MOINEAUX SANS NID N° 124
Alicenetardaguèreàarriveràsontour,trèsintriguée.ElleavaitquittésamaisonaussitôtaprèsavoirreçulecoupdefildeRobert.
Etant déjà prévenue par l’entretien qu’elle avait eu quelques jours auparavant avec Paul Macaire, elle se doutait de ce dont il s’agissait.
Pourtant, dès qu’elle pénétra dans l’atelier du jeune homme, elle demanda d’un air inquiet :
— Que se passe-t-il, Robert ? Quelles sont ces choses si graves dont tu viens de me parler.
Montpellier soupira tristement et répliqua en hochant la tête :
— Ma petite Alice, nous avons été victime d’une odieuse comédie !
— Je ... je ne comprends pas. Explique-toi plus clairement je te prie, murmura-t-elle en simulant le plus complet ahurissement.
— Voici : Guy n’est pas du tout le fils de ton pauvre oncle Julien, annonça le jeune artiste. Son véritable père est devant toi ; c’est un très honnête homme qui refuse absolument de se prêter à un jeu pareil !
Carrel s’inclina cérémonieusement devant la jeune fille comme il l’aurait fait sur scène devant une reine de tragédie.
— Mais ce ... ce n’est pas possible ! Bredouilla Alice continuant à jouer parfaitement son rôle, elle aussi.
Anna souriait méchamment, très sûre d’elle, battant légèrement la mesure du pied sur le parquet, tandis que, accroché à sa jupe, Guy fixait Pierrot avec épouvante.
Ce dernier, froid et distant, lui accordait de temps à autre un coup d’œil des plus méprisants.
— Veux-tu m’expliquer enfin ce que signifie toute cette histoire ? dit Alice à Robert.
— Que veux-tu que j’ajoute de plus ? Monsieur Carrel est incontestablement le père de cet enfant, répliqua sèchement le jeune homme en désignant l’acteur.
— Pouvez-vous le prouver, Monsieur ? Reprit mademoiselle d’Evreux en se tournant vers l’homme.
— Très certainement, Mademoiselle. Rien n’est plus facile ; vous n’avez qu’à questionner mon fils, ajouta-t-il en désignant Guy qui, toujours effrayé, étreignait la main de sa mère.
— Viens ici, Guy, pria la jeune fille, et réponds-moi très franchement ; ce que dit ce monsieur est-il vrai ? Est-il réellement ton père ?
— Oui, Mademoiselle, affirma l’enfant sans hésiter.
— Et vous, Madame, que pouvez-vous ajouter à ceci ? reprit Alice en s’adressant à la mère de Guy.
— Oh ! Je peux dévoiler encore un tas de choses, déclara Anna avec un air mystérieux.
— Une seule suffit, coupa sèchement Alice en lui adressant un léger clin d’œil que nul ne remarqua, mais que Pierrot intercepta.
< Tiens, tiens, se dit-il, elles sont donc d’accord toutes deux, il faut que je les surveille avec soin ! >
— Je ne puis vous répondre que seule à seule, répliqua la mère de Guy.
— Pourquoi ne le faites-vous pas devant tout le monde ? S’étonna Robert en fronçant les sourcils.
— Excusez-moi, monsieur Montpellier, répondit Anna, mais il existe des choses qu’une femme ne peut confier qu’à une autre femme.
— Tu permets, n’est-ce pas, Robert ? Demanda Alice en entraînant Anna dans le petit cabinet de toilette où se déshabillaient et se rhabillaient les modèles du jeune peintre.
La comédienne avait emmené son fils avec elle, craignant qu’il fût interrogé en dehors de sa présence.
Après avoir refermé la porte donnant sur l’atelier, Anna demanda à mademoiselle d’Evreux :
— Et maintenant, que faut-il faire ?
— Vous saviez que cela devait bien finir par arriver ! S’exclama la jeune fille en haussant les épaules.
