Plutôt mourir que vieilir * Vos cheveux mesdames * Princesse d'Amérique
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PLUTOT MOURIR QUE VIEILLIR
La baronne Schwitzer aussi célèbre en Roumanie par sa richesse que par sa beauté , vient de se tuer d'un coup de revolver dans son château de Carjora. Elle prit cette résolution désespérée après avoir vu paraître sur ses tempes la fâcheuse « patte d'oie » révélatrice des premières atteintes de la vieillesse.
Fille d'un simple cabaretier, elle était douée d'une prodigieuse beauté. Un Russe opulent, le comte Taliewitch, ayant eu l'occasion de la voir l'épousa alors qu'elle avait seize ans. Elle atteignit la quarantaine, quand le comte mourut lui laissant une fortune de près de trente millions.
Quelques années après, elle épousa un noble autrichien le baron Schwizer. Elle allait atteindre l'âge de cinquante ans lorsqu'elle reconnut les signes du déclin d'une beauté dont elle était extraordinairement fière. Dès lors sa vie fut empoisonnée. Une profonde tristesse s'empara d'elle et s'accrut à mesure que s'accentuaient les symptômes de décrépitude.
C'est ainsi quelle fut amenée à l'idée du suicide qu'elle réalisa, après avoir laissé une lettre dans laquelle elle déclarait ne pouvoir assister à la ruine de sa beauté.
VOS CHEVEUX MESDAMES...
Dans une curieuse étude sur la chevelure on trouve les amusantes observations suivantes.
Les chevelures blondes sont en général plus fournies que les brunes. Ainsi en moyenne, une brune n'aurait guère plus de soixante dix kilomètres de cheveux tandis qu'une blonde est susceptible d'en avoir jusquà cent vingt.
Une brune sont dédommagées de cette infériorité de longueur par une supériorité d'épaisseur.
Un cheveu de brune pour en effet porter un poids de cent treize grammes, alors qu'un cheveu de blonde cassera au delà de soixante dix grammes.
D'où l'on peut conclure que lorsque deux dames se prennent aux cheveux elles furent à armes égales.
PRINCESSE D'AMÉRIQUE
Paris compte depuis la semaine dernière une souveraine dans ses murs.
Miss Mabel Drawson fils du roi des plombs argentifères, un des plus riche s propriétaires miniers d'Amérique.
Au siècle où nous vivons, ces royautés américaines sont plus sûres que les autres, et si un coup de Bourse peut les ébranler elles sont du moins à l'abri des changements de régime. Il est probable que les rois de l'or, des suifs ou des chemins de fer souriraient de pitié si on leur proposait de troquer leur fortune réelle pour tel ou tel trône européen.
L'histoire de M. Darwson est celle d'à peu près tous les milliardaires de la République américaine. Parti de très bas, il pourrait faire une montagne de dollars. Miss Mabel sa fille, ne se contente pas d'être une des plus riches héritières du monde, elle en est aussi une des plus gracieuses. On cite d'elle des traits d'une exquise et d'une royale charité.
Elle est riche comme une fée de légende, si bele et bonne comme les fées dont elle a le pouvoir, la fortune et la puissance.
ÉVÊQUE ET RABBIN
Invités tous deux à un grand dîner, un évêque et un rabbin se trouvaient assis près de l'autre. Comme on présentait au rabbin un plat de jambon, que celui-ci refusait, en vertu de la loi du Talmud :
— Quand donc monsieur le grand rabbin, vous déciderez vous à manger du porc ?
— Mais, reprit celui-ci, le jour de votre mariage, monseigneur !
REVUE NOS LOISIRS DU 8 MARS 1908