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VOTRE OPINION ET LA NOTRE 3/3

18 Août 2011, 09:00am

Publié par nosloisirs

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VOTRE OPINION ET LA NOTRE 3

Les automobilistes s'aperçoivent que les moteurs de leurs voitures ne fonctionnent pas de la même manière à des altitudes différentes. L'air qui vient former dans les cylindres un mélange explosif s'y introduit dans des proportions variées, selon la pression atmosphérique. Quand le baromètre baisse, c'est-à-dire quand la pression atmosphérique diminue, l'énergie du moteur est réduite en proportion.

A mille mètres d'altitude, le moteur perd 12 % de sa puissance ; à deux mille mètres 20 %. alors le chauffeur doit modifier ses calculs, restreindre ses exigences.

Or si vous remplacer le chauffeur par un cocher et le moteur par des chevaux en chair et en os, vous verrez qu'on ne s'occupe point des altitudes de la pression atmosphérique, ni de la chaleur accablante ni du verglas, ni e quoi que ce soit. La bête vivante est sensible est obligée, sous le fouet, sous le bâton d'accomplir le même travail, sans considération de son état propre ou des conditions extérieures. La machine en acier impose à son maître toutes sortes d'égards.

 

 

 

Autrefois quand on déménageait, on était obligé d'offrir aux déménageurs un pourboire dont la fixation causait toujours des scènes désagréables. Le client trouvait qu'on lui demandait trop ; les déménageurs trouaient qu'on ne leur donnait pas assez ; la journée marquée déjà par bien des fatigues et des catastrophes, s'achevait parmi les injures.

Les déménageurs se sentirent humiliés ; ils décidèrent la suppression du pourboire. Il fut convenu que le client paierait un peu plus à l'entrepreneur, que l'entrepreneur paierait un peu plus à ses hommes et qu'il ne serait plus question de pourboire.

Maintenant les prix et les salaires étant relevés, voilà qu'on réclame de nouveau le pourboire. Un entrepreneur le fixe à 5 francs par homme et fait un procès à la cliente qui résiste. Heureusement la cliente est une duchesse. Un bourgeois aurait eu peur de passer pour avare ; il aurait gémi, mais il aurait payé. La duchesse à refusé. Le juge de paix a repoussé la prétention des déménageurs, patrons et employés.

Quand les corporations font une convention avec le public, elles doivent regarder cette convention comme aussi sérieuse qu'on contrat entre particulier et ne pas le déchiré le lendemain.

 

 

Deux monuments s'élèveront bientôt peut-être à la même date, l'un au Canada, l'autre en France pour éterniser la gloire de Montcalm. Le village languedocien qui le vit naître, la ville canadienne qui le vit mourir et qui garde ses cendres, rendront un hommage à ce grand homme, soldat intrépide, patriote sublime, nourri de bonnes lettres, parfois cavalier.

Pour garder à la France un empire colonial d'on s'enorgueillit aujourd'hui l'Angleterre, Montcalm lutte contre l'aveuglement d'un roi corrompu contre l'ineptie des ministres et des basses intrigues de leurs commis contre les éléments, contre les forces militaires écrasantes. Il fit, en pleine connaissance de cause, la sacrifice de sa vie. Les Anglais qui ne pêchent pas par excès de sentimentalité à l'égard de leurs adversaires, témoignèrent à celui-là une haute admiration. Ils associèrent sa mémoire à celle de son vainqueur, Wolfe tombé sur le même champ de bataille et ils rehaussèrent ainsi l'éclat de leur triomphe.

La France de Louis XV ne pleura ni Montcalm ni le Canada, parce qu'elle avait contracté les vices de son maître, et le pire de tous pour un grand peuple : l'indifférence.

NOTRE RELEVUE NOS LOISIRS DU 12 JANVIER 1908

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