MOINEAUX SANS NID N° 139
C’est ainsi que la pauvre petite
Mireille fut forcée de revenir dans le taudis de l’horrible sorcière qu’elle détestait !
Lorsque la mère Picquet la vit apparaître dans l’encadrement de la porte, accompagnée par le magistrat et son secrétaire, elle s’élança vers elle et la pressa contre son cœur en l’embrassant.
— Ma petite fille chérie ! S’exclamait-elle en sanglotant. Enfin te revoici auprès de ta pauvre vieille maman ! La maison étant si vide et si triste sans toi, mignonne !
Elle la serrait sur sa maigre poitrine et sa bouche édentée aux lèvres minces couvrait de baisers le doux et angélique visage de sa ravissante victime.
— Où étais-tu, mon trésor ? Reprenait-elle tendrement. Que t’ont fait ces bandits, mon cher ange ?
Mireille n’arrivait pas à revenir de sa stupeur, bien qu’elle comprenne parfaitement que ces démonstrations n’étaient que comédie de la part de l’odieuse vieille.
Elle n’ignorait pas qu’une fois seule avec la mégère, elle paierait cher cette absence prolongée !
— Madame, intervint le juge d’instruction, cette enfant à déclarer que l’homme que vous accusez, monsieur Montpellier, ne faisait pas partie de vos agresseurs.
— Ne l’écoutez pas, Monsieur le juge, ré »pondit la brocanteuse avec un sourire, et ne reconnaît pas les sacrifices que j’ai fait pour elle. Elle s’est fourrée en tête de rejoindre Valérie Labeille, la véritable instigatrice de son enlèvement et du vol. Je vous jure que j’ai, moi, parfaitement reconnu l’amant de cette femme parmi mes agresseurs !
— C’est faux ! S’exclama avec énergie la petite fille, incapable de cacher son indignation.
— Vous voyez ; reprit la vieille en hochant tristement la tête. Je me demande même à présent si elle ne leur aurait pas ouvert la porte ?
— Est-ce que ce que me dit ta mère adoptive est vrai ? Demanda doucement le juge à Mireille.
— Non, Monsieur, répondit-elle avec fermeté. Je vous ai déjà dit tout ce qui s’était passé. J’ai en effet, ouvert moi-même la porte, mais je l’ai fait uniquement avec l’intention de me sauver ! Et les hommes masqués sont entrés juste à ce moment-là !
— Ah ! Tu le reconnais donc que tu voulais fuir, petite malheureuse ! S’écria « l’Araigne » oubliant toutes ses démonstrations de tendresse, rouge de colère, et s’avançant vers Mireille, menaçante. Vous voyez, c’est bien elle qui a ouvert la porte !
— Je voulais me sauver, je vous dis, comme je l’ai déjà fait, répéta Mireille, parce que je ne veux plus rester avec vous ! Vous êtes trop méchante ! Vous me battez et vous m’envoyez mendier dans les rues quand il gèle, presque nue et avec des souliers troués !
— Elle ment ! Rugit la vieille, tremblante de rage, ce sont là d’odieuses calomnies, je vous l’affirme, Monsieur !
Elle comprenait la gravité d’une telle accusation devant un magistrat et cherchais à écarter les doutes que les prop
C’est ainsi que la pauvre petite Mireille fut forcée de revenir dans le taudis de l’horrible sorcière qu’elle détestait !
Lorsque la mère Picquet la vit apparaître dans l’encadrement de la porte, accompagnée par le magistrat et son secrétaire, elle s’élança vers elle et la pressa contre son cœur en l’embrassant.
— Ma petite fille chérie ! S’exclamait-elle en sanglotant. Enfin te revoici auprès de ta pauvre vieille maman ! La maison étant si vide et si triste sans toi, mignonne !
Elle la serrait sur sa maigre poitrine et sa bouche édentée aux lèvres minces couvrait de baisers le doux et angélique visage de sa ravissante victime.
