UN OISEAU MONSTRE - LA STATISTIQUE PROBANTE
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Chant d'' oubli
Ton amour me laissa pantelante et meurtrie
Le cœur endolori comme un oiseau blessé ;
Car je t'aimais, vois-tu, de tendresse infinie
Quand tu partis un soir, égoïste et lassé
Ma douleur est morte
Mon cœur est calmé
L'heure brève emporte
Tout notre passé
La source joyeuse
Chante, le ciel luit ;
La nuit merveilleuse
M'apporte l'oubli
Si je connus alors la folie jalousie
Si j'ai pleuré d'amour si j'ai voulu mourir
Ne crains plus aujourd'hui d'avoir brisé ma vie ;
Mes yeux se sont tournés vers un autre avenir
Lorsque je songe encore à ce temps de folie
Où nous jurions tous deux de nous aimer toujours
Je n'en retrouve plus l'ardente poésie
Et j'ai rêvé ce soir de nouvelles amours !
Joëlle Reitlaug
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UN OISEAU MONSTRE
M. G. Grandidier dans un de ces nombreux voyages à Madagascar, a trouvé en autres ossements fossiles curieux, des parties encore inconnues du squelette de l'oiseau colossal de la grande île, l'Aepyornis ingens.
Cet oiseau qui pondait des œufs d'une contenance de huit à dix litres, à peu près celle d'un seau d'eau et dont la taille dépassait trois mètres, était surtout remarquable par ses formes massives. Il était incapable de voler et se mouvait à terre lourdement ; ses ailes étaient extrêmement petites, et ses phalanges montrent qu'il n'avait pas de serres ; ses pattes dépourvues de pouce, n'avaient que trois doigts comme celle des Casoars.
Il ne faut point le confondre avec le Rock ou Gryphon des Mille et une nuit, dont les ailes ui dire de Sindbad le marin, couvraient un espace de vingt cinq mètres et qui enlevait dans ses serres puissantes des éléphants ou même d'énormes rochers.
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UNE STATISTIQUE PROBANTE
Un amateur de statistique a entrepris de dénombrer les départements français d'après le nombre de leurs médecins.
Par 10 000 habitants , il y en a huit dans les Alpes maritimes, huit dans la Seine, dix dans les bouches-du-Rhône. Et voici par contre les départements les plus favorisés, non pardon, les moins favorisés, c'est-à-dire où il y a le moins de médecins : Côtes-du-Nord, Finistère, Haute-Loire, Morbihan, la Lozère ; de un a deux médecins par 10 000 habitants.
Les gens facétieux ne manqueront pas de lire que l'on doit vivre beaucoup plus vieux dans la Lozère ou les Côtes-du-Nord que dans la Seine !
REVUE NOS LOISIRS DU 12 JANVIER 1908