne sans arrêt au bout d'un moment, il l'arrête et se trouve en présence d'un monsieur qui le regarde.
— Eh bien, monsieur, demande le client, pourquoi tournez-vous ainsi ?
L'inconnu réfléchit et répond :
— C'est que... je ne me rappelle plus si je voulais entrer ou sortir.
Un anglais appuyé sur sa tondeuse à gazon fumait sa pipe. Passe un touriste américain.
— Combien de temps vous a-t-il fallu pour obtenir une si belle pelouse ? Demanda l'Américain.
— Deux mille ans répond l'anglais.
Deux fous regardent installer le téléphone souterrain.
— Quel travail pour enterrer ces fils !
— Qu'est-ce que ça va être pour enterrer les poteaux.
— Que s'est-il passé ? Dupont ne dirige plus un orchestre à cordes !
— Non, par ces fortes chaleurs, il préfère les instruments à vents...
Un pêcheur est depuis 7 heures du matin sur le bord de la rivière essayant d'attraper quelque chose. Sa femme est venue le rejoindre et elle reste à ses côtés pendant plusieurs heures. Vers midi elle déclare qu'elle rentre.
— Attends-moi dit-il nous rentrerons ensemble.
— Mais non, répond-elle d'un ton qui veut en dire long. Je suis obligée de faire un détour pour passer à la poissonnerie.
Deux jeunes mécanos sont en train de prendre l'apéritif au café du coin ; l'un d'eux porte un pansement à la main droite.
— Que t'est-il arrivé ?
— Oh !un accident un retour de manivelle.
— Je vois, il devait s'agir d'une vieille voiture ?
— Mais non, pas du tout, j'ai voulu aider ma femme à hacher un reste de viande dans le hachoir.
Un monsieur rentre chez lui ; il est haletant rouge, décoiffé, sa chemise est déchirée, il tombe sur une chaise en s'épongeant le front.
— Que t'arrive-t-il ? Lui demande sa femme.
— Ne m'en parle pas, je reviens des courses !
— Des courses ? C'est ce qui t'a mis dans cet état ?
— Je vais t'expliquer. Tandis que j'étais au paddock en train d'admirer les chevaux, à un moment mon lacet se détache, je me baisse pour le renouer ; à ce moment on me met ne selle sur le dos, un jockey grimpa sur moi et me flanque un grand coup de cravache.
— Et alors, qu'as-tu fait ?
— Troisième dans a dernière course !
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Dans la jungle un lion se promène, il rencontre un tigre et lui dit :
— Qui est le roi de la jungle ?
— Toi, bien sûr, répond le tigre.
Un peu plus loin, il rencontre un éléphant et lui pose la même question. A ce moment, l'éléphant saisit le lion avec sa trompe, le fait tournoyeret le jette contre un arbre.
Le lion, furieux, se relève et rugit :
— Si tu ne sais pas la réponse, ce n'est pas une raison pour te montrer si brutal.
Ouin-Ouin est en colonies de vacances. Aujourd'hui c'est son tour de cuisine avec un camarade. La surveillante entre et dit :
— Mais, Ouin-Ouin tu regardes ton petit camarade et tu ne fais rien !
— Mais si, mademoiselle, je travaille ; c'est lui qui épluche les oignons et c'est moi qui pleure !
REVUE NOS LOISIRS DU 19 JANVIER 1908