— Où étais-tu, mon trésor ? Reprenait-elle tendrement. Que t’ont fait ces bandits, mon cher ange ?
Mireille n’arrivait pas à revenir de sa stupeur, bien qu’elle comprenne parfaitement que ces démonstrations n’étaient que comédie de la part de l’odieuse vieille.
Elle n’ignorait pas qu’une fois seule avec la mégère, elle paierait cher cette absence prolongée !
— Madame, intervint le juge d’instruction, cette enfant à déclarer que l’homme que vous accusez, monsieur Montpellier, ne faisait pas partie de vos agresseurs.
— Ne l’écoutez pas, Monsieur le juge, ré »pondit la brocanteuse avec un sourire, et ne reconnaît pas les sacrifices que j’ai fait pour elle. Elle s’est fourrée en tête de rejoindre Valérie Labeille, la véritable instigatrice de son enlèvement et du vol. Je vous jure que j’ai, moi, parfaitement reconnu l’amant de cette femme parmi mes agresseurs !
— C’est faux ! S’exclama avec énergie la petite fille, incapable de cacher son indignation.
— Vous voyez ; reprit la vieille en hochant tristement la tête. Je me demande même à présent si elle ne leur aurait pas ouvert la porte ?
— Est-ce que ce que me dit ta mère adoptive est vrai ? Demanda doucement le juge à Mireille.
— Non, Monsieur, répondit-elle avec fermeté. Je vous ai déjà dit tout ce qui s’était passé. J’ai en effet, ouvert moi-même la porte, mais je l’ai fait uniquement avec l’intention de me sauver ! Et les hommes masqués sont entrés juste à ce moment-là !
— Ah ! Tu le reconnais donc que tu voulais fuir, petite malheureuse ! S’écria « l’Araigne » oubliant toutes ses démonstrations de tendresse, rouge de colère, et s’avançant vers Mireille, menaçante. Vous voyez, c’est bien elle qui a ouvert la porte !
— Je voulais me sauver, je vous dis, comme je l’ai déjà fait, répéta Mireille, parce que je ne veux plus rester avec vous ! Vous êtes trop méchante ! Vous me battez et vous m’envoyez mendier dans les rues quand il gèle, presque nue et avec des souliers troués !
— Elle ment ! Rugit la vieille, tremblante de rage, ce sont là d’odieuses calomnies, je vous l’affirme, Monsieur !
Elle comprenait la gravité d’une telle accusation devant un magistrat et cherchais à écarter les doutes que les propos de l’enfant pouvaient faire naître en lui.
— Nous éclaircirons ce point plus tard, répondit froidement le juge, mais, si c’était faux, cette enfant ne repousserait certainement pas de la sorte une femme qui lui a tenu lieu de mère.
La mégère hocha la tête et commença à pleurnicher.
— C’est une petite vicieuse, Monsieur, affirma-t-elle, et de plus elle est influencée par un affreux galopin qui, m’a-t-on raconté, vient de s’offrir un costume tout neuf et a beaucoup d’argent entre les mains ... Il se pourrait fort bien, d’ailleurs, qu’il s’agisse de celui m’a été volé !
Brusquement, la mère Picquet s’approcha de Mireille, la fouilla et retira quinze cent francs d’une de ses poches.
— Où as-tu pris cet argent ? Lui demanda-t-elle d’une voix menaçante.
— C’est Pierrot qui me les a laissés, expliqua la pauvre Mireille très effrayée.
— Vous l’entendez, Monsieur le juge ? S’écria « l’Araigne » en se tournant vers le magistrat qui ne perdait pas un seul détail de cette scène. Ce Pierrot est le petit voyou dont je vous parlais à l’instant. Il peut même avoir été mêlé à ce vol !
— Mireille, demanda le juge avec sévérité, explique-moi q’où te vient cet argent ?
— Je ne comprends pas, Monsieur, balbutia-t-elle.
