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ORTEIL-QUI-COURT-VITE

5 Novembre 2012, 09:00am

Publié par nosloisirs

 

INDIEN-02--.jpegORTEIL-QUI-COURT-VITE n'est pas un héros de Fenimore Cooper. C'est un des derniers survivants de ces tribus sauvages de peaux-Rouges qui ont disparu à peu près complètement, exterminées par les colonisateurs et détruites — il faut bien le dire —par leur passion de l'alcool.

Orteil-qui-court-vite est un des derniers habitants de la « Prairie ». Dans sa jeunesse il était célèbre pour sa rapidité à la course et un voyageur européen qui visita l'Amérique du Sud en 1895, écrivait en parlant du vieux sauvage :

« Je ne puis m'empêcher de remarquer une bien singulière analogie entre le surnom de ce vieux Peau-rouge et celui du héros d'Homère : Achille aux pieds légers.. »

Orteil-qui-court-vite possède à fond toutes les ruses du sauvage. Il distingue le gibier à des distances extraordinaires qui étonnent tous les Européens. Il entend les bruits les plus lointains, en collant son oreille à terre. Mais il a un défaut, un grand défaut ; il adore « l'eau de feu ». Et il n'est pas difficile en matière d'alcool. L'alcool bon goût remplace fort bien pour lui les fines champagnes les plus délicates.

La première rencontre d'Orteil-qui-court-vite et de joé, date précisément d'un jour où le vieux sauvage avait bu plus de raison.

Joé, lui, est un métis employé à l'élevage et au dressage des chevaux. Il a voyagé dans l'Amérique du Nord et, récemment il accompagnait Buffalo Bill en Europe.

Joé est un sinistre farceur. Rencontrant Orteil-qui-court-vite ivre-mort où à peu près, il commença pour entrer en relations, à l'attacher à un arbre où le vieux sauvage resta lié pendant toute une nuit.

Dès lors, ce fut entre eux la guerre, une guerre à outrance. Joé qui avait fréquenté en Europe et en Amérique les cirques et les music-halls, s'amusait à effrayer le vieux sauvage avec des trucs de clown et de jongleur. Orteil-qui-court-vite le prit dès lors pour un mauvais génie, pour un sorcier redoutable.

Les farces de joé ne sont pas toujours du meilleur goût. Mais il prend un méchant plaisir à mystifier le sauvage.

Une nuit, il rôdait d'un air innocent autour de la tente d'Orteil-qui-court-vite. Celui-ci sort et un dialogue assez vif s’engage entre les deux hommes.

Que veux-tu, vipère rampante.

Va-t-en œil de singe malade... où je e brûle avec le feu du ciel.

Et, en même temps, Joé fait tournoyer autour de lui une canne dont la poignée dissimulée une petite lampe électrique, dont il a pressé le bouton, une canne électrique qu'il a achetée à Londres dans un bazar.

Le sauvage s'enfuit épouvanté, tandis que joé le poursuit avec le « feu du ciel ».

Joé utilise aussi ses remarquables talents de ventriloque pour affoler le Peau-Rouge. Il fait parler les ancêtres du sauvage ou des génies imaginaires qui menacent Orteil-qui-court-vite des plus terribles supplices, s'il ne manifeste pas le plus grand respect pour M. Joé.

Il n'est pas de farces que n'invente Joé et le vieux sauvage le redoute à l'égal d'un démon tout-puissant qui posséderait la plus infernale puissance.

 

 

REVUE NOS LOISIRS DU 21 JUIN 1908

A PARTIR DU 7 OCTOBRE A 11 HEURES UNE PARTITION DE MUSIQUE


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Je vous mets sur ce blog une partition de musique. Si cela vous intéresse veuillez me le faire savoir sur le blog. J'en mettrais cinq partitions au début. Sans réponse de votre part j'arrêtai. D'avance merci de vos réponses.

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