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MOINEAUX SANS NID N° 284

23 Juillet 2013, 09:00am

Publié par nosloisirs

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Le directeur du S.S.D.T. dévisagea longuement le marquis Anselme d’Evreux assis en face de lui, tandis que l’inspecteur s’installait un peu plus loin, devant une petite table sur laquelle était posée une machine à écrire.

— Ainsi, monsieur d’Evreux, vous déclarez avoir été apostrophé par ces deux individus ? S’enquit avec le plus grand calme le directeur du Service de la Sécurité du Territoire.

— C’est la vérité, Monsieur. Ces deux hommes m’ont adressé la parole et m’ont forcé à m’asseoir à leur table, me croyant responsable du coup de filet de la nuit dernière, auquel ils avaient réussi à échapper, expliqua Anselme avec beaucoup de sang-froid.

— Tiens, reprit le haut fonctionnaire, alors vous n’aviez pas rendez-vous avec eux ?

Anselme sursauta à ces paroles et le fixa, épouvanté.

— Moi ? Un rendez-vous ? Répéta Anselme d’une voix étranglée. (Il réussit cependant à se dominer et ajouta) : Pour quelle raison aurais-je eu rendez-vous avec de pareils bandits ?

— Cela vous regarde ! Répliqua sèchement le fonctionnaire. Si c’était exact, vous éviteriez certainement de m’en expliquer la raison. Pour l’instant je me contente de votre réponse.

— Vous voulez insinuer que vous ne me croyez pas ? S’exclama le marquis d’Evreux, simulant à merveille une violente indignation.

— Monsieur, répliqua le directeur d’une voix glaciale, vous ne vous rendez sûrement pas compte qu’ici nous nous efforçons d’arrêter les activités des espions ennemis. Cette charge délicate nous force à soupçonner presque tout le monde et vous avez attiré notre attention en fréquentant un lieu om se réunissent de dangereux individus. Vous m’avez dit que votre présence aux « Saules » était occasionnelle et je vous ai cru ... Mais voilà que vous êtes surpris en compagnie d’hommes appartenant à la pègre de Paris !

Anselme se tourna vivement vers l’inspecteur Granier.

— Je comprends tout ! Vous étiez dans ce bar et vous nous espionniez ! S’écria-t-il avec rage.

— Exactement, monsieur d’Evreux ! Répliqua le policier. J’étais chargé de vous surveiller et je l’ai fait ! Vous ne pouvez me reprocher d’avoir accompli mon devoir !

A cette réponse, le marquis pâlit intensément et se tut. Il songea que cet homme avait assisté à son entretien avec les deux bandits !

Il lui fallait se justifier par un autre mensonge, mais il préféra garder le silence ... Qui sait, peut-être Granier n’avait pas deviné que cette rencontre avait été fixée à l’avance !

La voix métallique du directeur du S.S.D.T. le fit sursauter.

— Vous ignorez peut-être, Monsieur, dit-il, que ces deux misérables surnommés « Bimbo » et « le Chauve » sont des émigrés d’Amérique Centrale et sont soupçonnés d’espionnage ! Comme nous les surveillons étroitement, ils ne tarderont pas à être arrêtés !

— Ah ! Bredouilla Anselme déconcerté.

Maintenant, il pensait à la somme versée en pure perte, car désormais les deux complices ne pourraient exécuter leur criminelle mission.

— Vous devez commencer à réaliser la situation dans laquelle vous vous êtes mis, reprit avec un léger accent de reproche, le haut fonctionnaire. Aussi, Monsieur, vous feriez mieux de nous expliquer franchement et clairement les raisons pour lesquelles vous aviez rendez-vous avec de telles fripouilles !

