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UN PEUPLE PEU CONNU

16 Octobre 2013, 09:00am

Publié par nosloisirs

UN PEUPLE PEU CONNU

AH ! LE GENTIL PETIT MÉNAGE

LA SOURCE AUX GÉANTS

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A PARTIR DU 1er NOVEMBRE RENDEZ-VOUS SUR

histoiresautrefoisWordpress.com

UN PEUPLE PEU CONNU

Les Chillouks qui habitent une des régions les plus impénétrables du Haut-Nil sont encore peu connus et paraissent avoir des mœurs excessivement bizarres.

Ce qui frappe avant tout c'est eux c'est l'analogie de leurs formes avec celles des oiseaux qui vivent dans le même milieu. Ils ont des jambes longues et maigres et marchent lentement en grandes enjambées en levant haut le genou. Leur corps est mince et anguleux, leur cou long et leur tête étroite et aplatie ; leurs pieds sont plats et larges, le talon très allongé. Ce qui complète encore leur ressemblance avec les échassiers, c'est l'habitude qu'ils ont lorsqu'ils se tiennent debout, de ne poser que sur une jambe, l'autre restant pliée et le pied appuyé sur le genou.

Les Chillouks sont complètement nus. Les femmes portent seulement un petit tablier de cuir et rasent leurs cheveux, tandis que les hommes donnent tous leur soin à leur coiffure. Leur chevelure est préparée à cet effet dans le bas âge au moyen d'applications de gomme de bouse de vache.

Ils ont la peau d'un noir très foncé mais ils conservent rarement leur couleur naturelle. Au premier abord, leur corps semble grisâtre. En voici la raison pour éloigner les moustiques, ils entretiennent autour de leurs habitations des tas de bouse de ache incandescents dont ils empilent soigneusement les cendres pour en faire leur lit. Ils s'enfoncent jusqu'au cou dans cette poudre fine qui s'agglutine à la couche d'huile dont ils sont enduite et reste adhérente à leur corps.

AH ! LE GENTIL PETIT MÉNAGE

James William charpentier à Danbury aux États-Unis est un homme singulièrement obstiné. Il eut il y a cinq ans passé, une altercation avec sa femme au sujet d'une coiffe de chapeau mal posée. La discussion fut assez vive et William au comble de l'irritation jura que de sa vie il n'adressait plus la parole à sa femme. Depuis cinq ans habitant la même maison, mangeant à la même table, passant à côté l'un de l'autre, la presque totalité de leurs jours et de leurs nuits, ces deux êtres n'ont pas échanger un seul mot. En vain Mme William a-t-elle fait à maintes reprises des tentatives désespérées ; elles s'est heurtée à la froide impassibilité de son conjoint. Désespérant de fléchir jamais et muet volontaire, la femme du charpentier s'est décidée de demander le divorce.

LA SOURCE AUX GÉANTS

Il est question dans un livre fantastique d'Erckmann-Chatrian d'une araignée crabe, d'une araignée gigantesque grosse comme la tête d'un homme. Ce monstre avait dévasté une région et ruiné un pays car il avait fait sa retraite d'un trou d'où sortait une source d'eau thermale et personne n'osait plus se baigner. On la tue enfin et les conteurs expliquent ainsi la chose. Soumise à la température élevée de l'eau thermale dans laquelle elle vivait presque, l'araignée était devenue une bête énorme ; car l'exubérance inouïe de la nature antédiluvienne n'aurait d'autre cause que l'extrême chaleur.

Rien n'est extraordinaire dans la nature pour ceux qui savent mais les indigènes de la Tripolitaine sont en ce moment troublés par un phénomène qui leur semble mystérieux. Voici les faits :

Une petite fille d'une tribu, celle dont nous donnons la photographie, découvre un filet d'eau dans l'oasis. Elle boit.... Ce n'est plus l'eau saumâtre du désert mais une eau gazeuse, pétillante comme une limonade et la fillette malicieuse croyant à quelque miracle, ne met personne au courant de sa découverte. Dans sa famille et dans sa tribu, les gens sont petit, maigres et cuits par l'ardent soleil et voici qu'elle grandit, qu'elle grandit presque à vue d’œil. Tous les jours elle va à la source ignorée, apporte un morceau de pain dur, une poignée de dattes et se régale d'eau gazeuse. Les anciens se réunissent les femmes bavardent on la mesure chaque semaine contre le tronc d'un arbre... elle finit par dépasser de la tête l'homme le plus grand de la tribu.

— Allah est grand et Mahomet est son prophète, il lui plaît que cet enfant grandisse, que son saint nom soit béni ? Et les indigènes s'inclinent devant le miracle divin. Il est inutile d'expliquer le soi-disant miracle. Tout le monde à compris que les propriétés de la source thermale sont la cause de cette croissance subite.

REVUE NOS LOISIRS DU 22.11.1908

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