LA PAGE OÙ L'ON SE TORD
Grand duc et bon buveur.
Un jour M. Loubet invita à déjeuner à Rambouillet un grand duc de Russie. Le grand duc qui buvait sec, regardait avec curiosité, le président du tribunal qui refusait tous les vins et se versait de l'eau de carafe. Enfin il n'y put tenir et l'apostrophant :
— Pardon, monsieur, pourquoi buvez-vous ça ?
— Mais, balbutia le magistrat, qui pour s'expliquer était triop pénétré de respect.
— Ce n'est pas fait pour boire, conclut le prince ; c'est ait pour se laver.
0 o 0 o 0
En police correctionnelle.
— Accusé, vous n'avez pas de moyen d'existence ?
L'accusé tire de sa poche un morceau de gruyère.
— Eh bien et ça mon président; s'écria-t-il, qu'est-ce que c'est ?
0 o 0 o 0
Un auteur célèbre était dans son lit mais il dormait pas. Un bruit de serrure lui fait tourner la tête, et à la lueur de sa lampe de nuit, il aperçoit un voleur qu'il forçait son secrétaire.
Le moment était critique. Notre auteur rit aux éclats. Le voleur se croyant découvert, suspend son ouvrage. L'auteur rit plus fort
— De quoi riez-vous donc ? C'est impatientant ! Dit le voleur courroucé .
— De quoi je ris ? Parbleu ! Vous êtes un fameux imbécile de venir ainsi la nuit, avec une fausse clé chercher de l'argent dans un meuble où je ne veux pas en trouver moi-même le jour, en l'ouvrant à mon aise et avec la vraie clé.
0 o 0 o 0
La maman de Paulette à table.
— si tu ouvres encore la bouche, je vais te mettre à a porte.
Paulette alors :
— Mais, maman, il faut bien ouvrir la bouche pour manger.
0 o 0 o 0
Un simple chenapan devait être guillotiné.
Au petit jour le directeur de la prison, l'aumônier, dives personnage officiels pénétrèrent dans la cedllule. On réveille le condamné qui, spirituel prononce ce mot de la fin :
— Est-ce que ma présence est vraiment nécessaire ?
0 o 0 o 0
On parle d'un pauvre bohème qui a le défaut de se glisser chez les gens, surtout à l'heure du repas.
— Quel drôle de pistolet ?
— En effet... impossible de la faire partir.
0 o 0 o 0
Une dame sur le point de louer un appartement s'informe auprès du concierge quel sont les locataires qu'elle doit habiter.
— A gauche, madame aura un brave homme , un journaliste... pauvre diable bien gentil... à droite, je ne ache pas à madame que ce sont des Anglais... très riche, mais très mal élevés, très vulgaires.
— Ah ! Vraiment ?
— Oui, madame... ainsi quand monsieur passe devant mon bureau, il ne me salue jamais.
0 o 0 o 0
Un Anglais débarque à Calais entre chez un coiffeur et lui dit :
— Mon cher, moi être délicat beaucoup pour la barbe. Voici une guinée si vous rasez moi sans couper. Voici également deux pistolets ; si vous coupez moi, faire sauter la cervelle à vous.
— Ne craignez rien,milord.
Le coiffeur le rase avec la plus grande légèreté et sans une estafilade.
— Comment donc, dit l'Anglais, les pistolets pas faire peur à vous ?
— Non, milord.
— Et pourquoi ?
— Si j'avais entamé la peau, j'aurais achevé de vous couper le cou..
0 o 0 o 0
Un paysan frappe à la pore d'un voisin et bon camarade.
— Et ! Père Antoine, dormez-vous ?
— A cause !
— J'ai besoin que vous me prêtez cinquante francs.
— J'dors.
0 o 0 o 0
Remède instantané.
Un monsieur est en train de poser dans l'antichambre du docteur Daniel.
Impatienté, il appelle un domestique.
— Mon ami allez dire à votre maître que, s'il ne me reçoit pas dans cinq minutes... je serai guéri !
Deux cambrioleurs sont dans un appartement quand soudain l'immeuble est entouré de policiers. L'un des cambrioleurs dit :
— Bon, on a lus le choix, il faut sauter !
L'autre répond.
— T'es malade ! C'est au treizième étage !
Eh ! C'est pas le moment de faire ton superstitieux.
0 o 0 o 0
Monsieur Dupont à une passion, les voitures rapides. Il vient d'acheter une décapotable grand sport et l'inaugure avec sa femme. Depuis cinq minutes ils roulent à 150 km/h sur l'autoroute, enthousiasmé, M. Dupont s'exclame :
— Est-ce que tu ne te sens pas heureuse de vivre ?
— Heureuse ? Répond madame Dupont en claquant des dents, non. Étonnée seulement.
0 o 0 o 0
Un boxeur sans talent mais optimiste vient s'affaler dans son coin à moitié mort, après le troisième round.
— Je crois,bien que je vais gagner, murmura-t-il à son manager.
— Et comment ! Si tu continues comme ça à faire du vent autour de lui, il finira par mourir d'une congestion pulmonaire.
0 o 0 o 0
Je vais te donner un truc confie un Écossais à un autre. Quand tu vas au cinéma avec ta fiancée, donne-lui rendez-vous dans la salle. Ainsi tu n'as pas à payer sa place.
— Mais ma place alors ? Qui va la payer !
0 o 0 o 0
Dans un grand salon un psychiatre à la mode pérore au milieu d'un groupe admiratif .
— J'ai un métier terrible. Ainsi hier j'ai reçu la visite d'une pauvre folle qui se plaignait d'avoir perpétuellement des chauves-souris accrochées à ses cheveux.
— Et alors, qu'avez-vous fait ? Demanda une dame passionnée .
— C'est très simple. Je lui ai dit que j'allais les faire tué définitivement en les effrayant. J'ai tapé dans mes mains et...
— Et les chauves-souris se sont envolées ?
0 o 0 o 0
— Garçon une mouche est en tain de se noyer dans mon verre de vin.
— Et alors ! Vous voulez peut-être que je lui fasse la respiration artificielle ?
0 o 0 o 0
L'histoire de Michel Attenoux.
Toto : Papa, si je place 1 000 F à 2 % qu'est-ce que ça me rapporte à la fin de l'année ?
Le père (banquier)
— Une réputation de pauvre crétin.
0 o 0 o 0
Robinson Crusoé dort dans a petite case sur son île déserte. Soudain on frappe à la porte. Robinson se réveille , se gratte la tête .
— Je me croyais tout seul sur mon île, c'est curieux. Entrez, cria-t-il.
La porte s'ouvre et un grand noir apparaît en roulant des yeux.
— Extraordinaire ! S'exclama Robinson. Quel jour sommes-nous ?
— Mercredi, Missié.
— Bien. Voulez-vous revenir après-demain ?
0 o 0 o 0
Humour anglais à goût macabre :
Deux anthropophages sont aux trousses d'un explorateur qui file à toute vitesse depuis plus d'une heure. Tout en courant, la sagaie à la main un cannibale soupire :
— Dis donc, si ça continue comme ça je me demande à quelle heure on va déjeuner.
0 o 0 o 0
Marie-Chantal est allée voir « Lawrence d'Arabie » Au retour excitée comme une puce, elle déclare dramatiquement à son père.
— Moi, je n'épouserai qu'un héros.
Son père la regarde et déclare laconiquement :
— Évidemment ! Il faudra être héroïque pour l'épouser.
REVUE NOS LOISIRS DU 9 AOUT 1908