— Mais je viens de vous le dire ! S’écria avec violence le marquis, continuant toujours à simuler une vive indignation, alors qu’une indicible angoisse l’envahissait. Je maudis l’idée que j’ai eue de me rendre dans ce bar pour y passer un moment. Mais comment pourrais-je m’imaginer ce qui allait arriver. Sûrement ces deux hommes ... je veux parler de « Bimbo » et « du Chauve » comme vous venez de les appeler, doivent être persuadés que c’est moi qui ai provoqué votre coup de filet la nuit dernière !

— Non, rassurez-vous, car ils ont appris que vous aviez été arrêté, lui dit froidement observer son interlocuteur.

— Eh bien ! Sachez qu’ils m’ont téléphoné chez moi, mentit Anselme. Je me demande comment ils ont pu connaître mon nom et mon adresse. Ils m’ont donné rendez-vous dans ce bar, en me menaçant des pires représailles si je n’y allais pas !

— Comment refuser ? Je ne les connaissais pas, et ce sont eux qui m’ont ensuite fait asseoir à leur table. Je vous prie de croire que j’ai eu le plus grand mal à leur faire admettre que je n’étais pas responsable de votre perquisition ... Puis, brusquement, ils m’ont quitté épouvantés.

Il se tourna vers l’inspecteur Granier et ajouta :

— Maintenant, je crois comprendre pourquoi !

— En effet, répondit ce dernier, l’un de ces individus m’a aperçu tout à coup, car nous nous connaissons !

— Cela, Monsieur, est en votre faveur, car vous venez de rapporter les faits comme ils se sont déroulés. Ces deux hommes se seraient enfuis de la même façon en me voyant, même si la raison de votre rendez-vous est différente de celle que vous nous racontez.

— J’ai dit la vérité ! Affirma sourdement Anselme, sentant une sueur glacée lui couler dans le dos. D’ailleurs, lorsque ces deux hommes seront arrêtés, je suis certain qu’ils répéteront exactement ce que je viens de vous dire.

L’inspecteur Granier et son supérieur échangèrent un regard ironique, puis le second reprit :

— Je suis entièrement satisfait de vos explications, monsieur d’Evreux, et suis navré d’avoir été forcé de vous déranger de nouveau.

— Vous devez reconnaître que je ne pouvais agir autrement eu égard aux circonstances actuelles. D’ailleurs, je pense avoir encore besoin de vous ; il s’agirait, cette fois, d’une petite collaboration et j’espère que vous ne me la refuserez pas.

Le visage du marquis s’assombrit.

— Comment, cette affaire n’est pas terminée ? S’exclama-t-il furieux. J’aurai encore des ennuis ?

— Je ne vois pas comment pouvoir vous les éviter, Monsieur, déclara sèchement le directeur du Service de Sécurité. Je suis désolé, mais il me sera impossible de vous ignorer à l’avenir. Je peux avoir diverses questions à vous poser concernant ces deux individus. Peut-être avez-vous assisté à quelque chose, qui à vos yeux n’avait aucune importance et qui pour nous pourra nous mettre sur une trace intéressante !

— Non, je n’ai rien remarqué du tout, je vous l’affirme, répliqua Anselme, agacé.

— C’est ce que vous croyez ! Poursuivit l’autre en riant. Certains faits, je viens de vous le dire, peuvent vous sembler insignifiante, mais vos yeux ont pu remarquer un visage, vos oreilles entendre une parole qui pour nous, pourront être de précieux renseignements.

Tout en achevant de prononcer ces derniers mots, il quitta son siège, fit le tour de son bureau et s’approcha du marquis.

— Je vous demande de nous aider, monsieur d’Evreux, insista-t-il aimablement. Puis-je compter sur votre réponse affirmative ?

Le frère d’Anselme se méprit sur le ton presque confidentiel de cette voix et sourit, ne se doutant pas du piège qui lui était tendu. Il crut, au contraire, être désormais à l’abri de la justice et répondit avec une légère suffisance :

— Vous avez ma parole, Monsieur, et je suis content de pouvoir vous être utile. Les choses maintenant, sont tout à fait différentes et vous pourrez me convoquer quand vous aurez besoin de moi.

