VOTRE OPINION ET LA NOTRE 2/2
VOTRE OPINION ET LA NOTRE
Une brave cuisinière a gagné un lot de 250 000 francs ; une brave cantinière avait gagné précédemment le lot d'un million. La cantinière a quitté son régiment ; la cuisinière reste à son fourneau. Voilà ce qu'on appelle une vocation sérieuse.
Tous les gens qui rêvent de gagner le gros lot — même ceux qui n'ont pas de billet — bâtissent des châteaux en Espagne ; ils règlent d'avance l'emploi et la forte somme, pour n'avoir pas à perdre de temps en délibération quand elle leur arrivera ; le premier point arrêté dans leur esprit, c'est ordinairement de changer de milieu, de d'occupation. On souhaite toujours de voir ce qu'on n'a pas vu ; on est las de ce qu'on a toujours vu. La cuisinière qui pouvait vivre de ses rentes, demeure cuisinière et chez son patron, excite l'étonnement général.
On ne songe pas à l'état d'esprit du patron, qui doit être aussi singulier. Un petit,bourgeois qui vit modestement de son traitement bureaucratique, à désormais pour servante plus riche que lui ; elle est capitaliste ; il est salarié ; elle a comme on dit, son pain cuit, tandis que le maître l'employeur est à la merci d'un congédiement. Il y a matière à comédie dans cette situation.
Dans la société actuelle la possession de l'argent donne la science, l'autorité l’infaillibilité. De quel front un homme pauvre osera-t-il reprocher à une dame cossue d'avoir mal ciré ses chaussures où d'avoir brûler sa côtelette ?
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La discussion recommence avec les médecins qu'ils recommandent l'usage du sel en abondance et ceux qui mettent leurs clients en garde contre le chlorure de sodium. Hippocrate dit oui, Galien dit non.
Les cures obtenues — pendant qu'il est à la mode — par le traitement aux injections d'eau marine fournissent un argument aux adeptes du régime salé. Mais un grand nombre d'Anglais ayant fait « pour vivre mieux » une consommation immodérée de sel, s'en sont trouvés fort mal, il n'y a pas besoin d'Esculape pour deviner la solution du problème. En cette matière, comme en la plupart des autres, la vérité se trouve à,égale distance des excès contraires. Le sel est indispensable à nos fonctions digestives, à la vie de nos cellules. C'est parce que les hommes ne peuvent s'en passer qu'il a toujours été frappé d'impôts par les gouvernements, et que cet impôt à toujours paru odieux aux contribuables. La gabelle de l'Ancien Régime était un des pires griefs de la nation.
Le mot de la gabelle a disparu mais les « faux sauniers » sont toujours traqués par le fisc ; au point qu'il est interdit de puiser un seau d'eau dans la mer, de peur que ce ne soit pour en extraire le sel par évaporation. Les tribus sauvages se livrent de terribles combats pour la possession d'un gisement de sel.
Il en faut donc ; il en faut pas trop. Combien en faut-il ? Ici encore chacun doit être son propre médecin. La raison n'est pas la même pour le travailleur actif et pour le sédentaire, pour l'homme sain et pour le malade. Consultez votre goût ; il est l'expression de votre besoin, si vous ne l'avez pas perverti.
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La distribution des prospectus dans les rues des grandes villes, surtout à Paris est une des principales causes de la saleté dont tout le monde se plaint. Les distributeurs fourrent leurs petits papiers dans la main, sous le bras, dans la poche du passant où sur la table des cafés ; ils en répandent des poignées à terre pour s'en débarrasser plus vite. Et personne ne lit un prospectus. C'est du papier perdu, de l'argent gâché. Quelques heures après avoir été nettoyées, les voies publiques sont dégoûtantes. Il n'y a qu'un avis là-dessus.
Mais on craint en interdisant le prospectus d'enlever le gagne-pain aux distributeurs qui sont de pauvres gens incapables d'un travail pénible.
Or, il y a une autre cause d'infection plus dangereuse encore dans les rues des villes françaises ; le crottin de cheval, qui séjourne se décompose, se réduit en poussière, transporté par le vent dans les yeux et les narines des passants, sur les étalages de comestibles, dans l'intérieur des habitations. A Londres et dans d'autres villes bien tenues, le crottin est ramassé presque aussitôt tombé sur la chaussée par des gamins armés d'une pelle et d'un balai.
On pourrait supprimer à la fois, sans inhumanité les prospectus et le crottin, si l'on employait à ramasser le crottin les pauvres diables qu'on emploie à distribuer les prospectus.
REVUE NOS LOISIRS DU 22 NOVEMBRE 1908
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e fais appel à tous qui regarde mon blog car j'ai des difficultés sur la nouvelle présentation. Lorsque je contact le site on me répond d'aller sur le forum, mais je n'arrive pas à discuter. Le problème que je trouve c'est la mis en page des images qui se place à la fin du texte. Avec l'ancienne présentation je n'avais aucune difficultés. J'avais le dossier images sur l'ancien mais je ne trouve pas sur le nouveau. Si vous faites le même blog que moi et que vous pouvez me renseigner je vous en remercie à l'avance.
A très bientôt
