ECOUTEZ DONC C'EST TROP DROLE
Ecoutez donc c'est trop drôle

Calino rencontre une dame de ses amies poussant devant elle une voiture ou deux charmants bébés se font vis-à-vis.
— Oh ! Les jolis enfants ! Comme ils se ressemblent.
LA DAME qui paraît très flattée de ce compliment— Ils sont jumeaux.
CALINO avec intérêt — Et ils sont à vous les deux ?
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Éloquence superflue.
Un illustre « gaffeur » pérore, adossé à la cheminée du salon.
— J'ai vu un homme qui écrivait admirablement bien qu'il eût le bras droit en bois.
A ce moment, l'orateur prend « un temps » et de sa voix la plus claire, il ajoute :
— Et la main aussi !
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Une dame qui souffre horriblement des molaires mais a une peur terrible des dentistes, sonne avec quelque hésitation chez le dentiste.
Un domestique galonné répond :
— Monsieur n'est pas là.
La dame visiblement soulagé :
— Ah !... quel bonheur !
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Était-ce la vraie raison ?
En ce penchant à sa fenêtre, M. Prudhomme tombe sur le trottoir, du haut de son deuxième étage. Par un hasard extraordinaire, il ne se fait aucun mal.
Il se relève alors et s'adressant sentencieusement aux personnes qui l'entourent :
— Voilà, dit-il ce que c'est que de n'avoir jamais commis d'excès !
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Calino lit dans un journal dont le correcteur à quelquefois des distractions :
M. et Mme Bernard avalent deux enfants
(Avalent pour avaient)
il prend un crayon et écrit en marge :
« Pour les parents comme pour les enfants c'est une faim bien malheureuse »
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Une preuve frappante.
Maubant, le grand artiste estimé du public, mort il y a quelques années, assistait un jour un déjeuner auquel prenait part Levasseur, L'héritier, Hyacinthe; Déjazet, Mlle Oxy etc tous artistes comiques qui lui reprochèrent tout à coup de ne pas savoir se grimer ni se déguiser.
Piqué au vif, Maubant fait avec Lhéritier la part qu'il alla prouver le contraire.
Au moment de prendre le café, il disparaît.
Bientôt surgit un garçon qui apporte sur un plateau tout ce qu'il fallait pour la dégustation d'un exquis moka. Il avait des favoris noirs, des cheveux crépus et toutes les apparences d'un véritable butor...
En versant du café, il casse la soucoupe de Déjazet, arrose maladroitement l'énorme nez de Hyacinthe et renverse la tasse d'Ozy sur le gilet de Ravel.
On le traite de malotru ; il proteste, s'en va furieux, puis revenant à l'improviste, prend un morceau de sucre et le trempe dans la tasse de Déjazet pour s'en faire un canard.
Tous se lèvent pour lui faire un mauvais pari. Maubant — car c'était lui — retire alors sa perruque et ses favoris et dit Lhéritier :
— Régale mon vieux, tu viens de perdre ton pari.
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Un mendiant maigre , maigre, maigre, à une très grosse dame :
— S'il vous plaît, je n'ai rien à mangé depuis trois jours.
— Ciel, comme j'aimerais avoir votre force de volonté.
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— Maman, pourquoi papa chante-t-il dans la chambre de bébé ?
— C'est pour l'endormir.
— Eh bien, si j'étais bébé, il y a longtemps que je ferais semblant de dormir.
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Le président d'une très importante société fait la tournée de ses succursales de province. Dans l'usine de Marseille, il est accueilli par le directeur régional qui lui fait visiter les lieux.
— Combien avez-vous d'employés qui travaillent ici ?demande le président.
— Peuh ! Attendez que je calcule... voyons ! A peu près un sur dix.
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— Toto dit le professeur très mécontent, votre rédaction sur « Décrivez une promenade en campagne » et mot pour mot exactement la même que celle de votre frère.
— Mais m'sieur, nous avons fait exactement la même promenade.
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Une dame sortant sa voiture du garage, tamponne une automobile, fait marche arrière, grimpe sur le trottoir, redescend dans la rue et finit par écraser son capot sur le réverbère. Un agent se précipite les yeux exorbités part la fureur.
— Votre permis, je vous prie.
— Allons, monsieur l'agent, vous venez de voir comment je conduis. Vous pensez bien que jamais personne n'a voulu me donner un permis.
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— Madame, demande un pauvre enfant en haillons, pourriez-vous me donner un peu d'argent pour que je puisse rejoindre ma famille ?
Les larmes aux yeux, la dame tendre glisse un billet de 10 F dans la main de l'enfant.
— Ta famille se trouve loin ?
— Non, juste à côté, au cinéma.
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La scène se passe dans un petit magasin de frivolités.
— Je voudrais acheter ce poudrier pour l'offrir à ma femme. Pouvez-vous me faire un joli paquet pour l'envelopper.
— Certainement, répond l'employée en s'affairant. C'est pour une surprise je suppose ?
— Et comment ! Ma femme m'a demandé un manteau de fourrure.
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— Pourquoi as-tu une retenue jeudi ?
— Ce n'est pas ma faute, maman, j'avais oublié où étaient les Açores.
— Une autre fois, tâche de te souvenir où tu les as mises.
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— J'ai fait un cauchemar épouvantable, soupira Marie-Chantal, je rêvais que j'étais espagnole.
— Eh bien ! Ça n'a rien d'effrayant.
— Mais si, je ne sais pas un mot d'espagnol !
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— Et alors, mon vieux Dupont, comment va votre belle-mère ?
— Pas bien. Le médecin m'a dit que si elle passe la nuit, elle se rétablira mais si elle ne passe pas la nuit alors... il nous reste peu d'espoir.
LE MAUVAIS TEMPS EST L'ENNEMI DES AFFAIRES
Un Anglais s'est amusé à calculer l'influence du mauvais temps sur les transactions commerciales. Il a découvert que,les marchands de tabac faisaient de détestables affaires les jour de pluie.
Après tout cela s'explique. Quand il pleut on n'aime pas à flâner dans les rues, et l'on n'est pas tenté « d'en griller une » en faisant les cent pas. De même un seul jour de pluie, lui baisser de deux millions de francs la vente des grands magasins de West End.
REVUE NOS LOISIRS DU 23 AOUT 1908