Il se leva à son tour et ajouta en plaisantant :

— Toutefois, je vous demanderai de le faire à des heures plus raisonnables. Habituellement, les nuits sont faites pour dormir !

— Excepté si vous la passez dans un établissement de plaisir, comme cela vient de vous arriver ! Fit observer l’inspecteur Granier.

Les trois hommes éclatèrent de rire.

Anselme eut la sensation que, subitement tout lui redevenait favorable ...

Le directeur demande à son inspecteur :

— Granier, vous voudrez bien reconduire monsieur d’Evreux en voiture jusque chez lui. Nous l’avons suffisamment dérangé comme ça !

— Avec le plus grand plaisir ! S’exclama l’inspecteur en souriant.

Anselme échangea une solide poignée de main avec le haut fonctionnaire, puis suivit l’inspecteur qui avait déjà ouvert la porte. Lorsqu’ils eurent descendu l’escalier et atteint la grande cour pavée, les deux hommes, après s’être installés dans la voiture, démarrèrent rapidement

Une demi heure plus tard, ils s’arrêtaient devant l’hôtel particulier du marquis.

Anselme d’Evreux descendit vivement de l’auto et adressa un geste amical de la main au policier qui n’ayant pas arrêté son moteur, repartit aussitôt.

Il le regarda disparaître au bout de la rue, puis prit sa clé et la glissa dans la serrure du porche dont il poussa ensuite le lourd battant.

Il s’apprêtait à entrer, lorsqu’il sentit une main sur son épaule.

Il tourna instinctivement la tête et faillit hurler en apercevant le canon d’un revolver.

— Et maintenant mon petit marquis, murmura tout bas la voix rauque et menaçante de « Bimbo », tu vas nous faire entrer chez toi ! tu nous dois une petite explication !

Glacé d’effroi, Anselme distingua le visage imberbe et cruel « du Chauve » derrière son complice.

— Vous avez sur vous un argument contre lequel je ne peux opposer aucun refus, murmura Anselme, après une imperceptible hésitation. Entrez, je vous prie.

Les deux hommes le poussèrent brutalement devant eux et tous trois pénétrèrent à l’intérieur de la maison, « Bimbo » serrant toujours le revolver dans sa main droite, tandis que « le Chauve » fixait le marquis l’air goguenard.

Anselme très pâle leur désigna du doigt la porte de la bibliothèque.

— Entrons là, leur souffla-t-il tout bas. Personne ne nous dérangera. Surtout ne faites pas e bruit, afin de ne pas réveiller mes domestiques.

« Bimbo » esquissa un geste indifférent, puis ricana :

— Avec ce que je tiens dans la main, répliqua-t-il méchamment, je crois que vos domestiques ne tarderaient pas à se rendormir !

Tous trois entrèrent dans la grande pièce, dont Anselme referma avec précaution la porte, puis se laissa tomber sur le divan, à bout de forces levant des yeux épouvantés sur « Bimbo » qui ne l’avait pas quitté d’un pas, tandis que « le Chauve » examinait les rayonnages recouvrant les murs.

— Je vous supplie, bégaya le marquis d’une voix qu’il essayait vainement d’affermir, de m’expliquer votre façon d’agir à mon égard.

— C’est vous, plutôt, qui avez des explications à nous fournir ! répondit sèchement « Bimbo ». J’ai l’impression que vous cherchez à nous faire croire que vous n’étiez pas d’accord avec l’inspecteur Granier, n’est-ce pas ?

Anselme fronça les sourcils et poussa un sourd gémissement.

Sa malchance lui jouait en ce moment, un vilain tour. Il ne suffisait donc pas que le directeur de la S.S.D.T. le soupçonnât, voilà à présent que ces deux bandits l’accusaient de trahison !

Il soupira désespéré et se prit la tête entre ses mains.

