POUR ALIMENTER LA CONVERSATION * Au pays des mille et une nuit
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POUR ALIMENTER LA CONVERSATION
Un fermier américain offrit il y a quelque temps, à douze de ses amis, un dîner dans lequel il s'était efforcé de réunir les spécimens le plus gros possible des plats présentés. C'est ainsi que figuraient au menu une pomme de terre pesant 2 kilos ½, un chou de 6 kilos 800, un poulet de 9 livres, un navet de près de 3 kilos et un oignon d'un kilo. Trois pommes de 700 grs chacune avaient été employées à la confection des trois tarte qui figurèrent au désert de ce pantagruel repas.
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La police secrète russe emploie un nombre d'agents considérable. On n'y compte pas moins 2 000 femmes. Quelques-unes d'entre elle touchent jusqu'à 50 000 francs par an
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La valeur des arbres plantés dans les rues de Berlin est évaluée à près d'un million. Ces arbres, au nombre de 45 000 ornent 300 rues et avenues. Le service municipal des jardins et squares, dans la capitale de l'Allemagne compte 250 jardiniers et 700 aides. Les trois quart de ces aides sont des femmes.
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Sarah Branley de Nottingham en Angleterre se proclame avec orgueil la femme la plus âgée du monde. Les registres de l'état civil établissent qu'elle est née en 1799. Elle s'approche par conséquent, de 109 ans et peut se vanter d'avoir vu trois siècles. Elle est entrée il y a cinquante cinq ans dans un hospice de la ville et se promet de ne pas le quitter de sitôt. Sa vue à baissée sensiblement depuis quelques années ; néanmoins elle lit encore sans lunettes. Connaissez-vous quelqu'un qui batte le record de cette brave vieille ?
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Le plus gros canon du monde est placé dans un des forts de Cronstadt. Il a été fabriqué dans les ateliers de Kruppà Essen. Il envoi à plus de 19 km des projectiles pressant près de 1 200 kilos. Chaque coup de se monstrueux canon revient à 7 500 francs.
AU PAYS DES MILLE ET UNE NUITS
Une Parisienne eepouse un Prince d'Asie
La belle sultane dont nous donnons ici la photographie n'est point, comme on le pourrait le supposer, une fille de l'Islam, élevée jalousement dans la retraire mystérieuse d'un harem oriental. Elle eût ou sans un hasard providentiel ne jamais revêtir ce costume broché d'or, ces soies incomparables.
Elle naquit de parents français à Paris même et danseuse dans un corps de ballet, fut enlevée par un Prince d'Asie qui visité l'Exposition de 1900.
il est d'étrange destinées et la sienne à l'air d'une fabuleuse existence des Mille et une Nuits. Le Sultan qui la ravit à la scène française l'a épousée, et tandis que l'hiver occidental s'acharne sur nous paresseusement allongée sur des coussins et des fourrures, la favorite songe peut-être, devant une fenêtre en ogive donnant sur un champ de roses et de cyprès, elle songe à sa vie passée, aux brumeuses soirées de Paris, alors que petite fille elle allait chercher à la boulangerie du coin un pain polka aussi grand qu'elle, à ses amies, à sa famille, à l'imprévu de son existence.
Une indiscrétion nous a permis d'avoir cette image et la favorite ne nous en voudra pas si ouvrant de sa belle main chargée de bagues et de pierreries notre journal, elle lit ces lignes dans ce coin de page.
Elle ôtera la cigarette parfumée à bout d'or de sa bouche de grenade et sourira mystérieusement et rêvera longtemps devant le riche horizon de sa fenêtre.
Car certainement elle lira ceci.
Son esclave favorite lui apportera Nos Loisirs.
Elle s'attardera à examiner la couverture, elle lira peut-être même, ignorant ce qui l'attend, elle lira un conte signé d'un nom qu'elle connaît bien ; puis tournant les pages son image lui apparaîtra !
Quelle surprise !
Les silencieuses servantes noires, voilées de blanc, pourront lui apporter les confitures de roses, les sorbets de goûter, les exquises douceurs d'Orient, elle relira ces lignes. Certainement cela se passera ainsi.
Un coussin de soie bleu pâle brochée d'arabesques d'or tombera à ses pieds effarouchant sa gazelle apprivoisée ou son lévrier familier ; et les murs de marbre reculeront, le palais fastueux disparaîtra, elle évoquera le ciel de février sur Pars, les trottoirs luisants lavés par les averses, l'humble rue où elle naquit, cette vieille épicière qui lui donnait des berlingots quand elle faisait une course, et tout ce qui fait le charme incomparable de la patrie si loin d'elle, si loin...
REVUE NOS LOISIRS DU 23 FEVRIER 1908