LE VERRE TISSÉ
UN VERRE TISSÉ
L'EMPOISONNEMENT DE LA TERRE
UN CHAT QUI JEUNE
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A PARTIR DU 1er NOVEMBRE RENDEZ-VOUS SUR
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UN VERRE TISSÉ
L'industrie électrique et les industries similaires verre qu'elles utilisent sous forme de plaques, de font, comme on sait, une consommation énorme de disques, de cuves etc. ce qui est un peu singulier, c'est qu'elles n'emploient presque jamais du verre tissé avec lequel on fabrique aujourd'hui des fils aussi souples que ceux de soie ou de coton et une bourre qui, par ses propriétés physiques, rassemble à de la ouate. Est-ce parce que cette industrie est encore peu connue ? C'est possible et c'est en tout cas, l'opinion de M. Lee qui vient de consacrer à cette question un travail fort curieux.
Le principe de cette fabrication qu'on doit à Brunfaut et qui a été tout dernièrement perfectionnée par les frères Weisskopf est fort simple. Il consiste à faire arriver la masse vitreuse en fusion sur une tige ou bobine attachée à un disque qui tourne avec une très grande rapidité. Le verre s'étire alors en fils en fils tordus, d'une légèreté telle qu'un fil de 200 mètres de longueur ne pèse plus de neuf grammes.
Ces fils d'une souplesse tout à fait remarquable forment une sorte de bourre très analogue, comme nous l'avons déjà dit, à de la ouate. Ses propriétés isolantes sont à tel point accentuées qu'au simple toucher elle donne une sensation de chaleur très nette. Aussi bien elle est depuis quelques temps employée contre la goutte et les rhumatismes ou elle remplace très avantageusement la flanelle.
Ce sont précisément ces propriétés isolantes de la bourre en verre qui ont fait penser qu'elle pouvait être employée pour isoler les conduites de vapeur. Dernièrement on s'en est servi encore pour établir un nouveau type d'accumulateurs à piles sèches. Elle pourrait certainement remplacer et très avantageusement la soie et le caoutchouc pour isoler les fils électriques et les câbles. Malheureusement en ce qui concerne cette dernière utilisation son prix de revient est encore pour le moment trop cher. Mais M. Lee est convaincu que cet inconvénient disparaîtra bientôt et que l'industrie du verre tissé est assurée d'un avenir brillant.
L'EMPOISONNEMENT DE LA TERRE
Il arrive parfois, quand on sème de la luzerne, du trèfle ou toute autre plante fourragère, que les récoltes, bonnes pendant les premières années, diminuent peu à peu dans la suite et finissent par devenir si faibles que la culture ne peut être continuée. Même avec un défrichement, le sol reste incapable de nourrir les plantes. On dit alors qu'il est « fatigué »
Deux chimistes fort distingués, M. Pouget et M. Chouchak ont cependant voulu savoir au juste en quoi consistait cette fatigue. Ils se sont dit que tous les êtres qui vivent sur la terre, les microbes aussi bien que les animaux supérieurs, fabriquent des poisons dont ils se débarrassent à chaque instant et de mille façons en le rejetant dans le milieu dans lequel ils vivent. Les plantes, luzerne, trèfle ou autre plane végétation, feraient-elles exception à la règle ? Où bien faut-il admettre qu'elles aussi secrètent des poisons et que ces poisons pénètrent dans la terre qui les portes ? Si cette hypothèse se trouvait être exacte, la « fatigue » de la terre deviendrait une véritable intoxication qui expliquerait le dépérissement des plantes qui y poussent.
Les recherches faites dans cette direction ont montré l'exactitude de cette hypothèse. Quand on fait passer un courant d'eau à travers une certaine quantité de terre « fatiguée » et qu'on ne sert ensuite de cette eau pour arroser une terre vierge ensemencée de luzerne, on obtient une récolte très médiocre. Pourquoi cela ? Parce que, disent MM. Pouget et Chouchak, l'eau de lavage avait dissous et entraîné les poisons qui se trouvaient dans le sol fatigué et ces poisons ont suffi pour intoxiquer la terre vierge et faire dépérir les végétaux qu'on y avait semés.
UN CHAT QUI JEUNE
Ces jours derniers un cultivateur des environs de Reins fut bien surpris en battant du seigle de découvrir ans sa grange au milieu des gerbes un chat qui avait été emprisonné par mégarde. Or, le tas avait été fait quarante cinq ours auparavant. Le pauvre félin qui, par conséquent avait passé ce temps sans boire ni manger, était d'une maigreur extrême et mourut au bout de deux jours, malgré les soins. La résistance de l'animal est néanmoins curieuse à enregistrer, car il peut se soutenir avec quelques bestioles, il faut complètement privé d'eau et c'est probablement ça qui détermina sa mort.
REVUE NOS LOISIRS DU 22 NOVEMBRE 1908