— Pas si rapidement, grogna l’autre. De plus, vous n’ignorez pas que ce que nous avons fait peut très bien nous conduire en prison.
— Je le sais aussi, mais que faire ? Murmura Alice. Je vais vous verser la somme qui avait été convenue autrefois entre nous. Quant au reste, arrangez-vous et ...
— Que voulez-vous dire ? Interrompit Anna avec colère. Si je vais en prison, vous m’y suivrez ainsi que monsieur Macaire !
— Je ne le crois pas, sourit Alice, car vous ne pouvez rien prouver contre nous ; vous n’avez jamais reçu un seul mot écrit de nos mains !
— Ainsi, après m’avoir placée dans l’embarras, vous prétendez me laisser me débrouiller toute seule ? S’exclama Anna dont la colère augmentait.
— Pas du tout ! Protesta la jeune fille ; je vais vous verser beaucoup d’argent, car, maintenant, je ne tarderai pas à entrer en possession de toute ma fortune.
— Cela ne m’empêcherez pas d’être accusée d’avoir tenté de substitution mon fils à l’autre, remarqua amèrement Anna.
— C’est vrai, admit la sœur du marquis mais ne vous en effrayez pas ; vous ne serez pas très sévèrement condamnée ; nous avons des relations puissants, et, avec un bon avocat, nous saurons même obtenir que l’on vous laisse en liberté sans caution ... à moins que ...
— A moins que quoi ?
— Que vous ne partiez aujourd’hui même pour l’étranger, proposa Alice avec le plus grand calme.
— En laissant mon fils ici ? Protesta-t-elle angoissée.
— Non. Vous pourrez très bien l’emmené avec vous.
La femme poursuivit après quelques secondes de réflexions.
— Tout cela ne me convient pas. Je préfère expliquer toutes vos manigances à la justice.
— Qu’espérez-vous donc tirer d’une telle dénonciation ? S’écria la jeune fille. N’oubliez pas, non plus, que je vous ai sortie de la misère !
— Comme vous n’agissez que par intérêt, je ne vois pas pourquoi je devrais vous en être reconnaissante !
— Que voulez-vous insinuer ? Et que désirez-vous en plus ? Demanda Alice que cette attitude commençait à préoccuper.
— Je veux dire simplement que je ne tiens pas du tout à aller en prison, répliqua froidement Anna.
— Pour cela, il me faudrait renoncer à mon héritage, constata la jeune fille.
— Qu’est-ce que vous voulez que ça me fasse ? Fit Anna.
— Alors, vous non plus ne toucherez pas un seul sou, poursuivit mademoiselle d’Evreux, tandis que en attendant votre jugement ...
Les yeux d’Anna Carrel brillèrent de cupidité.
— Combien me donnerez-vous si je ne parle pas de vous.
— Cinq cent mille francs, comme nous en étions déjà convenue.
— C’est trop peu pour aller en prison ! Déclara Anna avec décision. Je veux cinq millions.
— Vous abusez de la situation constata Alice avec rage.
— Je le reconnais, admit cyniquement la mère de Guy avec un haussement d’épaules ; mais, dans de pareilles et aussi louches combinaisons, c’est très naturel. Vous devriez m’êtes reconnaissante de ne pas vous demander le double.
— C’est un comble ! S’exclama Alice indignée.
— Vous trouvez ? Reprit l’autre ironiquement, préférez-vous que je dévoile la vérité à monsieur Montpellier ?
— C’est bon ! C’est bon ! Vous aurez vos cinq millions, dès que j’aurai récupérés mon héritage, accepta la jeune fille en souriant.
— Vous allez me l’écrire sur un papier, exigea Anna.
— Ma parole doit suffire, répliqua orgueilleusement la sœur du marquis.
— Pas pour moi ! Excusez cette franchise, mais, lorsqu’il s’agit d’affaires, il faut toujours un papier.
