LA PAGE OÙ L'ON SE TORD
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Zoologie familière.
— Comment pouvez-vous distinguer un jeune perdreau d'un vieux ?
— Par les dents.
— Ne plaisantons pas. Vous savez bien que les perdreau n'ont pas de dents.
— Oui, mais moi j'en ai !
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Quand un soldat vient de recevoir son premier galon, de quelle couleur es-il ?
— Parbleu, rouge ou jaune.
— Erreur mon cher. Quand on a reçu un galon suivant l'usage, on l'arrose.
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Joli mot de grand-mère.
— Mes chers enfants, veuillez élever un peu la voix... Je n'entends plus très bien ce que vous dites... Dame ! Ce n'est pas ait pour donner à soixante dix neuf ans.
— Oh ! Oh ! Quelle coquetterie, grand-mère. Tu veux donc rajeunir ?... Si je compte bien tu as quatre vingt ans sonnés.
Alors, l'aïeule avec un sourire :
— vous voyez !... Je suis tellement sourde que je n'ai pas entendu sonner la dernière année !
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Taupin et Boireau achèvent de dîner au restaurant ; l' garçon apporte l'addition.
— Sapristi ! Dit Taupin, il y a une erreur de 5 francs !
— Faut réclamer ! Observe Boireau.
— Mais c'est en moins.
— Oh ! Alors ne disons rien, le patron reverrait le pauvre garçon.
—
Inquiétude :
— Jeanne, où donc est ton frère ?
— Il est enfermé depuis au moins deux heures dans le cabinet noir.
— Vous ne jouez pas ensemble ?
— Mais si, maman ! C'est moi qui fait la demoiselle du téléphone et... il attend la communication.
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On demandait à Piron la différence qu'il y a entre une femme et une glace :
— C'est, dit-il qu'une femme parle sans réfléchir et une glace réfléchit sans parler.
— Sauriez-vous me dire, monsieur, riposte alors une dame, quelle différence il y a entre vous et cette glace ?... Vous ne répondez point ? Eh bien c'est qu'une glace est polie et que vous ne l'êtes guère.
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Garçon ?
— Oui, monsieur.
— Qui a mit du beurre dans les épinards ?
— C'est le chef, monsieur.
— Et qui a retiré le beurre ensuite ?
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Deux jeunes femmes font des courses dans un grand magasin.
— Écoute, dit l'une, du moment que nous n'avons pas l'intention d'acheter quoi que ce soit, si on allait voir des choses chères ?
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Sacha Guitry soupirait un jour :
« Il y a des gens qui parlent, qui parlent jusqu'à ce qu'enfin ils aient trouvé quelque chose à dire ! »
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Examen médical à la Faculté.
— Et vous, mademoiselle, savez-vous à quel type sanguin vous appartenez ?
La jeune étudiante rougit un peu.
— Je pense que je suis du type sentimentale.
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Depuis une bonne heure Madame Machin fait essayer à son fils paire de chaussettes après paire de chaussettes sans être jamais satisfaite. La vendeuse commence à perdre patience quand à Toto, brusquement n'y tenant plus, il s'écrie :
— Dis, maman, si tu te décidais avant que j'ai changé de pointure !
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— J'adore la nature, miaulait une dame qui était loin d'être belle.
— Vous n'êtes pas rancunière répond une de ses meilleure amie, après ce qu'elle vous a fait !
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Un monsieur vient un jour trouver le directeur d'un journal.
— C'est inouï, c'est inconcevable. Dans votre numéro de ce matin, on annonce ma mort. Vous allez me faire le plaisir de publier immédiatement un rectificatif.
— Un rectificatif ? Vous n'y pensez pas. Cela ne fait pas sérieux. Excusez de cette erreur mais maintenant c'est trop tard. Tout ce que je peux faire pour vous c'est de vous donner un nouveau départ en vous inscrivant dans la rubriques des naissances.
—
— John, dit le metteur en scène pour la scène n° 3, il me faut un bébé de trois mois qui braille. Débrouillez-vous pour m'en trouver un.
— Certainement vous l'aurez demain.
— Mais attention ! Je ne veux surtout pas un débutant.
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— Et maintenant mes enfants, déclare l'instituteur, voici une carte du monde. Que l'un d'entre vous me montre l'Amérique.
— C'est ici, m'sieu, déclare Toto en mettant son doigt à l'endroit exact.
— Bravo, Toto et dis-moi maintenant qui l'a découverte ?
— Ben, m'sieu, vous voyez bien que c'est moi !
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Marie-Chantal revient d'un voyage circulaire en Amérique. Devant ses amies éblouies, elle raconte ce qu'elle a le plus admiré ; les immenses étendues les distances incroyables qui séparent le Nord du Sud et de conclue en ouvrant de grands yeux :
— Vraiment ! Je me demande comment personne na découvert l'Amérique avant Christophe Colomb.
REVUE NOS LOISIRS DU 8 NOVEMBRE 1908

