ECLAIRCIE
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Éclaircie

L'orage ans le bois vous a toute surpris
A votre grand chapeau des bouquets effeuillés
Ruissellent vos cheveux sur votre robe grise
Ont l'humide parfum des feuillages mouillés.
Secouez en riant les gouttes de l'orage
Vos rubans de velours ont des boules d'argent
Et vous êtes pour moli comme un site sauvage
Comme un massif de fleurs sous un azur changeant.
Vous êtes un massif frais de roses trémières
Et de ces fleurs des près dont les noms sont jolis
Un massif d'iris clairs et de douces-amères,
Un rideau de verdure aux corymbes pâlis,
Protégeant le sommeil des légers hochequeues
Sur les azeroliers encore tout luisant d'eau,
Et je vois dans le champ de vos prunelles bleues
Tout le ciel délicat qui se remet au beau.
Léo Larguier
REVUE NOS LOISIRS DU 26 JANVIER 1908