— Et vous accepterai d’aller en prison dans ce cas ? demanda Alice avec méfiante.
— Oui, mais à condition de ne pas y rester trop longtemps.
— Et qui m’assurera que vous ne me trahirez pas après avoir touché votre argent ? Demanda Alice, nullement rassurée.
— Je ne puis évidemment vous donner aucune garantie, répondit la mère de Guy. Si vous n’avez pas confiance en moi, n’en parlons plus !
Alice comprit qu’elle était forcée de se soumettre aux exigences de cette femme, car il lui était impossible d’agir autrement. Et lorsque les deux femmes revinrent dans l’atelier Alice déclara :
— Tu avais raison, Robert ; nous avons été odieusement trompés !
— Vous en doutiez donc encore ? Demanda Félix Carrel, vexé de ne pas avoir été cru par la jeune fille.
— Je vous prie de m’excuser, Monsieur, répondit aimablement Alice. Cette malheureuse a commis une lourde faute poussée par de mauvais conseilleurs et surtout par la nécessité. Pour ma part, je lui pardonne et te prie de m’imiter, Robert.
— C’est impossible ! Je dois mettre la justice au courant de ce qui s’est passé ; sinon, cet enfant garderait l’héritage que vous lui avez cédé si généreusement ! S’écria Montpellier en fronçant les sourcils.
— Essayons tout de même de voir s’il n’existe pas un moyen d’arranger les choses, afin que cette femme n’ait pas à trop souffrir de la sévérité des lois, proposa Alice
— Ce n’est pas possible, répondit sévèrement Robert, et même si ce l’était, je suis las d’être sans cesse trompé, berné, et de douter de tout le monde !
— J’ai décidé de me séparer de tout ce qui m’entoure, et me libérer enfin de cette atmosphère étouffante qui me rend complètement fou ! Je vous prie de sortir tous d’ici, afin de me laisser seul avec moi-même, mon art et ma paix !
Alice le fixa avec inquiétude et pris sa voix la plus suave.
— Laisse-moi tranquille, toi aussi ! S’écria-t-il hors de lui. Je ne crois plus qu’en une femme que tout le monde désavoue et en deux pauvres petits moineaux des rues !
— Que dis-tu, malheureux ? Bredouilla-t-elle, soudain livide.
— Je dis que je veux rester seul ! Hurla-t-il avec colère. Je suis las d’être manœuvré comme un pantin !
— Et vous avez parfaitement raison ! Approuva Pierrot, rompant brusquement le silence qu’il avait observé jusqu’à cet instant.
— Que veux-tu, toi ? Grommela le peintre.
— Moi ?Riendutout,nidenous,nidepersonne !Jesauraimedébrouillertoutseulcommel’afaitRobinsonCrusoé.Jem’envaisàprésent,maisjevousconseillefortementdevousméfierdeMademoiselleconclutlepetitgarçonavecleplusgrandsérieux.
— Comment ?S’écriaRobert,stupéfait.Etpourquoidis-tucela !
— J’ai mes raisons ; je l’ai vue, tout à l’heure faire certains signes à la mère de ce petit voyou !
— J’’espère, Robert, que tu vas jeter immédiatement dehors ce petit fripon ! S’exclama Alice furieuse. D’abord que viens-tu faire ici ?
— Ca ne vous regarde pas. Cet atelier ne vous appartient pas, répliqua l’enfant en la dévisageant avec défi.
— Petit insolent !
— Ne me traitez pas ainsi, puisque je fais partie, hélas ! De votre famille, répliqua Pierrot ironiquement.
Alice le fixa avec hauteur.
— Qu’est-ce que tu racontes, moucheron ? S’écria-t-elle avec colère.
— Je dis que nous sommes cousins germains révéla Pierrot. Tu croyais peut-être que je l’ignorais ?
Alice cette fois, prit le parti d’éclater de rire.
— Décidément, s’écria-t-elle, cet enfant est très drôle ! Voilà qu’il me tutoie à présent !