— Parlez ! Ordonna « Bimbo » d’une voix de plus en plus menaçante, mais je tiens cependant à vous dire, que c’est uniquement parce que vous nous avez remis cet argent que je ne vous ai pas déjà abattu comme un chien !

« Le Chauve » éclata d’un rire sinistre et murmura, en s’approchant des deux hommes :

— Ce n’est pas par reconnaissance, je vous préviens tout de suite, mais nous tenons à savoir, si par hasard, cet argent ne vous a pas été remis par la S.S.D.T. Vous comprenez, n’est-ce pas, ce que je veux dire ? Ils ont pu relever les numéros des billets et si on les retrouvait en notre possession nous serions perdus !

Anselme incapable de parler tant il était épouvanté, leva des yeux suppliants sur les deux bandits, puis balbutia avec effort :

— Je vous jure que vous vous trompez complètement à mon égard ! Moi aussi, j’ai été soupçonné et j’ai eu énormément de difficultés pour établir mon innocence.

— Ah ! Et qu’avez-vous trouvé pour les convaincre ? Je serais très curieux de le savoir ! Ricana « Bimbo » en recommençant à agiter dangereusement son arme.

Je leur ai dit que ... que je ne vous avais jamais rencontrés avant cet instant ! Balbutia Anselme, livide, car ils m’ont forcé à leur expliquer la raison de notre rendez-vous.

— Qu’est-ce que c’est encore que cette histoire ? S’écria « Bimbo » furieux. N’essayez pas de nous rouler ! Ca ne prend pas !

— C’est la vérité, je vous le jure ! Affirma le frère d’Alice d’une voix tremblante ; Il faut que vous me croyiez. Réfléchissez un peu. J’ai été arrêté comme tous les autres, la nuit dernière aux « Saules » et j’ai eu beaucoup de mal pour me faire faire remettre en liberté.

— Ce n’est pas de ma faute si cet inspecteur nous a surpris ensemble dans le bar !

Une idée subite effleura son esprit qui lui parut être le meilleur argument pour arriver à convaincre ces deux misérables. Il quitta le divan sans plus se soucier du revolver qui le menaçait et ajouta :

— Comment pouvez-vous supposer que je puisse m’entendre avec les hommes du S.S.D.T. ? Quel intérêt avais-je à me faire surprendre avec vous ? Je vous avais chargés de me débarrasser d’un être gênant et non de vous emparer de plans militaires.

— J’ai appris que c’était là votre spécialité, mais cela ne me regarde pas et je vous affirme que si je l’avais su plus tôt, j’aurais évité de m’adresser à vous.

— Je l’ai fait uniquement parce que vous « Bimbo » vous m’aviez aidé autrefois d’une manière satisfaisante. Je suis certain que vous ne l’avez pas oublié !

Cette explication sembla frapper son interlocuteur. Il fronça les sourcils, réfléchit quelques secondes, puis reconnut qu’Anselme avait raison.

Il se tourna vers son complice en baissant le canon du revolver qui jusqu’à présent, était pointé sur le marquis.

— C’est vrai ! Murmura-t-il et tout à bien marché. Le petit service que je vous avais rendu m’avait été bien payé et ne m’avait attiré aucune complication ... Sûrement la présence de l’inspecteur Granier dans le bar a été dus au hasard !

— Je vous jure que c’est la vérité ! Affirma Anselme en élevant la voix. Soyez-en persuadés tous les deux. Et puis vous avez oublié un détail très important ; l’inspecteur Granier avait reçu l’ordre de me surveiller, car s’il était renseigné sur vos activités, il ne savait rien sur mon compte. Il croyait et croit d’ailleurs encore, que je fais partie d’un réseau d’espionnage. Voilà les raisons de cette surveillance.

Il hocha la tête et acheva :

— A présent, faites ce que vous voudrez, mais, n’oubliez surtout pas de tenir votre engagement en ce qui concerne cet enfant.

