VOTRE OPINION ET LA NOTRE 1/2
VOTRE OPINION ET LA NOTRE
La lumière électrique est-elle ou n'est-elle pas dangereuse pour la vue ? Si vous consultez les physiciens ils vont soumettront de savante analyses et vous renseigneront médiocrement, parce que leurs conclusions — bien entendu — sont contradictoires.
Ainsi des physiciens de Dresde établissent que la lumière électrique est trop riche en rayons violets, qui désorganisent les tissus, les physiciens de Hambourg prouvent aussitôt que la lumière du soleil renferme encore plus de rayon violet que l'autre ; elle ne nuit pourtant pas à la vue — Alors ?
Alors suivez dans la règle que nous préconisons en toute matière, laissez dire les savants ne vous occupez pas des rayons violets, consultez votre propre expérience. Et si vous voulez profitez de la nôtre, à nous qui travaillons continuellement sous la lumière électrique, nous vous dirons ; jamais la lumière du soleil ne nous a fait souffrir, et la lumière électrique nous tue. La vue la plus solide n'y résiste pas. On ne devient pas myope ou presbyte ; on devient aveugle ou presque aveugle.
Michel Strogoff fut sauvé de la cécité parce qu'une larme s'interposa entre son nerf optique et la lame brûlante du bourreau mais on ne peut pas pleurer tout le temps et la lampe électrique fera des hommes une race analogue aux poissons des cavernes qui ne possèdent plus le sens optique.
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« Le mari doit protection à sa femme, la femme doit obéissance à son mari » Du moins le Code Civil en décidait ainsi, dans son article 213 que l'officier de l’état civil lit soigneusement aux nouveaux mariés en prononçant le conjungo.
Mais les rapports de l'homme et de la femme se modifient de telle sorte que six législateurs proposent de supprimer l'article 213. Notez bien qu'ils ne demandent pas d'inscrire que : « La femme doit protection à son mari ; le mari doit obéissance à sa femme » Non pas encore. Ils trouvent simplement préférable de ne rien dire du tout.
Le pauvre article 213 reçoit trop d'accrocs dans la pratique ; il ferait mieux de disparaître. Quand ils murmure le oui ! Fatal, la femme compte bien que la mari la protégera, et le mari compte bien que la femme lui obéira ; mais ils font tous deux in petto des réserves sur l'obligation correspondante. Les magistrats municipaux assurent que la lecture de l'article 213 est accueillie par des rires étouffés, au moins par des sourires.
L'idée de l'obéissance féminine paraît aujourd'hui comique. Même en servitude la femme régnait souvent dans les ménages ; la femme instruite, affranchie, cédera volontiers aux bonnes raisons si elle est raisonnable ; elle ne cédera plus au prestige désormais ruiné de la barbe virile. Ah ! La barbe !
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On a essayé d'établir le « graphique » de la situation diplomatique depuis quelques semaines ; il a fallu y renoncer ; la tâche était trop compliquée. Chaque jour, la température variée ; ses variations auraient pu être enregistrées, si elles avaient été annoncées partout dans le même sens, mais l'optimisme des uns étaient toujours contredit par le pessimisme des autres. Les pessimistes de la veille devenaient des optimistes du lendemain et réciproquement.
Un jour l'Autriche annexes des provinces turques, la Bulgarie se déclare indépendante, s'empare de la Roumélie orientale, menace la Turquie d’une invasion soudaine ; et les Turcs en appellent à l'Europe. Une conférence va se réunir. Non, la conférence ne se réunira pas. Les Bulgares n'attaquent plus ; les Turcs vont se jeter sur la Bulgarie, ce sont les Serbes qui dévoreront l'Autriche. Les Turcs ne vendent plus que la Conférence règle leurs affaires ; ils entendent les règles eux-mêmes. La France, la Russie, l'Angleterre sont acclamées à Constantinople. Quarante huit après on assure que le gouvernement ottoman prend le mot d'ordre à Berlin. Mais les Turcs négocient directement avec les Bulgares. Que fera désormais la Conférence. Bon ! Les pourparlers sont rompus ; la Conférence est notre seul espoir.
Tâchez de vous y reconnaître. Mais surtout défiez-vous des « tuyaux » du monsieur bien informé qui vous promet une belle opération de bourse à la faveur de cet imbroglio.
REVUE NOS LOISIRS DU 22 NOVEMBRE 1908
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Je fais appel à tous qui regarde mon blog car j'ai des difficultés sur la nouvelle présentation. Lorsque je contact le site on me répond d'aller sur le forum, mais je n'arrive pas à discuter. Le problème que je trouve c'est la mis en page des images qui se place à la fin du texte. Avec l'ancienne présentation je n'avais aucune difficultés. J'avais le dossier images sur l'ancien mais je ne trouve pas sur le nouveau. Si vous faites le même blog que moi et que vous pouvez me renseigner je vous en remercie à l'avance.
A très bientôt