— Tu as bien commencé, toi, fit remarquer Pierrot.
— Alors, nous sommes quittes, reprit Alice moqueuse.
— Non, nous ne le sommes pas, et il s’en faut !
— Eh bien, rédige ta facture et viens te la faire payer chez moi quand il te plaira ...
— Aller chez vous pour être enfermé de nouveau et trompé comme l’a été Mireille à qui vous aviez promis de lui faire rencontrer sa mère ? Il faut être foncièrement méchant pour agir de la sorte avec une si petite fille ! Même votre femme de chambre en a convenu !
Alice, à présent tremblait de rage ; cet enfant avait le front de la démasquer devant Robert !
— Qu’est-ce que tu racontes ? Demanda soudain le jeune homme.
— La vérité, fit Pierrot en haussant les épaules ; cette demoiselle, qui est, par-dessus le marché, ma cousine, avait enfermé Mireille chez elle ... Vous souvenez-vous du jour où elle s’était rendue chez vous alors que s’y trouaient mademoiselle et son frère ?
— En effet, je m’en souviens parfaitement, répondit Robert en le fixant très attentivement.
— Eh bien ! En vous quittant, son frère, le marquis a suivi Mireille et s’est servi d’un prétexte pour l’attirer chez lui.
— Est-ce vrai, Alice ? S’exclama Montpellier en s’adressant à la jeune fille et en la fixant avec des yeux pleins de reproches.
— Jamais de la vie ! Nia-t-elle avec le plus grand calme. (Et elle ajouta en se tournant vers Pierrot) : Qui donc t’a raconté une telle énormité ? Ne sais-tu pas que c’est abominable de mentir de la sorte ?
— Je ne mens pas, répliqua Pierrot avec assurance. Ensuite, il a emmené Mireille dans son pavillon de chasse ou j’étais déjà séquestré ... Dites que je mens à présent !
— Alice ! Alice ! Soupira Montpellier avec découragement, quelle femme es-tu donc ? Qu’as-tu contre ces deux innocents ?
— Douterais-tu de moi ? S’exclama-t-elle avec hauteur.
— Réponds d’abord aux accusations formulées par ce petit garçon, car je commence à douter de tout le monde ! Déclara sourdement le jeune homme.
— Mais pas des criminels et des voyous, à ce que je vois ! Ricana Alice. Adieu Robert, nous ne nous reverrons plus ! Tu n’as trop gravement blessée !
Il la retint par un bras.
— Attends, Alice, et réponds je t’en conjure ! Je sais que cet enfant a toujours dit la vérité. Il peut avoir commis une erreur et mal interprété la conversation surprise entre les deux frères, mais ce qu’il a dit est vrai !
— Il ment, et celui qui répète ce qu’il dit ment, lui aussi !
— Jepossèdedestémoinsetdespreuvesirréfutables.Jusqu’àprésent,jet’avaiscrueétrangèreàtouteslessinistresmanœuvresdetesfrères,Alice,maisjecommenceàdouterégalementdetoi !
— Dans ce cas, tout est à jamais fini entre nous, murmura-t-elle d’une voix éteinte. Je ne m’abaisserai jamais à te fournir des explications. Adieu Robert !
— Adieu Alice ! Et que Dieu t’accorde plus de chance que tu n’en as eu jusqu’à présent ; mais, qu’il te punisse comme tu le mérites, si ce que vient de dire cet enfant se vérifie !
Le peintre, alors, congédia tout le monde, mais retint Pierrot. Il voulait lui parler de Valérie ver qui allaient toutes ses pensées.
Lorsqu’ils furent seuls, un long silence pesa sur la pièce. Pierrot, n’osant le rompre, se mit à examiner les toiles et les sculptures qui remplissaient l’atelier.
— Diable ! S’exclama-t-il avec admiration, si je savais créer de telles merveilles, il ne me resterait plus rien à désirer sur terre !
