ENFIN ON A TROUVÉ LE VÉRITABLE HOMME-SINGE
ENFIN ON A TROUVÉ LE VÉRITABLE
HOMME - SINGE
Le professeur Klaatseh de
l'université d'Heidelberg, a fait une découverte importante concernant les origines de l'homme et sa parenté avec le singe.
Le savant professeur, au cours d'un séjour dans un petit village de la côte d'Australie, assista au jugement de quelques indigènes, accusés d'avoir assassiné un blanc. Il remarqua qu'un des prisonniers avait les pieds et les mains semblables à ceux du singe anthropoïde.
Il paraît alors à la découverte de la tribu à laquelle il appartenait. Trois jours de voyage à travers le désert amenèrent le professeur Klaatseh dans la région où vivait la tribu.
Tout d'abord il lui fut impossible de découvrir aucune trace d'habitations, ni même d'habitants, mais il avait été prévenu du caractère sauvage et timide de ces populations.
Le professeur eut recours à un stratagème ingénieux. Au fond des bois, il disposa un certain nombre d'objets, brillants, destinés à éveiller la curiosité et la cupidité des indigènes. En peu de jours, toutes les verroteries avaient disparu. Le savant se servit alors comme appât de divers aliments ; lorsque les indigènes les eurent goûtés et appréciés, ils « s'apprivoisèrent » peu à peu.
Le professeur Klaatseh constata que ces hommes étaient partout couverts de longs poils, sauf sur le visage, les bras, le dos, la paume des mains et la plante des pieds.
Ils ont la paume des mains aussi longue que la plante du pied d'un blanc de taille moyenne et les doigts proportionnellement plus courts, reliés par une membrane jusqu'à à la première phalange. Le pouce est remarquablement court. Il arrive à peine à mi-hauteur de la naissance des doigts et ne peut se mouvoir librement comme celui d'un blanc.
Cette conformation se retrouve chez les singes anthropoïdes supérieurs, notamment chez le gorille et le chimpanzé.
Les pieds sont conformes presque identiquement ; ils ont comme les mains la faculté de saisir les objets ; aussi les indigènes se servent-ils indifféremment des pieds et des mains pour grimper aux arbres.
Le docteur Klaatseh vit l'un d'eux, effrayé par la vue de son appareil photographique, bondit sur un arbre et s'accrocher à une branche par les pieds pour examiner l'objet de sa terreur.
L'homme singe de Klaatseh a le pouce et le gros orteil du singe. Il a le front très fuyant avec des fortes proéminences au-dessus des yeux ; le nez presque aplati par le haut largement écrasé par la base. La mâchoire inférieure très développée, fait saillie comme celle d'un bouledogue. On peut dire Que ces indigènes tiennent également du singe et de l'homme.
Comme intelligence cette tribu est très inférieure aux « Bushmen » d'Australie considérée jusqu'ici par les savants comme le type le plus rudimentaires de l'espèce humaine.
L'homme-singe de Klaatseh n'a pas de langage articulé mais il fait connaître sa pensée par des cris et des hurlements semblables à ceux des singes.
Il sait cependant allumer du feu et tuer de petits animaux à l'aide de flèche primitives. Mais il ne possède aucune des connaissances rudimentaires que l'on trouve chez des sauvages. Il mange des serpents, des araignées, des grenouilles, des insectes.
On a vu ces indigènes ne bâtissent pas de maison. Pour s'abriter contre les intempéries, ils se contentent de se blottir sous les buissons ou dans les branches des arbres. Cependant tant que les femmes élèvent des enfants en bas âge, les hommes leur construisent pour la nuit des abris de branchages.
Il n’excise aucune cérémonie de mariage. Quand un homme veut prendre femme, il s'embusque derrière un arbre sur le passage de celle qu'il a choisie et lorsqu'elle passe, il bondit sur elle, l'assomme avec sa massue et l'emporte dans sa tanière.
L'homme-singe du professeur Klaatseh est donc un facteur important dans l'histoire de l'évolution humaine.
LES ÉLÉGANTES PORTERONT DES ROBES TOUT EN CUIR
Le cuir a souvent été employé par les couturières pour garnir des robes ou pour faire des gilets. On en fait maintenant des robes entières. Le cuir choisi est généralement de teinte fauve. Il est souple, léger et beaucoup moins épais que la plupart des étoffes de laine.
Ces robes sont très pratiques pour la montagne, l'automobile et, en général tous les sports. Après avoir été portées et souillées de boue, il suffit de les laver soigneusement avec une éponge humide pour qu'elles soient aussi fraîches et aussi nettes qu'à leur sortie de chez le tailleur.
CE QU'ON TROUVE AU CANADA DANS LES COLIS ABANDONNÉS
Une vente curieuse vient d'avoir lieu à Montréal ; celle de tous les colis abandonnés, oubliés ou perdus depuis un an dans les gares du Canada.
Tous ces objets étaient répartis en trente cinq lots dont chacun en moyenne, a été adjugé 3 dollars 50.
Cette vente a lieu chaque année et ce sont de pittoresques enchères. Les colis les plus disparates y figurent depuis la valise en fer blanc de l'émigré anglais qui resplendit sous sa couche de vernis brun marron, parmi les sacs et les poches des émigrés italiens ou russes, jusqu'aux portemanteaux américains en miniature.
Or, les acheteurs jouent a cet encan comme à la loterie. Ils risquent leur argent sur un lot de maigre apparence espérant y découvrir à l'intérieur la forte somme ; et il arrive parfois que leur espoir n'est pas déçu.
Ainsi l'année dernière un acheteur trouve-t-il 100 livres sterling en or dans une malle d'émigré anglais qu'il avait payé quatre livres. Mais le contraire se produit aussi et l'on vit à la même vente un autre acheteur payer huit livres une malle presque neuve et qui ne contenait que des guenilles et des journaux.
L'IMPÉRATRICE DE CHINE EST UNE GAILLARDE
L'impératrice douairière de Chine consacre ses loisirs à la lutte à mains plates. Dans son palais une vaste salle est spécialement réservée à ce genre de sport et Sa Majesté y roule chaque jour les plus robustes de ses femmes. Il y a quelque temps, on conseilla à l'impératrice le noble jeu de l'escrime et un maître d'armes fut choisi en Europe. Mais l'exercice parut à Sa Majesté trop efféminé. Dès la première leçon, elle jeta au loin son fleuret, saisit à bras-le-corps le maître d'armes et, après une lutte magnifique, lui fut toucher terre des deux épaules.
REVUE NOS LOISIRS DU 9 AOUT 1908