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POUR LES NATURALISTES

24 Juin 2013, 09:00am

Publié par nosloisirs

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POUR LES NATURALISTES

L E S T A P E U R S

UNE RACE QUI DISPARAIT

LA GYMNASTIQUE EST TRES FAVORABLE

AUX ANIMAUX DE LA BASSE-COUR

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                                      POUR LES NATURALISTES

Une peuplade de l'Afrique occidentale qui a coutume d'orner les portes de ses villages avec des crânes d'animaux, a trouvé un système ingénieux pour préparer, à peu de frais et sans beaucoup de mal, les motifs d'ornement qui lui sont nécessaires.

Cette peuplade habite sur les rives d'un fleuve ou pullulent des poissons d'une voracité extraordinaire, aussi chaque soir, l'on attache à une corde plongeant dans l'eau, les crânes des bêtes tuées pendant la journée. Le lendemain matin, ils sont rongés, les os sont grattés, nettoyés et l'on n'a plus qu'à solidement attacher à un piquet les crânes qui embelliront désormais la grande porte du village.

 

L E S T A P E U R S

 

On n'imagine pas les demandes et les visites que reçoivent les hommes célèbres. Victor Hugo entre autre eut sa large part. Les demandes d'argent, par exemple, étaient dans cette proportion. Parfois un paquet de quarante lettre reçues en deux jours contenaient un total de demandes d'argent s'élevant deux cent trente mille francs.

Mais voici une histoire fort comique raconté par le grand poète lui-même :

— L'autre jour, dit Victor Hugo, à ses familiers, je rentrais. Dans l'escalier je encontre un artilleur. Il me fait le salue militaire : « Grand citoyen, me dit-il, je lis le Rappelet je suis mal vu de mon colonel. J'ai perdu mon pantalon d'écurie. Effet d'État... cinq ans de fer ! Le pantalon vaut quarante sous mais pour en avoir un tout de suite, c'est quinze francs. Grand citoyen, je viens vous les demander.

Je crois même ajouta Victor Hugo qu'il m'a appelé :Père de la Démocratie !Et j'ai donné les quinze francs.

Quatre ou cinq jours après, Spuller dînait ici. Je raconte l'aventure de l'artilleur... et quand j'ai fini, Spuller reprend :

« Il y a deux jours je rentrais. Je rencontre un canonnier qui me dit : « Honorable Citoyen, je lis la République Française et je suis mal vu de mon colonel... pantalon d'écurie... effet de l'État... cinq ans de fer... quinze francs » Bref le même boniment.

« Je ne lui ai donné que cinq francs et il est parti enchanté »

Et je dis à Spuller : « vous ne lui avait donné que cinq francs parce qu'il ne vous a pas appelé Grand Citoyen ! Mais s'il vous avait nommé comme moi, Père de la Démocratie ! Vous auriez lâché vos quinze francs ! »

 

UNE RACE QUI DISPARAIT

Le docteur Moszkovski, savant allemand qui vient de faire à Ceylan un voyage d'exploration, affirme que les autochtones de l'île, les Wédas ou Bédas sont sur le point de disparaître. Cette race comptait encore en 1901, environ quatre mille individus ; ils sont réduis aujourd'hui à une cinquantaine.

Cette petite tribu de primitifs n'a aucune communication avec les Cinghalais, les Malayalas et les maures qui constituent la population de Ceylan. Elle occupe trois cases à Hennebeda. Le campement est barricadé par des arbres abattus. Les Wédas en effet, sont très défiants dès qu'ils aperçoivent un étranger, ils le menacent de leurs flèche. Ils pratiquent pourtant, entre eux, la vie patriarcale dans toute son antique simplicité et leurs mœurs sont encore ce qu'elles étaient au temps de la première invasion aryenne.

Contrairement à l'opinion communément répandue sur leur compte, ils ne sont point chasseurs ; ils cultivent la terre. Mais ce sont des agriculteurs nomades. Aussitôt la récolte faite dans le lieu qu'ils ont choisi pour y vivre quelques lunes, ils lèvent leur camp et vont ailleurs , toujours au milieu des forêts.

Ce dernier trait explique l'extinction de la race des Wédas. Le déboisement fait à Ceylan des progrès rapides et du reste déplorables ; les primitifs n'y trouveront plus l'atmosphère essentielle à leur existence.

 

LA GYMNASTIQUE EST TRES FAVORABLE

AUX ANIMAUX DE LA BASSE-COUR

Les exercices physiques, le dressage athlétique que l'on préconise dans toutes les écoles publiques viennent de trouver une application aussi inattendue que curieuse.

On s'est aperçu que les poules qui prennent des ébats au grand air deviennent au bout de quelques temps meilleures pondeuses qu'auparavant qu'elles donnent plus d’œufs, et des œufs plus gros et plus savoureux. Une méthode ingénieuse est celle qui est mise en pratique par beaucoup de fermiers au Canada ; certains éleveurs forcent pour ainsi dire leurs animaux de basse-cour à la culture physique intense. On suspend une grosse tête de chou au bout d'une ficelle et à une hauteur du sol telle que les poules ne peuvent y atteindre à moins d'exercer leurs jarrets et de se livrer à des sauts compliqués ; et comme à chaque coup elles n'arrachent qu'une parcelle du légume tentant, elle s'adonnent à cet exercice pendant des heures entières. Les poules deviennent des sauteuses émérites et cet exercice dans la basse-cour rend bien portantes, très vigoureuses et bonnes mères.

 

REVUE NOS LOISIRS DU 4 OCTOBRE 1908

 

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