— Puisque je peux les produire, tu peux très bien y arriver toi aussi, si tu as quelques dispositions pour ce genre de travail, dit robert en caressant la tête brune du petit garçon.
— C’est juste, admit Pierrot, rêveur. On dit que ce qu’un homme a fait un autre peut également le faire, mais l’art, c’est autre chose, je crois ...
— Aimerais-tu être un artiste plus tard ? S’enquit le jeune homme en souriant.
— Je ne sais pas. Je désire devenir très riche pour avoir une belle voiture et bien manger, et aussi pour offrir des tas de belles choses à Mireille et à mademoiselle Valérie.
— Vous avez l’air de l’aimer beaucoup, tous les deux ? Remarqua Robert avec émotion.
— Certainement ! S’écria Pierrot avec élan. Elle est si bonne et elle a été tellement malheureuse, la pauvre !... Dire que des tas de gens, comme vous d’ailleurs, la croie une mauvaise femme !
— Non, tu te trompes, Pierrot, ce n’est pas du tout ce que je pense d’elle.
— Mais si ! Mais si ! Vous avez cru qu’elle cherchait à vous tromper en affirmant que j’étais le fils de Julien Delorme, comme l’a fait la femme qui vient de s’en aller, avec son petit crétin de fils !
Comme les faits récents venaient de confirmer les paroles de Pierrot, Robert se sut que répondre.
— A présent, vous connaissez la vérité, reprit l’enfant après un silence.
— Et tu crois être certain de ton identité, à la suite de l’entretien que tu as surpris entrent le marquis et son malheureux frère ? Demanda Montpellier.
— Oui, Monsieur.
— Hélas ! Cela ne suffit pas !
— Comment cela ? Protesta Pierrot, très étonné.
— Mon pauvre petit, ne te fais pas trop d’illusions ; jamais tu ne pourras réussir à prouver que tu es le véritable fils de Delorme, quoi que tu fasses.
— Et pourquoi ? Puisque je le sais réellement, insista l’enfant que l’inquiétude gagnait de nouveau.
— Parce qu’il te serait impossible de le dé »montrer, même si le marquis reconnaissait que c’est la vérité. Trop d’années se sont écoulées ; comment prouver que c’est bien toi l’enfant qu’on lui avait confié ?
Pierrot garda le silence, puis repris avoir réfléchi quelques secondes :
— C’est juste, monsieur Robert, mais puisque le marquis et son frère sont allés jusqu’à vouloir me supprimer, c’est qu’ils devaient posséder, eux, la preuve que je suis bien le fils de Julien Delorme.
— Même si cela était, soupira le peintre, il serait impossible de la leur arracher !
— C’est ce qu’on verra ! Nous sommes bien arrivés à leur prendre le testament. Nous pouvons donc aussi leur enlever cette preuve, affirma le jeune garçon avec assurance.
— En utilisant de nouveau Valérie ? Demanda robert avec inquiétude.
— Je n’en sais rien encore, avoua Pierrot. Laissez-moi le temps de réfléchir.
— Tu es vraiment inouï, mon petit gars !
— Pouvez-vous me confier tout ce que vous savez ?
— Concernant quoi ?
— Parlez-moi de mon père ; comment il a eu cet enfant — c’est-à-dire moi — et comment il m’a perdu ...
Le peintre alluma une cigarette, tandis que Pierrot le fixait les yeux pleins d’envie.
— Tu désires une cigarette ? Questionna le jeune homme en riant.
— Si vous me l’offrez !
— Comment ? Tu fumes déjà ?
— De temps en temps un petit mégot, répondit malicieusement le jeune vendeur de journaux.
Robert, alors, lui tendit son étui, et tandis que le gamin après avoir allumé sa cigarette, envoyait, très satisfait, bouffée sur bouffée vers le plafond, il commença le récit demandé.
( A SUIVRE LE 1er AVRIL )