— Nous y penserons plus tard ! Déclara « le Chauve », car il se peut que vous nous jouiez la comédie pour nous désorienter ... C’est d’ailleurs le chef qui décidera !

Le frère d’Alice la fixa bouche bée.

— Le chef ? Répéta-t-il, ne comprenant pas.

— Oui le chef ! Reprit « le Chauve » impatienté, car nous l’avons mis au courant de ce qui s’était passé. Tant qu’il s’agissait du gosse c’était une affaire qui nous concernait personnellement, mais depuis que ceux du S.S.D.T. sont intervenus, nous avons été forcés de l’avertir.

Anselme comprit que ces deux bandits appartenaient à une organisation importante et frémit en songeant à ce qui pourrait lui arriver si leur chef n’était pas convaincu de sa bonne foi.

Il murmura d’une voix suppliante :

— Dans ce cas, allez le voir tout de suite et expliquez-lui ce qui s’est passé. N’oubliez pas de lui dire que j’ai de grosses complications avec la S.S.D.T. et que je ne sais vraiment plus comment m’en tirer !

— Après tout, c’est de votre faute si ce service me soupçonne, car j’ignorais complètement que les « Saules » était votre lieu de réunion. Et comme je ...

— Assez de discours comme ça ! Vous nous cassez la tête, trancha brutalement « le Chauve » de plus en plus agacé. Moins vous parlerez et mieux ça vaudra pour nous convaincre !

Il s’approcha vivement de « Bimbo » et lui arracha le revolver des mains, tandis que blême d’épouvante, le marquis crut que sa dernière heure avait sonné.

« Le Chauve » leva brusquement le bras et frappa de la crosse la tête d’Anselme qui glissa, sans connaissance, sur le tapis.

Irrité, « Bimbo » murmura à son complice :

— Tu exagères « le Chauve », pourquoi as-tu fait ça ?

— Parce que, de cette façon, nous allons pouvoir l’emmener avec nous sans qu’il oppose la moindre résistance. Crois-moi, vieux, c’est la meilleure solution. Je déteste les bavards et celui-ci est absolument étourdissant !

— Et moi, je prétends qu’il n’a pas tous les torts, déclara « Bimbo » avec force. Je suis sûr qu’il nous a dit la vérité. D’ailleurs, comme j’ai travaillé autrefois pour lui, je suis en mesure de ...

— Cesse de dire des idioties ! Interrompit durement « le Chauve » Ce n’est pas à nous décider. Ca regarde désormais le chef, et nous allons le conduire auprès de lui.

— Bon ! Bon ! Mais il nous faut une voiture ! soupira « Bimbo » en désignant le marquis, toujours étendu sans connaissance sur le tapis.

— Je vais aller en chercher une, décida l’autre. Toi, reste ici et empêche-le d’appeler au cas où il reprendrait connaissance. N’oublie pas qu’il y a des domestiques dans cette maison !

— Ils ne me font pas peur ! Ricana « Bimbo » et si jamais l’un d’eux survenait, je saurais lui faire passer le goût du pain, tu peux me croire !

— Fais ce qu’il te plaira, mais sois prudent, afin d’évier que la police n’intervienne, recommanda le misérable.

Après avoir prononcé ces derniers mots, « le Chauve » disparut sans faire le moindre bruit.

« Bimbo » alla s’installer dans un confortable fauteuil de cuir, après s’être emparé d’une bouteille de whisky posée près d’un verre sur un plateau d’argent. Il se servit généreusement, sans se soucier une seconde du marquis.

Vingt minutes plus tard, « le Chauve » réapparut, tel un fantôme.

— J’ai la voiture, annonça-t-il vite emportons-le !

« Bimbo » chargea Anselme sur son dos et quelques secondes après il l’installa sur le siège arrière d’une grosse voiture noire qui partit vivement et disparut dans la nuit.

 

( A SUIVRE LE 26 JUILLET )

 

 

JEAN PAUL

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