LES CHOUETTES ONT LA VIE DURE
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LES CHOUETTES ONT LA VIE DURE
LES AKKAS
UNE PLANTE CARNIVORE
POUR CHASSER EN EGYPE
GISKHA LA BOHEMIENNE
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LES CHOUETTES ONT LA VIE DURE
C'est une histoire de chasse. Elle est arrivé à M. Kunstler professeur au Muséum de Bordeaux et à été contée par lui à la Société de Biologie de ladite ville. Elle offre donc toutes les garanties d'authenticité.
Un jour se trouvant à la chasse, M. Kunstler tire et abat une chevêche, espèce de petite chouette grise à bec court. Selon son habitude il achève la petite bête inanimée en lui comprimant la cage thoracique.
La pièce était belle et signe d'un empaillement. Aussi, au lieu de la mettre dans son carnier, M. Kunstler la dépose dans une auberge. Deux heures plus tard, il revint chercher sa chevêche ; elle avait disparue. Désappointé il allait partir lorsqu'il aperçut son oiseau tranquillement perché sur la traverse d'un toit voisin.
Capturée sans peine, la chevêche eut de nouveau la colonne vertébrale soigneusement comprimée contre le sternum. Au reste, M. Kunstler ne l'abandonna que lorsqu'il la crut bien morte. C'était donc un cadavre qu'il rapporta chez lui et ce cadavre fut mis dans une étroite boite de carton, laquelle boite dûment entourée de papier d'emballage et ficelée avec soin, fut expédiée par la poste à destination du Muséum d'histoire naturelle de Bordeaux. La chevêche inanimée resta ainsi au moins vingt quatre heures dans son étroite enveloppe, privée d'air.
Or, quel ne fut l'étonnement de M. Coulet taxidermiste du Muséum lorsque en ouvrant le paquet il en vit sortir une chouette vivante qui chercha à s'enfuir. Pour pouvoir l'empailler, une troisième fois il fut forcé de la tuer.
Cette résistance à la mort n'est pas exceptionnelle chez les animaux à sang froid. Mais c'est la première fois qu'on la constate chez un animal à sang chaud chez un oiseau, lequel, comme on voit, possède une activité vitale particulièrement intense.
L E S A K K A S
Tout le monde sait aujourd'hui qu'il existe au centre de l'Afrique, un peuple qui depuis des milliers d'années jouit d'une renommée légendaire. C'est cette race de nains audacieux dont Homère, Hérodote et Aristote ont les premiers fait une mention assez précise et qui dans la suite, à travers les âges et grâce à l'imagination de certains chroniqueurs sont devenus les pygmées chevauchant les lièvres et même les fourmis, et les Lilliputiens immortels du célèbre Swift.
Les Akkas qui occupent un territoire important sur le Haut-Nil appartiennent à cette catégorie de nains. Leur taille varie de 1 m 40 à 1 m 50, ils ont la tête très grosse. Les bras et le corps trop long par rapport aux jambes, le ventre arrondi en forme de panse. Ils ne sont pas velus comme prétendent certains voyageurs ; au contraire leur barbe est rare, leur chevelure est courte et laineuse. Leur peau à une teinte généralement un peu foncée. Ils sont respectés par les tribus avoisinantes car ils passent pour être très méchants et surtout chasseurs extrêmement habiles.
UNE PLANTE CARNIVORE
Le capitaine S. Musgrave qui accompagna lord Roberts en Afrique du Sud pendant la guerre contre les Boers, vient de rentrer en Angleterre après un voyage de vingt mois en Colombie. Il a rapporté de nombreux spécimens d'animaux, d'insectes et de plantes.
Parmi celle-ci il en est de fort curieuses entre autres une plante carnivore qui a un cerveau, des organes digestifs et un système nerveux comme les animaux les mieux organisés. Cette plante porte des fleurs assez larges en forme d'entonnoir. Lorsqu'on y place un petit morceau de viande, les pétales se referment pendant quelques heures. Au bout de ce laps de temps ils s'ouvrent à nouveau. On constate alors que la viande à disparu ; la plante l'a absorbée.
POUR CHASSER EN EGYPTE
Nos chasseurs se plaignent souvent de la taxe élevée qui leur permet de s'adonner à leur sport favori ; que diraient-ils si la fantaisie un jour les prenait de s'en aller en Égypte. Dans ce bien heureux pays indépendamment des taxes obligatoires pour chaque catégorie d'armes à feu dont on veut faire usage, il est nécessaire aux chasseurs d'avoir un permis qui peut prendre deux formes différentes. L'un désigné par le terme « licence A » et dont le prix est d'environ six cent vingt cinq francs, donne à son détenteur le droit de poursuivre, tuer ou capturer en plus du gibier ordinaire, quelques-unes des espèces plus rares désignées dans un tableau spécial. Laq « licence B » ne coûte que vingt cinq francs, mais ne s'étend qu'aux espèces les plus petites et les moins rares et ne sert pour ainsi dire à rien.
GISKHA LA BOHEMIENNE
A Manharao dans le Brésil vient d'avoir lieu le mariage sensationnel de Mlle Giskhia Gitek et de M. Juan Manores, un des plus riches propriétaire qui soient au monde. Or, Giskha est certes une des femmes les plus extraordinaire de ce temps. Elle naquit au environ de Prague, dans une tente de bohémiens. Son père était chef de tribu vagabonde et fabriquait des poteries barbares.
Lorsqu'elle eut quatorze ans elle se trouva orpheline et n'ayant comme héritage qu'un tambourin. La tribu lui assura qu'elle serait la reine des bohémiens et qu'elle trouverait aide et assistance parmi eux. Elle entreprit d'aller danser sur les places publiques où elle obtient un grand et rapide succès qui l'encouragea à dire la bonne aventure.
Lorsqu'elle eut ramassé plusieurs milliers de francs elle partit pour l'Australie, toujours accompagnée de sa troupe fidèle. Elle monta chez les chercheurs d'or, des comédies mimées et chantées. On la couvrit d'or.
A Melbourne on put remarquer qu'un voyageur assistait à tous ses spectacles. Ce voyageur l'a suivit partout jusqu'en République Argentine où il offrit de préparer une fête à toute la tribu. La proposition fut acceptée. Dans les petites villes Giskha fut accueilli comme une reine. La fidélité de son chevalier servant lui donner une allure romanesque qui séduisit chacun.
L'histoire se termina par un mariage. Ceci ne surpris personne. Mais la cérémonie fut singulière car les bohémiens, en costumes baroques, accompagnèrent à l'autel le riche Juan Manores et la bohémienne Giskha qui devenue millionnaire n'oublie pas ses anciens compagnons.
