QUATRE HISTOIRES
UN COLLECTIONNEUR DE BOUTONS ET DE HARICOTS
Un officier de la marine anglaise à la singulière manie de collectionner les boutons et... les haricots. Il classe ses spécimens dans des tiroirs étiquetés qui contiennent des quantités innombrables de boutons et de haricots rouges, blancs et de toutes variétés.
Son plus grand plaisir est de passer en revue plusieurs fois par jour sa bizarre collection.
Un autre collectionneur étrange, c'est un faux monnayeur célèbre en Allemagne. Sa manie est de collectionner les tabliers. Il a rassemblé dans un classeur spécial 3 889 tabliers de toute espèce : tabliers de bonne, tabliers de cuisinières, tabliers de femmes de chambre, tabliers de fillettes pour la promenade, la maison et l'école, tabliers de cuisiniers, de garçons de café, tabliers de cordonniers, de chirurgiens, etc...
Les collectionneurs sont d'ailleurs des gens très bizarres qui rassemblent avec passion les objets les plus insignifiants. On connaît des collectionneurs de fers à cheval, des collectionneurs de cornets acoustiques, des collectionneurs de porte-plume, des collectionneurs d'agrafes, des collectionneurs de colliers de chiens.
POUR ALIMENTER LA CONVERSATION
Le chiffre annuel des pourboires en France s’élève à un demi-milliard.
Paris qui est la ville où cette institution est le lus en honneur figure à lui seul pour 300 000 francs répartis entre les cochers garçons de café et de restaurant, ouvreuses, garçons coiffeurs , gardiens de musées etc. etc...
Cet hiver 180 000 ouvriers se sont trouvés sans travail à New-York et 75 000 à Chicago.
En supposant qu'on se fasse tailler la barbe deux fois par semaine, à raison de 35 centimes chaque fois (pourboire compris) cela fait une dépense de 36.40 F par an.
En multipliant par 52 ans cela fait 1 892.80 F. or la barbe pousse de 5 millimètres environ par semaine. Pour le même nombre d'années on obtient une longueur de 13 mètres. Le coiffeur vous taille donc en 52 ans, 13 mètres de barbe pour 1 892.80 F.
les administrateurs du British Museum à Londres viennent de créer un service pour la conservation des voix célèbres. Ils ont conclu un arrangement avec une compagnie de gramophones qui se charge d'enregistrer les voix de tous les contemporains fameux. Jusqu'à ce jour on a enregistré les voix des archevêques de Canterbury et de Westminster, de lord Kelvin, de lord Roberts, d'Adelina Patti, de Melba et de Caruso. On assure que les disques pourront se conserver très longtemps, ce qui permettra à nos descendants, dans une dizaine de siècle, d'entendre chanter Caruso et Patti.
G A G S A G O G O
Un vieux général de cavalerie en retraite, très digne, entre dans un petit magasin de collection.
—Ce serait pour une culotte de cheval.
L'apprenti le regarde avec des yeux étonnés.
—Je regrette, monsieur, mais nous ne travaillons que pour les hommes !
Un fou est attablé à la terrasse d'un café.
—Garçon, deux sucres ! Demande-t-il.
—Mais, monsieur, vous les avez déjà eus ! Rétorqua le garçon.
—Oui, mais ils ont fondu ; répond aussitôt le fou.
Marc huit ans.
—Maman, comment écrit-on N O U I L L E S ?
—Pourquoi me demandes-tu cela, mon chéri ?
—Parce que je voudrais écrire « New-York » sur mon bateau.
Dans un compartiment de chemin de fer , le contrôleur observe un voyageur, fronce les sourcils et finir par dire :
—Pardon, monsieur, je dois vous faire remarquer que vous êtes dans un compartiment de « non fumeurs »
—Et après ?... Je ne fume pas, non ?
—Oui, certes !... Mais vous avez une cigarette à la bouche, vous tenez une boite d'allumettes... alors moi, vous comprenez !...
—Qu'est-ce que ça prouve ?... Tenez, regardez bien mes pieds... Vous voyez, je porte une paire de chaussures, hein ?
—Ben oui, mais...
—Et alors, est-ce que je marche ?
Molotov à proposé à Malenkov d'intercaler dans la constitution cette phrase : « Adam et Ève étaient communistes »
Voici les quatre raisons qu'il a données :
1. Ils n'avaient pas de vêtements
2. Ils n'avaient pas de maison
3. Ils ont mangé quand ils ont trouvé quelque chose.
4. Ils étaient convaincus qu'ils vivaient au paradis.
—As-tu la mitraillette ? Demande la femme de Jojo à son mari, gangster à ses moments perdus.
—Oui, pourquoi ?
—Parce que j'ai abîmé la passoire. Alors, si tu pouvais m'en faire une autre avec cette vielle casserole ?
C'était un monsieur qui avait toujours, toujours froid. Un jour, ce frileux meurt et le voilà au paradis. A quelque temps de là, saint Pierre vient s'enquérir si tout va bien pour lui.
—Beûh !... fait le frileux, ce serait pas mal ici sans tous ces courants d'air.
Voulant aire quelque chose pour ce malheureux saint Pierre lui obtient une place en enfer, dans une chaudière chauffée à 1200 degrés. Quarante huit heures plus tard saint Pierre vient voir Satan et lui demande des nouvelles de son client.
—Il a l'air satisfait, dit le diable, venez avec moi nous allons le voir.
Et saint Pierre pénètre dans la chaudière ; là au milieu des flammes, se frottant les mains le frileux est assis l'air satisfait. Soudain, il fronce les sourcils et hurle :
—La porte !...
UN MILLION DE CHATS CONDAMNÉS A MORT
Les conseillers municipaux de Chicago ont résolu de faire mettre à mort tous les chats de la ville dont le nombre s'élève à un million environ.
La raison de cette proscription en masse ; les chats déclarent les édiles, propagent des germes de diphtérie.
Seulement la municipalité de Chicago ne comptait pas sur les braves habitants de la ville. Ces derniers, en effet se sont opposés de toutes leurs forces à ce massacre barbare, prétendant que l'invasion des souris et des rats qui en résulterait serait encore plus dangereuse.
Et puis qui sait ? Après les deniers scandales américains, les habitants de Chicago ont peut-être peur qu'on ne leur serve des matous en conserves.
REVUE NOS LOISIRS DU 10 MAI 1908
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