— Où as-tu pris ces quinze cent francs ?
Alors, Mireille lui raconta ce qui lui était arrivé en rentrant chez elle et son entretien avec la concierge.
— Ainsi, ce Pierrot a de l’argent ? Questionna le magistrat, soupçonneux.
— Il doit en avoir, Monsieur, puisqu’il m’a laissé très exactement deux mille francs ; j’en ai dépensé cinq cent pour manger pendant ces deux jours.
— Il savait donc que tu rentrerais là-bas ? S’informa le juge.
— Non, Monsieur, il ne pouvait le savoir. Mais il me l’a laissé au cas où je reviendrais, expliqua-t-elle en faisant de gros efforts pour ne pas pleurer. Je suis sûre qu’en ce moment il doit me chercher partout et qu’il est rentré à la maison avec le chien.
— Il faudrait aller le chercher, dit le magistrat.
— Nous pourrions envoyer un inspecteur, proposa le secrétaire.
— Non, je préfère m’y rendre moi-même. Ces gamins sont souvent de vrais petits démons et il vaut mieux les surprendre.
— Peut-être trouverez-vous là-bas mon argent, supposa « l’Araigne » convaincue que tout cela avait été comploté par Valérie, le peintre et les deux enfants, aidés par des inconnus ...
Le juge d’instructions et son secrétaire, accompagnés par Mireille et la mère Picquet se rendirent donc dans le modeste logis de Valérie Labeille.
Pierrot n’était pas encore de retour. Le magistrat, aidé de son secrétaire, perquisitionna minutieusement le petit logement. Dans un coin de la pièce, il découvrit le paquet des vieux effets du petit garçon.
— A qui sont ces guenilles ? Demanda-t-il à Mireille.
— Ce sont les affaires de Pierrot, Monsieur, répondit-elle.
— Alors, c’est donc vrai qu’il en a acheté un neuf ? reprit-il en fronçant les sourcils.
— Certainement, Monsieur, car il ne peut sortir tout nu, dit naïvement la fillette.
— Fouillez bien partout, conseilla la vieille usurière qui poursuivait son idée, espérant retrouver là une partie de l’argent qui lui avait été dérobé, sinon le tout ...
Soudain, en glissant la main sous le matelas de Pierrot, le secrétaire s’exclama triomphant :
— J’ai trouvé de l’argent ici !
Et il sortit trois billets tout neufs de dix mille francs.
— Vous voyez ! S’exclama « l’Araigne » en avançant déjà la main pour s’en saisir.
— Du calme, Madame ! Dit sévèrement le secrétaire,
— C’est mon argent ! Cria la vieille.
— Il faudra d’abord le prouver ! Fit observer froidement le juge.
Mireille de son côté, était stupéfaite, qui pouvait avoir laissé tant d’argent à la maison ?... Peut-être Pierrot avait-il finalement touché son héritage ?
Le magistrat qui n’avait cessé de l’observer très attentivement lui demanda tout à coup :
— D’où vient cet argent, mon enfant ?
— Je n’en sais rien, Monsieur, répondit la petite fille.
— Tu dois me dire la vérité, insista le juge. Tu vivais ici et tu dois sûrement être au courant.
— Mais puisque je vous dis que je n’en sais rien ! s’exclama-t-elle. Attendez le retour de Pierrot et il vous l’expliquera. Je suis sûre, en tout cas, qu’il ne peut être question de rien de mal, car mon grand frère est bon et honnête. Et moi non, p^lus, Monsieur, je n’ai jamais rien pris à personne. Qui sait ? Il a peut-être hérité cet argent de son père !
— Vous êtes une paire de brigands ! S’écria « l’Araigne » hors d’elle. Cet argent m’appartient, vous me l’avez volé ! Je vous supplie de me le rendre, Monsieur le juge !
— Impossible, Madame, répondit le magistrat. Je dois confisquer cette somme jusqu’à ce que sa provenance soit établie.
