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VOTRE OPINION ET LA NOTRE 3/3

30 Septembre 2011, 09:00am

Publié par nosloisirs

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VOTRE OPINION ET LA NOTRE 3

Le départ de la flotte des États-Unis dans l'océan Pacifique redouble les inquiétudes de tous les peuples civilisés qui redoute un conflit entre la grande République américaine et le Japon. Les Anglais particulièrement sont anxieux ; nous en avons donné ici les raisons à l'époque des premiers incidents de Californie au sujet des écoliers japonais. L'Angleterre, grande puissance asiatique est lié par le sang aux Yankees serait cruellement embarrassée dans le cas d'un conflit. Comment rester neutre ? Comment prendre parti ?

Cependant la lutte éclatera tôt ou tard. Elle est une conséquence des théories « repopulatrices » prêchées en France avec peu de succès. Les Japonais « repeuplent » avec tant d'activité qu'ils e peuvent plus vivre sur leur seul ingrat. Ils faut qu'ils débordent chez les voisins. Or, la Chine est déjà trop pleine. La Mandchourie n'a pas beaucoup d'attraits. L'Océanie est accaparée par les Européens. Les japonais veulent avoir le droit d'entrer aux États-Unis par l'ouest comme les Européens y arrivent de l'Est.

En attendant de concert avec les Chinois, ils s'infiltrent dans les districts vacants de l'Australie où la race blanche appellera bientôt à l'aide.

La race blanche veut s'étendre sur les cinq parties du monde, tout en confinant les Africains en Afrique et les asiatiques en Asie. Voici les Asiatiques qui protestent.

 

 

Problème délicat.

Un paquebot transatlantique est assailli par la tempête ; il fend de son étrave une mer démontée, passe au travers des vagues furieuses. Tout à coup un chausseurs des machines tombe en proie à l'appendicite aiguë.

Il est perdu, à moins qu'on ne tente l'opération sur-le-champ.

L'opération ne peut être enté avec succès tant que le navire vibre sous le choc puissant des pistons.

Mais si l'on arrête la marche des machines, le navire immobilisé n'est plus qu'une épave. Un bouchon flottant, livré à la perfidie de l' océan.

Faut-il sacrifier l'homme à la sécurité de tous ?

Faut-il compromettre la sécurité de tous pour essayer de sauver l'homme ?

Dans l'espèce, le capitaine arrêta son bâtiment . L'opération fut faite, et l'homme sauvé. Mais quels regrets dans le cas contraire !

Qu'eussiez-vous décidé, capitaine, qu'eussiez-vous proposé, passager ? Figurez-vous naturellement que vous êtes au milieu de la tempête.

REVUE NOS LOISIRS DU 26 JANVIER 1908

 

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