NOUS AVONS DES PEINTRES EN DECORS
NOUS AVONS DES PEINTRES EN DÉCORS
AURONS-NOUS DES PEINTRES EN ACTRICES ?

Monsieur Arthur Dash exerce une profession des plus singulières et qui étonnera beaucoup de gens, surtout dans le monde des théâtres.
Nos actrices ont l'habitude de se grimacer et de se farder elles-mêmes. L'incarnat de leurs joues, la ligne de leurs sourcils prolongés, la courbe purpurine de leurs lèvres, c'est elles-mêmes qui les réalisent en ajoutant à la nature l'artifice ingénieux qu'elles empruntent au parfumeur, au marchand de fards, au fabricant de « fond de teint »
Mais à Melbourne en Australie, il n'en es pas de même. Le directeur de l'opéra à constaté que beaucoup d'actrices et que beaucoup d'acteurs ne savent pas se farder. Les femmes ont une déplorable tendance à se rougir le visage avec excès, à exagérer le noir des paupières, à accentuer sans mesure l'arc des sourcils et des lèvres. Trop souvent aussi elles sacrifient le personnage qu'elles ont à jouer au souci de leur beauté personnelle. Elles singent à être charmantes plutôt qu'à être vraies.
C'est que le maquillage est tout un art des plus délicats et des plus complexes. Aussi le directeur du Grand Opéra de Melbourne a-t-il chargé un spécialiste, M. Arthur Dash d'une fonction spéciale et bien curieuse. M. Dash est le « chef du service cosmétique »
M. Dash exerça tout d'abord la profession de peintre. Paysagiste de talent, portraitiste très délicat, il avait aussi le plus grand goût pour le théâtre.
Doué d'une très joli voix de ténor, il chanta l'opérette pendant quelques années et les Australiens l'applaudirent tour à tour dans les opérettes à succès venues de France et d'Angleterre.
Un beau jour le directeur du Grand Opéra de Melbourne, trouvant déplorable le maquillage de ses pensionnaires, pria M. Dash de bien vouloir se charger lui-même de leur faire des têtes pour la représentation.
Au début M. Dash vint en amateur, donnant de-ci de-là quelques conseils, saisissant parfois une patte de lapin, passant un rouge, estompant un maquillage achevé d'un léger coup de houppe à poudre.
Les résultats fut si remarquables que le directeur appointa spécialement M. Dash pour cette fonction nouvelle.
Celui-ci d'ailleurs a des procédés tout à fait spéciaux. Il ne farde pas, il peint le visage. Il prétend obtenir des combinaisons de couleurs beaucoup plus délicates. Il marie les tons sur les visages des actrices comme un peintre sur un tableau.
Il fait des visages nouveaux et variés aux interprètes. Il colore et modifie le visage en s'inspirant de la beauté individuelle de l'artiste, du rôle qu'elle joue, de l'éclairage de la scène, de la couleur du décor.
L'habilité de M. Dash est prodigieuse et les mauvaises langues de Melbourne prétendent que les femmes du monde viennent souvent demander à M. Dash des conseils et... des couleurs.
CETTE JEUNE ANGLAISE QUAND ELLE DORT SAUTE
LES MURS LES PLUS ÉLEVÉS
Toute l'Angleterre savante s'occupe depuis quelques jours d'un merveilleux cas somnambulisme. Il s'agit d'une jeune fille de seize ans, miss Annie Parker habitant le Shropshire, qui une nuit, pendant son sommeil a quitté sa demeure en chemise, a marché plus d'une heure et ne s'est réveillé que le matin dans un jardin enclos d'un mur assez élevé.
On se demande comment miss Parker qui est myope et ne s'est jamais livrée à des exercices de gymnastique a pu grimper, seule au dessus d'un mur qui eût effrayé les plus agiles Les savants anglais nous en donneront-ils jamais l'explication ?
REVUE NOS LOISIRS DU 26 JUILLET 1908