— Puisque je vous répète qu’il est à moi ! Cria la vieille, pleine de colère. Quelle autre preuve vous faut-il de plus ? Il est tout à fait évident que ce maudit gamin était d’accord avec mes voleurs ! Et ...
— Cela n’est nullement prouvé, interrompit sèchement le juge, énervé. Maintenant, Madame, taisez-vous ! Si, par la suite, nous avons la certitude que ces billets sont vôtres, ils vous seront restitués. A présent, partons d’ici, ajouta-t-il en s’adressant à son secrétaire, et faites en sorte que cet immeuble soit surveillé et que l’enfant me soit amené dès son retour. Quant à vous, Madame, poursuivit-il en se tournant vers la mère Picquet, vous pouvez vous retirer.
— Bien, Monsieur le juge, mais j’emmène la petite, n’est-ce pas ? Fit la mégère dominant sa déception.
— Non, décida le magistrat, cette enfant sera confiée à un orphelinat, en attendant qu’il soit prouvé que vous ne la maltraitiez pas et que vous ne l’obligiez pas à mendier dans la rue ...
— Je vous en conjure, Monsieur le juge ! S’écria Mireille en pleurant, ne m’envoyez pas dans un orphelinat ! Laissez-moi ici, je vous en supplie, et j’y attendrai sagement le retour de mademoiselle Valérie et de Pierrot !
— C’est impossible, mon enfant, répondit le magistrat. Dans un orphelinat, tu seras mieux que partout ailleurs, puisque tu as le malheur d’être sans père ni mère.
— Mais j’y serai comme dans une prison ! Sanglota Mireille. Je n’ai jamais rien fait de mal ! Je veux rester ici jusqu’au retour de mademoiselle Valérie que j’aime tant ! Elle ne peut tarder de rentrer à présent !
— Lorsqu’elle reviendra, nous verrons ce que nous pourrons faire la rassura-t-il en lui souriant afin de la réconforter.
Mais « l’Araigne » intervint de nouveau et s’écria avec colère :
— Excusez-moi, Monsieur le juge, mais ni vous ni personne n’avez le droit de me retirer ma fille adoptive tant qu’il n’aura pas été prouvé que je ne suis pas digne de l’élever !
Le magistrat eut un geste de contrariété, fixa la femme sévèrement et ajouta :
— Est-il exact, Madame, que vous avez confié cette petite à des mendiants pour les aider à demander la charité ?
— C’est que ... Balbutia la mégère.
— Oui ou non ? Répondez-moi catégoriquement, je vous prie !
La femme se mit à pleurnicher.
— C’est que, voyez-vous, la vie est devenue tellement chère, Monsieur le juge que parois il ne m’était plus possible de joindre les deux bouts ... Je reconnais avoir été forcée de ...
— Je suis sûr, interrompit le magistrat avec mépris que vous l’avez uniquement fait par cupidité, car le montant du vol m’a prouvé que vous étiez très loin de friser la misère !
— J’ai économisé à force de privations, expliqua la vieille femme, toujours larmoyante, je vous jure, Monsieur le juge, que je me suis maintes et maintes fois privés de manger pour laisser quelque chose à) cette petit après ma mort !
— Vous ne pouvez savoir combien je l’aime ... Et vous cherchez à me l’enlever après tous les sacrifices que j’ai consentis pour elle ! Je suis vieille et elle si jeune ! Que faire, que devenir, si seules sur terre, et parfois, comment vivre autrement que de charité !
Ce disant, elle éclata en violents sanglots et le juge très embarrassé et quelque peu ému par cette odieuse comédie, échangea un coup d’œil avec son secrétaire.
— Allons, Madame, calmez-vous, je vous en prie ! Murmura-t-il avec douceur.
— Ne m’enlevez pas ma petite fille ! Supplia-t-elle. Justement, ces derniers temps, je projetais de changer ma façon de vivre et de m’accorder finalement un repos bien gagné en me consacrant entièrement à l’éducation de cette enfant en lui faisant donner une très solide instruction. Vous pouvez vous renseigner auprès de mes voisins ; ils vous diront tous que je désirais vendre ma boutique.
Comme tous les chenapans, la sorcière connaissait admirablement bien le Code Pénal et savait que même un juge d’instruction ne pouvait lui retirer la tutelle de Mireille sans avoir eu les preuves qu’elle n’en était pas digne. Aussi osa-t-elle ajouter :
— Vous ne pouvez m’enlever ma petite sans une raison très grave. Si vous prouvez que je suis indigne de la garder, alors je consens à être punis mais en attendant, nul ne peut me priver d’elle ; j’ai autant de droits que si j’étais vraie mère !
Le juge la dévisagea quelques instants, puis décida :
— Si vous me promettez de bien la traiter et de renoncer à tout jamais un coupable trafic que vous avez exercé quelquefois, je vous permettrai de la garder avec vous !
Le visage de la mégère s’éclaira de bonheur.
— Je vous le promets, Monsieur le juge ! S’écria-t-elle.
— Mais je vous préviens, Madame, reprit le magistrat, que vous serez continuellement surveillé et que, à la moindre incartade, au premier mauvais traitement infligé à cette enfant, non seulement elle vous sera immédiatement retirée, mais vous serez très sévèrement punis !
— Faites-moi confiance, Monsieur le juge. Même ma propre mère serait incapable de la gâter comme je le ferai, promet la mère Picquet avec élan, et cela même si la petite ne me témoigne que de l’ingratitude comme elle l’a fait jusqu’à maintenant !
— Eh bien ! Vous pouvez l’emmener, conclut le magistrat. (Puis s’adressant à Mireille il ajouta avec bonté) : Quant à toi, mon enfant, sois sage et gentille et ne te fais pas gronder, car si tu étais punie en l’ayant réellement mérité, nous ne pourrions intervenir. Consens-tu à retourner auprès de ta mère adoptive ou préfères-tu être placée dans un orphelinat !
Pour Mireille, il n’existait rien de plus terrible sur terre qu’un orphelinat ; elle croyait fermement qu’une fois enfermée dans cette sorte d’établissement, elle ne pourrait jamais plus revoir Pierrot ni Valérie. D’autre part, elle devinait obscurément que, pour une raison mystérieuse la vieille brocanteuse ne recommencerait pas à la maltraiter et ne la forcerait plus à mendier ... Elle devait résoudre tout de suite et seule ce terrible dilemme ... Elle soupira et répondit, résignée :
— Je ... je préfère retourner avec elle, Monsieur, acheva-t-elle en désignant « l’Araigne » de son petit doigt.
La fillette se disait aussi que, certainement « Le Boiteux » ne tarderait pas à la rendre à sa véritable mère, car, étant de nouveau libre, il pouvait très vite partir pour Barcelone comme il le lui avait formellement promis.
Et voilà comment Mireille regagna la sordide boutique de la mère Picquet, abandonnant son cher petit logis tout près du ciel sous les toits de Paris, où elle avait vécu des heures si claires et si heureuses auprès de Valérie et de Pierrot qui savaient tant la gâter et la dorloter !
La mégère lui témoigna la plus vive tendresse, lui reprochant doucement d’avoir cherché à lui échapper. Elle lui prépara un lit bien douillet et lui acheta tout de suite une robe neuve.
Mireille n’en revenait pas ! Elle ne retrouvait plus, en cette femme si pleine d’attentions « l’Araigne » d’avant ...
Elle se disait aussi que dès son retour, Pierrot ne tarderait pas à la rejoindre. Avant son d »part, la concierge de Valérie lui avait promis de l’informer de tout ce qui pourrait se passer ...
( A SUIVRE LE 16 MAI )
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